Mot-clef : Orchestre du Los Angeles Opera

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À Los Angeles, Damrau et Grigolo dans les Contes d’Hoffmann

Pour ses débuts angelenos, Diana Damrau devait affronter, annoncées à grand fracas, les trois amours de notre Hoffmann. Les événements en auront décidé autrement.  Déception donc, surtout lorsque la soprano, qui opte finalement pour Antonia, se révèle ainsi, à l’acte 3, violemment présente et convaincante, hautement pertinente et persuasive. Face à cette Antonia de choc, à la voix altière, percutante, qui vous habite l’espace scénique dans sa totalité, une voix ...
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Le Macbeth de Plácido Domingo à Los Angeles

Plácido Domingo offre son Macbeth à la compagnie dont il est le Directeur Général. La mise en situation de ce Macbeth satisfera, puis ralliera les plus hésitants. Darko Tresnjak (4 Tony Awards, petit chéri de Broadway) travaille ici, il est vrai, aidé en cela de Colin McGurk, sur ses propres décors, souvent pertinents, souvent astucieux, malléables et accommodants, aisément manipulés, aisément manœuvrés, sombres et inquiétants, sinistres (pour les forêts et coupe-gorge), ...
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Des Stigmatisés passionnants par James Conlon

Ces Stigmatisés (Die Gezeichneten) de Franz Schreker, philosémites et dégénérés, Entartete Musik selon le Reich hitlérien, disparaissent rapidement du répertoire, dès 1930. Créés à Francfort le 25 avril 1918 (triomphe avec Else Gentner-Fischer, Karl Ziegler, Robert vom Scheidt, Walter Schneider et Ludwig Rottenberg à la direction) six ans après l'énorme succès de son Ferne Klang, sur un livret du compositeur - Zemlinsky, pressenti, avait finalement préféré s'éloigner et, sur ce même ...
Magic Flute_Orchestra Tech 1 _November 18, 2013

Los Angeles : The Magic Flute in silent film style

This Flute, which first we watch, with ever-widening eyes, for we proceed from good to excellent surprises, then we hear…is especially noteworthy, as you may have guessed, because of the unique, often staggering reinterpretation by the Berlin theatre troupe, “1927,” (Suzanne Andrade) and Barrie Kosky, the Australian director, in the throes of euphoria. An audacious reinterpretation, embellished by the breathtaking animation of Paul Barritt. Of course, Mozart suffers a bit…but ...
Magic Flute_Orchestra Tech 1 _November 18, 2013

Une Flûte enchantée version cinéma muet à Los Angeles

Cette Flûte qui d' abord se regarde, les  yeux de plus en plus écarquillés, car nous allons de (bonnes) surprises en (excellentes) surprises, … puis s'écoute, vaut surtout, on l'aura déjà compris, par la relecture insolite, souvent ahurissante, qu' en  donne l' équipe du « 127 », groupe théâtral berlinois (Suzanne Andrade, Barrie Kosky) en mal d' euphorie. Relecture audacieuse, agrémentée des époustouflantes animations de Paul Barritt. Bien sûr, Mozart en pâtit ...
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A Los Angeles, débuts fracassants, in loco, de Matos et Tomasson

L'ancienne production (Chicago, 2001; San Francisco, 2004) de Nikolaus Lehnhoff, légèrement retouchée, mais si peu, conserve ici toute sa fraîcheur, tout son éclat et va surtout droit à l' essentiel. Bien sûr, certaines considérations psychologisantes y demeurent, mais le mythe, qui dissipe d'emblée toute équivoque, est ici raconté, clair et franc, comme il se doit, avec une précision, une lisibilité toutes explicites. Les décors et les costumes, de tous temps, ...
Du grand n’ importe quoi !

Lohengrin à Los Angeles, du grand n’importe quoi !

Anvers. 1917. Les ruines calcinées, toujours fumeuses et malodorantes d’une église aménagée en hôpital aux armées, interpellent d’emblée, violemment, dès le lever de rideau. On attend, avec une certaine anxiété, l’arrivée des forces prussiennes, celle du Kaiser, soi-même. Une autre armée, celle de ces infirmières attentives et généreuses, dont une pauvresse, Elsa, accusée d’avoir assassiné son frère, et qu’il faudra bien juger, s’agite et s’empresse auprès de cette chair à ...
Tristes Noces !

Tristes Noces dirigées par Plácido Domingo

Que dire ? Et surtout qu’écrire ?... et pourquoi faudrait-il à tout prix démolir cet immense travail de plusieurs semaines mené à bout par un Los Angeles Opera généralement accompli et superpolicé ? Mal ficelée, bâclée, si peu comique (bien que Barbarina, Bartolo, Marcellina et quelques autres soient ici ce soir assemblés dans le seul but de divertir), la production déroute, désoriente, tombe à plat. Mais aussi... pourquoi vouloir à tout prix transposer ces Nozze ...
Merci, Achim Freyer !

Götterdämmerung à Los Angeles : merci, Achim Freyer !

Après avoir longuement cherché à coller une quelconque relecture sur ce Crépuscule qui participe d’un nouveau Ring que Los Angeles inaugure en mai, on ne peut finalement qu’y déceler l’élucubration bien outrancière, plus ou moins bien agencée, d’un potache (Achim Freyer) en mal de bouffonneries, et/ou un exercice incongru, forcé, dada - comme le fut Dali, et/ou une opération d’agit-prop à laquelle collabore alors inconsciemment le spectateur. Toute autre tentative ...
DiDonato, Flórez en débuts locaux ... fracassants !!

DiDonato, Flórez en débuts à Los Angeles… fracassants !!

Il Barbiere di Siviglia Dès les premières mesures de ce Barbiere, nous voici «de fête» (et quelle fête !) car c’est tout au long de l’ouverture amoureusement dirigée par un Michele Mariotti hautement idiomatique que se bâtit devant nos yeux la superbe production (elle nous vient du Teatro Real de Madrid) noir et blanc (ce que Llorenç Corbella et Renata Schussheim savent obtenir de ce noir-et-blanc est tout simplement stupéfiant !), exception faite ...
Pour l’étonnant  Tamerlano de Bejun Mehta

Pour l’étonnant Tamerlano de Bejun Mehta

Affubler sept ou huit gardes-chiourmes d’uniformes pseudo-nazi afin de limiter ou d’élucider l’espace concentrationnaire du lieu, revêtir Bazajet des habits impériaux d’un Ottoman déchu alors qu’Andronico et Tamerlan portent costume-cravate, ajouter lors de quelque explication dans le programme de salle un certain signifiant pseudo-pédagogique à ces variations vestimentaires, voilà qui relève d’une franche escroquerie... pour ne pas écrire d’un franc délire ! et disons-le tout net et simplement, n’ajoute rien à ...
Mahagony à Los Angeles

Mahagony à Los Angeles

Curieusement, en dépit de son grand potentiel musical et dramaturgique, Grandeur et décadence de la ville de Mahagony de Kurt Weill et Berthold Brecht ne s’est pas encore imposé au répertoire courant des maisons d’opéra. En terme de DVD, il fallait pour l’instant se contenter de la production très « intello bobo » de Peter Zadek pour le festival de Salzbourg 1998 (EuroArts). Dans ce contexte, cette nouvelle production californienne ...
Une soirée de force 10

Don Carlo, une soirée de force 10

Ce nouveau Don Carlo de Ian Judge, solide, engageant, somptueux, fleure bon ces (bonnes) productions traditionnelles et/ou rebattues, mille fois vues, mille fois confirmées dans leur habileté à plaire, à survivre parce qu’elles vous brossent, sans détours, à grosses touches et en pleine pâte, personnages et situations et vous cernent, sans fausse honte, l’événement tel quel. Judge adapte ce que l’on appelle ici son «unit set» et le pousse aux ...
Fleming, Villazon, Bruson... Tout un programme !

Fleming, Villazon, Bruson… Tout un programme !

Opening night hollywoodienne (mais après tout, nous y sommes) de la saison 2006-2007 du Los Angeles Opera. Paillettes, fanfreluches, people (vous êtes assis devant Michael York, près de Michael Eisner, PDG de Disney), froufrous, (faux) visons... musiques enfin ! Marta Domingo nous ressert, comme l’on ressert une vieille soupe hâtivement mal réchauffée, dans les anciens décors et costumes d’un milieu bourgeois XIXe, légèrement surannés, agréables à l’œil mais bien élémentaires, une ...