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Une Messe bien accordée

Concerts, La Scène, Musique d'ensemble

Metz. Cathédrale Saint-Etienne. 23/06/2006. Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Messe en ut mineur K427. Avec : Isabelle Philippe, soprano ; Hjördis Thébault, mezzo ; Christophe Einhorn, ténor ; Alain Buet, baryton-basse ; Psallette de Lorraine (chef de chœur : Florent Strœsser), Ars Musica (chef de chœur : Françoise Brunier), Gradus Ad Musicam (chef de chœur : Françoise Léger), Métamorphoses (chef de chœur : Gabriel Baltes). Orchestre National de Lorraine, direction : Jacques Mercier.

Messe en ut

La cathédrale de Metz, magnifique à visiter, n’est visiblement pas adaptée à ce genre de concert, la réverbération y étant beaucoup trop importante. Malgré cela l’ONL sonne toujours admirablement bien, comme à chaque fois qu’il est dirigé par , mais l’acoustique des lieux fait que seuls les aigus émergent véritablement de la masse sonore. Des cordes graves (violoncelles et contrebasses), on n’entend pas grand-chose d’autre qu’un grondement sourd à la tonalité impossible à identifier. En revanche les violons sont lumineux et les vents (surtout la flûte solo) d’une clarté impressionnante, parfaitement audibles et compréhensibles.

Les chœurs, composés de plusieurs formations vocales de la région messine, s’en tirent honorablement, bien qu’une certaine confusion règne parfois entre les voix, confusion toujours due à la réverbération du bâtiment. Les solistes ont offert une prestation de qualité : Alain Bruet, baryton-basse et Christophe Einhorn, ténor, ont fait valoir leurs belles voix et ce, malgré la brièveté de leurs interventions.

offre son envoûtant timbre de mezzo, à la fois puissant et sensible, malgré une tendance à chercher parfois à ne faire que du son, défaut dû à l’acoustique et à l’immensité du lieu. est la triomphatrice de la soirée. Après un Kyrie où on la sent en échauffement, elle se libère dans un Et incarnatus est d’anthologie, pur et lumineux.

, toujours superbe, conduit ses troupes avec force et conviction. Mais avouons que le talent de ce chef semble se situer plus loin dans l’histoire de la musique, davantage dans le dramatisme de Berlioz ou de Tchaïkovski que dans le classicisme de Mozart. C’est pourquoi il nous offre un Mozart qu’on a moins l’habitude d’entendre de nos jours, plus pré-romantique que post-baroque.

Crédit photographique : © DR

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