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Paris. Salle Gaveau, 26-III-2009. Igor Stravinsky (1882-1971) : Concerto en ré pour Cordes. Miklós Rózsa (1907-1995) : Concerto pour cordes. Béla Bartók (1881-1945) : Divertimento. Ensemble Prometheus 21. Avec : Jean-Marc Phillips-Varjabédian, Saténik Khourdoian, Mana Kato, Lyonel Schmit : 1ers violons ; Jérôme Akoka, Elodie Michalakakos, Karen Khochafian : 2e violons ; Michel Michalakakos, Hélène Clement, Christophe Gaugue : altos ; Raphaël Pidoux, Pascale Jaupart, Victor Julien-Laferriere : violoncelles ; Stéphane Logerot : contrebasse.

L’Ensemble Prometheus 21

Les 14 musiciens de l’Ensemble Prometheus 21 nous ont offert un concert éclatant de qualité avec un programme très haut en couleur et rarement proposé. Les trois pièces choisies pour orchestre de chambre à cordes ne supportent pas la médiocrité et permettent d’entendre chaque partie instrumentale avec un volume bien mesuré.

Le Concerto en ré pour cordes d’Igor Stravinsky composé en 1946 donne le ton avec ses interrogations sur la deuxième guerre mondiale, cherchant à comprendre ce qui a pu arriver dans l’esprit des hommes. Le deuxième mouvement en forme de valse n’est pas, à ce que l’on pourrait croire une pause, mais bien une interrogation sur l’avenir.

Les amateurs de musique de film connaissent bien , musicien Hongrois émigré aux Etats-Unis. Coqueluche des grands réalisateurs hollywoodiens, avec à son actif plus de cent musiques de film dont le célébrissime Ben-Hur en 1956, il écrit, entre autres, plus de 40 partitions dans le répertoire classique, dont un Concerto pour violon pour Jascha Heifetz. Son Concerto pour cordes composé avant sa période hollywoodienne, nous montre que les rythmes complexes de sa Hongrie natale sont présents à son cœur, avec déjà cette atmosphère où règne tension, pause et angoisse, et qui s’associera plus tard à l’image. Le deuxième mouvement est très dense, toutes les voix s’emballent, se poursuivent comme dans une course folle. Toute l’assemblée retient son souffle… Alors commence le 3e mouvement par une sorte de «canon» tranquille qui devient une apothéose complexe mais très mélodieuse.

Le Divertimento de Béla Bartók semble plus sage dans les lignes du premier mouvement, mais la complexité rythmique donne aux musiciens des pages d’expression intense, toute l’œuvre exigeant concentration et connivence entre les interprètes.

Sous l’impulsion de Jean-Marc Phillips-Varjabedian et du , la création de cet ensemble en 2007 a su conserver l’esprit de l’ensemble initial, et leur donne l’occasion d’explorer des partitions remarquables entre musiciens aux mêmes affinités.

Pour connaître les prochains concerts de l’Ensemble Prometheus 21, visitez leur site.

Crédit photographique : © DR

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Paris. Salle Gaveau, 26-III-2009. Igor Stravinsky (1882-1971) : Concerto en ré pour Cordes. Miklós Rózsa (1907-1995) : Concerto pour cordes. Béla Bartók (1881-1945) : Divertimento. Ensemble Prometheus 21. Avec : Jean-Marc Phillips-Varjabédian, Saténik Khourdoian, Mana Kato, Lyonel Schmit : 1ers violons ; Jérôme Akoka, Elodie Michalakakos, Karen Khochafian : 2e violons ; Michel Michalakakos, Hélène Clement, Christophe Gaugue : altos ; Raphaël Pidoux, Pascale Jaupart, Victor Julien-Laferriere : violoncelles ; Stéphane Logerot : contrebasse.

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