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Crédits photographiques (c)André Delacroix.

23ème Festival international de piano

Denijs de Winter (c)André DelacroixLa Roque d’Anthéron, Parc du château de Florans, 17 et 19 VIII.2003 Joseph Haydn (1732-1809) Trio pour flûte et violoncelle en ré majeur Hob. XV.16. Alexandre Lavignac (1846-1916) Galop pour piano à huit mains. Serge Rachmaninov (1873-1943) Romance pour piano à six mains. (1810-1856) Andante cantabile, extrait du Quatuor en mi bémol majeur op. 47 Johannes Brahms (1833-1897), Allegro con brio extrait du Trio en si majeur op. 8 Ludwig Van Beethoven (1770-1827) Variations en sol majeur « Kakadu » extraites du Trio op. 121 a. György Kurtag (1926) Hommage à Schumann pour clarinette, alto et piano. Félix Mendelssohn-Bartholdy (1809-1847) Andante et Allegro brillants pour quatre mains. Franz Schubert (1797-1828) Allegro vivace extrait du « Quintette D. 667 La Truite » . (1835-1921) Caprice héroïque pour deux pianos op. 106 ; Tarentelle pour flûte, clarinette et piano op. 6 ; Carnaval des Animaux. Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) Intégrale des Sonates (fin du cycle avec les n° 5, 12, 18, 9, 11, 13, en ut mineur K. 457 et Fantaisie en ut mineur K. 475) .

La Roque d’Anthéron, Abbaye de Silvacane. 18. VIII.2003, Johann Sebastian Bach (1685-1750) Partita n° 5 en sol majeur BWV. 829 ; Partita n° 2 en ut mineur BWV 826, Partita n° 4 en ré majeur BWV. 828.

Lourmarin, Temple. 19 VIII.2003, Giovanni Benedetto Platti (vers 1690-1763), Sonate n°7 en fa mineur, L. M. Giustini (1685-1743), Sonate n°7 en sol majeur, Joseph Haydn (1732-1809) Sonate en si bémol majeur Hob.XVI.2. Carl Philip Emmanuel Bach (1714-1788) Sonate « Prussienne » en si bémol majeur Wq. 48/2. . Les langueurs tendres en fa mineur Wq.117/30, L’Herrmann en sol mineur Wq.117/23. (1668-1733), Les barricades mystérieuses, extrait du « Sixième ordre des Pièces de clavecin » .

(piano), Emmanuel Strosser (piano), Vincent Coq (piano), Jean-Marc Phillips-Varjabedian (violon), (violoncelle), Philippe Vallepin (récitant)

Duo de pianos : François Lambret et (pianos)

Benoît Savin (clarinette), Philippe Serra (percussion), Guillaume Arrigon (contrebasse)

Quatuor avec piano : (violon), (alto), Christian-Pierre Lamarca (violoncelle), (piano)

Duo de flûte et piano : Nicoline Pierreu (flûte), Sarah Lavaud (piano)

Trio Fidelio : Olivia Hughes (violon), (violoncelle), (piano)

François Guerrier (clavecin), Marcia Hadimarkos (pianoforte), (piano)

« Le clavier bien tempéré » de Denijs de Winter

Au royaume du piano de La Roque d’Anthéron, l’accordeur Denijs de Winter est roi. Originaire d’Anvers, il s’est installé à Visan (Vaucluse) non loin de Vaison-la-romaine. Cet homme discret et généreux nous accueille dans son atelier provisoire de La Roque. L’importance du Festival international de piano lui a sauté aux yeux depuis le début. En 1984, il s’est présenté à René Martin qui, devant tant de compétences techniques et musicales, n’a pu que l’engager.Denijs de Winter s’intéresse au piano depuis sa plus tendre enfance. Son père, menuisier architecte, dessine des meubles qu’il fabrique lui-même. Un samedi, un fourgon dépose un piano à l’atelier de son père. Denijs essaie de le jouer. Remarquant qu’il ne fonctionne pas, il tente de le réparer. Et ce qui doit arriver arrive, il rend le piano en plus piteux état qu’il n’était à son arrivée. Il faut appeler un réparateur. Mais, Denijs a contracté le virus. C’est le début d’une belle et grande aventure.Quand le réparateur-accordeur arrive et ouvre l’instrument, le jeune Denijs est fasciné par le mécanisme, les cordes, les marteaux. Il découvre un monde qui va le passionner. Toutes ses vacances se passent alors chez cet accordeur qui lui enseigne son art. A quatorze ans, Denijs demande à ses parents d’arrêter l’école pour réaliser sa passion pour le piano. Faveur accordée à condition qu’il continue ses études en suivant les cours du soir et par correspondance.Dès lors, Denijs va passer sept ans chez ce facteur de pianos avant de se rendre en Allemagne pour travailler chez Grotrian-Steinweig, le fondateur des pianos Steinway (Steinweig ayant quitté l’Allemagne pour les USA où il transforme son nom en Steinway). Quelques années plus tard, Denijs quitte Grotrian-Steinweig pour créer sa propre entreprise de restauration et de réparation de pianos. Il reprend la dernière usine de pianos d’Anvers car, depuis toujours, il rêve de fabriquer son propre piano. En attendant, il lui faut continuer de répondre aux demandes de restauration et de réparation qui affluent de toutes parts. Il aime acheter des instruments qu’il restaure mais pas vraiment les vendre. Peu à peu, la restauration n’est plus vraiment l’essentiel car, avec le temps, l’aspect musical lui saute définitivement aux yeux. Jusque-là, il se contentait de réparer, restaurer, sans se préoccuper vraiment de musique. Mais, en voyant de grands solistes comme Horowitz ou Paderewski voyager partout en Europe et dans le monde avec leur piano, il lui vient à l’esprit qu’il convient de travailler sur un système de transport de pianos à la fois fiable et efficace. Ce sera PianoMobil qu’il achèvera de mettre au point quelque temps plus tard.Il commence à voyager avec des groupes de rock, de jazz, de pop music… « C’est une excellente école pour comprendre ce que c’est que de voyager avec des instruments. Et j’ai alors réalisé que c’était vraiment ce que je voulais faire » , explique cet homme courtois et délicieux qui joue du piano non seulement pour le travail mais aussi pour son plaisir. « Un jour, à la demande d’Oscar Petterson que j’accompagnais en tournée, je me suis mis au piano… Avec le batteur et le contrebassiste, on a fait une sorte de bœuf pour régler la balance » .

Après ce parcours pour le moins passionnant, Denijs de Winter revient vers la musique classique. La chance veut que Leonard Bernstein qui a entendu parler de son système de transport lui propose une tournée avec l’immense Jorge Bolet.

Le premier concert a lieu à Aix-en-Provence dans le cadre du Festival international avec un piano qui doit arriver de Berlin. Jorge Bolet n’est pas du tout content de son instrument. Il faut trouver très vite un accordeur et explique à Denijs ce qu’il veut. Pour notre futur accordeur qui comprend mal l’anglais tout cela est très abstrait. Jorge Bolet lui demande alors de lui tourner le dos et se met à tapoter sur les épaules de Denijs pour lui montrer ce qu’il souhaite pour le toucher. « J’ai compris alors toute l’importance du toucher et du réglage et j’ai ressenti ce que demandait ce grand soliste. Pendant une journée entière, j’ai travaillé au réglage de l’instrument alors que le concert devait avoir lieu le soir même. J’ai travaillé jusqu’à la dernière minute. Puis, Jorge Bolet est monté sur scène et s’est mis à jouer directement pour le public sans même avoir essayé le piano auparavant. Il m’a fait une confiance totale. J’étais évidemment très inquiet. A la fin du concert, il est venu vers moi et m’a demandé si j’accepterais de le suivre dans ses concerts partout dans le monde » .

Dès lors, Denijs va le suivre jusqu’à la mort de l’artiste. Pour lui, c’est non seulement le déclenchement de sa carrière mais la révélation sur les marges où tout peut changer (couleurs, toucher, puissance…). Il fait aménager dans son fourgon de transport un fauteuil spécialement adapté pour que Jorge Bolet puisse se reposer et avoir accès en permanence à son instrument…Pendant dix ans, il accompagne également Christian Zimmermann en tournée.

« A la Roque, chaque pianiste est différent. il faut chaque fois adapter l’instrument à la personnalité de l’interprète…Et chaque pianiste transforme son piano. Cela nécessite des réglages de haute précision. Avec un même piano on peut entrer dans des mondes très différents. Les musiciens sont très ouverts à mes recherches. Il me faut bien analyser ce que je rajoute chaque fois, m’interroger sur l’évolution du piano pendant le festival, me demander jusqu’où je suis allé avec cet instrument…Ce sont des moments très beaux où l’on voit qu’entre la tête et les mains, il n’y a pas de gaspillage. J’aime beaucoup la musique mais je n’aime pas le piano… Parfois, il me dérange » .

A la Roque d’Anthéron, Denijs travaille avec six Steinway dont deux lui appartiennent, trois Bosendorfer, deux Yamaha et un Fagioli. Il n’est pas attaché à une marque. Le but est avant tout que les pianistes trouvent le meilleur choix et des instruments qui leur parlent. Avant leur concert, Denijs leur présente les instruments sur scène afin qu’ils choisissent dans les meilleures conditions. « Je fais mon Festival dans le festival. Mon rôle est d’être à côté des pianistes, de connaître la hauteur de leur banquette, de recueillir le maximum d’informations et de bien comprendre la personnalité de chacun » .Depuis trois ans, il a pour assistant, Duncan Loic Wheatley. « J’ai le devoir de transmettre. J’ai rêvé un moment d’ouvrir une école d’accordeur pour faire participer des jeunes à mes recherches, Mais c’est très compliqué administrativement et politiquement. Je suis sur le pont dés 9 heures. J’assiste aux répétitions aux concerts… Je discute avec les artistes… Parfois je joue du piano pour les pianistes qui ont besoin d’écouter leur acoustique et là le travail commence… jusqu’à plus de minuit » .Les éléments caniculaires et orageux ont bien du mal à mettre en péril son calme et son flegme. Il est sur tous les fronts. Y compris celui des jeunes musiciens de l’académie de musique de chambre de La Roque d’Anthéron qui ont su par leur talent et leur générosité séduire les aficionados du festival.

… la valeur n’attend pas le nombre des années…

Après quelques bourrasques ravageuses et des orages bien sonorisés, les éléments météorologiques ayant retrouvé leur calme, la « Nuit du piano des Ensembles en Résidence » a été un des beaux et généreux moments du festival. Son directeur René Martin a eu depuis longtemps déjà la riche idée d’inviter les jeunes lauréats du CNSM à se produire pour le programme « La Route de la Durance aux Alpilles » qui consiste à aller d’un village à l’autre, à la rencontre du public, avant de prendre leur quartiers dans le parc du château de Florans. Ces « Ensembles en résidence » sont des groupes choisis par parmi ses meilleurs élèves du Conservatoire National Supérieur de Paris. , , Emmanuel Strosser, Vincent Coq, et dispensent quotidiennement des cours à ces dix-sept jeunes musiciens invités, afin de les aider dans la préparation de leur programme de concert pour la Nuit qui leur est consacrée. Ces masterclasses se déroulent dans une ambiance studieuse mais détendue où chacun reste attentif à l’autre avant le concert. Il y a une grande convivialité entre les professeurs très disponibles et les élèves qui ont un jeu libéré et très brillant. Plus peut-être qu’au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris où ils doivent se consacrer avant tout aux programmes de leurs examens de fin d‘année.

Ces surdoués de la musique, bardés de prix, dont la moyenne d’âge ne dépasse pas vingt-trois ans, ont investi la scène du parc de Florans, ce dimanche 17 août pour la plus grande joie d’un public chaleureux, fervent et attentif. Le succès a été à la hauteur des espérances. La relève musicale est assurée, et de très beaux jours nous attendent. C’est réjouissant. Ces musiciens sont solides, professionnels et vraiment talentueux. Il est vrai qu’avec des professeurs comme le généreux et talentueux Christian Ivaldi ils sont à excellente école.On est loin, très loin des Star Académie, Popstars et autres gadgets de la télé-réalité, y compris les bruits et fureurs déchaînés des musiques rap (euses) de certaines chaînes de télévisions et d’interprètes sous haute protection policière et politique. Ici s’affirment les vrais talents de demain et le don de soi, fruits d’un travail acharné et d’une exigence de qualité admirables qui font totalement défaut aux soi-disant stars engraissées à coup de pub et de millions d’euros par une télévision qui a perdu son âme.Avec générosité et talent, les professeurs ont su donner à tous ces jeunes talents de demain la première place. Et, ils n’ont pas été déçus.

Les pianistes sont remarquables. On est en droit d’espérer, pour eux, un avenir des plus radieux. Sarah Lavaud a fait preuve d’une émouvante profondeur. Elle fait chanter son piano avec un phrasé, une virtuosité et un style superbes. Tout comme les claviers de François Lambret et , en finesse et en virtuosité discrète pour le Caprice héroïque pour deux pianos opus 106 de Saint-Saëns et le bien difficile Andante et Allegro brillants pour quatre mains de Mendelssohn. n’est pas seulement un excellent pianiste. Il est aussi organiste et compositeur. Son premier Concerto pour violon a été créé par . , pianiste du Trio Fidelio, a épaté le public avec les Variations en sol majeur « Kakadu » de Beethoven et l’Allegro vivace du « Quintette La Truite » de Schubert. Certains lui reprocheront peut-être d’en faire un peu trop mais son jeu est d’une cohérence, d’un équilibre et d’une subtilité appréciables. Sans jamais envahir l’espace sonore, il fait corps avec son instrument tout en étant constamment attentif au jeu de ses partenaires,

Nicoline Pierreu a la flûte poétique, subtile et envoûtante. Que de chemin encore parcouru depuis sa première venue à La Roque en 2002. La clarinette de Benoît Savin qui travaille régulièrement avec l’ensemble 2E2M a fait briller L’« hommage à Schumann pour clarinette, alto et piano » de Kurtag. Une pièce passionnante qui exige une grande concentration de la part des interprètes. Simon Zaoui l’accompagnait au piano et à l’alto. Cette brillante altiste a un avenir également tout tracé. D’ailleurs, elle joue déjà avec , , Franck Braley, et sera soliste en septembre prochain de l’ dirigé par Emmanuel Krivine. est une violoniste prodige. Lauréate du Concours Bach de Leipzig à neuf ans, elle a déjà à son actif le Gewandhaus de Leipzig et le Concertgebow d’Amsterdam. Pour l’Andante cantabile, extrait du Quatuor en mi bémol majeur opus 47 de Schumann et Allegro con brio extrait du Trio en si majeur opus 8 de Brahms, son violon était magique de brillance, d’émotion et de couleur. L’archet profond et intense de la violoniste Olivia Hughes, la contrebasse sensuelle et profonde de Guillaume Arrignon, le violoncelle passionné d’, accompagnés des excellents David Fray au piano et Lise Berthaud à l’alto ont offert un Allegro vivace du Quintette « La Truite » de Schubert de toute beauté. Ils avaient l’âme tout ce qu’il y a de plus schubertienne. Le violoncelliste Christian-Pierre Lamarca est une autre révélation de cette superbe « Nuit des Ensembles en Résidence » qui s’est achevée par un fantastique et éblouissant Carnaval des Animaux qui restera dans les mémoires. Les jeunes musiciens des Ensembles, magnifiquement accompagnés par Christian Ivaldi au premier piano, Philippe Serra aux percussions, Jean-Marc Phillips-Varjabedian au violon et Raphaël Pidoux au violoncelle, ont soulevé l’enthousiasme d’un public touché par l’humour tendre et poétique de l’œuvre et de ses excellents interprètes. Le beau et délicieux texte de Francis Blanche, poète sensible s’il en est, à l’humour ravageur, était dit par le comédien Philippe Vallepin. Et, la chouette hulotte qui a élu domicile dans les platanes centenaires du parc du château, visiblement satisfaite de la prestation, y est allé de son accompagnement.

Clavecin et pianoforte

La splendide abbaye cistercienne de Silvacane accueillait ce lundi 18 août le jeune prodige du clavecin et de l’orgue François Guerrier qui inaugurait la journée et la nuit du clavecin. Son interprétation de la Partita n° 5 en sol majeur publiée en 1730, de la n° 2 en ut mineur gravée en 1727 et la n° 4 en ré majeur publiée en 1731 a été toute en équilibre, finesse et clarté.

La pianofortiste américaine Marcia Hadjimarkos a offert, ce mardi 19 août, au temple de Lourmarin un récital raffiné avec des sonorités de toutes beauté, dues également à l’instrument qu’elle jouait, à savoir un pianoforte copie conforme de l’instrument fabriqué en 1726 à Florence par Bartolomeo Cristofori, l’inventeur de cet instrument. Cette copie a été réalisée par Kesrtin Schwarz à Vicchio (Italie) en 1997. Cette reine du clavicorde et du pianoforte a su restituer les belles couleurs harmoniques de la Sonate n°7 en fa mineur de Platti, le charme de Giustini, l’élégance raffinée de Haydn, l’exubérance de Scarlatti, l’impétuosité et la passion de C.P.E Bach et la délicatesse de Couperin.

L’intégrale des Sonates de Mozart par

Ce même jour, Anne Queffélec achevait son grand voyage musical mozartien avec son intégrale des sonates. Défi courageux s’il en est car même Maria-Joao Pires, et ne les ont interprétées qu’en disque. Il est vrai que le risque est grand de ne pas atteindre l’équilibre poétique et sonore d’une œuvre peu spectaculaire mais terriblement vivante. Ecrites de 1774 à 1789, ces sonates sont particulièrement difficiles car toute l’âme de Mozart vibre dans les moindres signes, notes et silences. Anne Queffélec vit dans l’intimité de Mozart et le joue avec un respect et une affection émouvante. Son interprétation qui relève le défi de ce grand voyage dans la profondeur de l’âme mozartienne est toute en finesse, en élégance et en fraîcheur. Elle retrouve la pureté mélodique de l’œuvre, sa brillance et sa virtuosité, en toute simplicité. Son piano est lumineux et chantant. Et surtout pas chichiteux. Le public a été conquis et la chouette du parc y est allée de son approbation.

A l’égal des grands vignobles dont on prédit un grand millésime 2003, cette édition du festival de la Roque d’Anthéron aura été à consommer sans modération.

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Crédits photographiques (c)André Delacroix.

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