Turandot au Liceu

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Giacomo Puccini (1858-1924) / Franco Alfano (1876-1954) : Turandot. Mise en scène : Núria Espert. Décors : Ezio Frigerio. Costumes : Franca Squarciapino. Chorégraphie : Marco Berriel. Lumières : Vinicio Cheli. Avec : Luana DeVol, Turandot ; Josep Ruiz, Altoum ; Stefano Palatchi, Timur ; Franco Farina, Calaf ; Barbara Frittoli, Liù ; Lluis Sintes, Ping ; Francisco Vas, Pang ; David Alegret, Pong ; Philip Cutlip, un mandarin ; José L. Casanova, la voix du prince de Perse. Polifònica de Puig-Reig (chef de chœur : Ramon Noguera) ; Cor Vivaldi : Petits Cantors de Catulunya (chef de chœur : Oscar Boada) ; Orquestra Simfonica i Cor del Fran Teatre del Liceu (chef de chœur : José Luis Basso), direction : Giuliano Carella. Réalisation TV et vidéo : Pietro d’Agostino. 1 DVD TDK. Enregistré au Gran Teatre del Liceu de Barcelone, les 24 et 27 juillet 2005. Sous-titrage en anglais, allemand, français, italien, espagnol catalan. Zone 0. Durée : 132’.

 

Le DVD ici chroniqué témoigne du spectacle proposé au Gran Teatre del Liceu de Barcelone au mois de juillet 2005. Le compositeur offre au rôle titre, une soprano dramatique d’une grande intensité que , sculpturale et glaciale à souhait, défend avec un talent remarquable.

Le prince inconnu, Calaf, est incarné avec conviction par , au timbre impressionnant (bien que parfois limite dans les forte fortissimo) comme son physique d’ailleurs. Les spectateurs en fin de programme ont littéralement ovationné la Liù de , visiblement touchés par le sacrifice (par fidélité indéfectible envers Timur, le roi déchu et aveugle, et pour son amour sans retour envers Calaf) de la belle esclave.

Les chœurs, magnifiques, acquièrent dans cet ultime opéra une présence jusque-là plus modeste. Les décors, les costumes et la mise en scène, somptueux, colorés, brillants, jamais iconoclastes ni déjantés, hissent la représentation au sommet du concevable. Tous ces ingrédients de la plus haute qualité se trouvent liés et amplifiés par un orchestre maison galvanisé par la direction sobre mais sûre et engagée du chef . L’ensemble bénéficie d’une dynamique synergique justifiant les plus beaux éloges à ces représentations admirables. Bien sûr, ceux qui attendaient avec impatience les airs incontournables que sont « In questa Reggia » et « Nessum dorma ! » n’ont pas été déçus. Bien au contraire. Puccini en toute fin créatrice venait de prouver la réussite et la validité de sa métamorphose esthétique. Réalisme et sentimentalisme battaient (relativement) en retraite au profit du monde féerique, orientalisant et fabuleux esquissé par … A (re)découvrir absolument.

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