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Brahms, Borodine… Bravissimo !

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Dijon, Auditorium, 21-VI-2009. Johannes Brahms (1833-1897) : Symphonie en ut mineur op.68. Alexandre Borodine (1833-1887) : Extraits du Prince Igor. Camerata de Bourgogne – Orchestre de Dijon, Orchestre du Conservatoire, Chœur de l’Opéra, Classe de chant et de formation musicale du Conservatoire, direction : Pierre Cao.

, grand chef connu et reconnu mondialement, principalement avec son ensemble Arsys-Bourgogne, a vraiment su toucher le public bourguignon cette année aussi bien lors de son mémorable concert de Noël qu’avec son programme sur la famille Bach. Assurément, il est plus qu’à l’aise dans le répertoire baroque, mais une fois encore, il prouve aujourd’hui qu’il ne se cantonne pas à une période donnée. Le public, venu nombreux, s’est montré très enthousiaste et ce, dans les deux parties du concert.

Brahms ouvrait le bal avec sa première Symphonie en ut mineur, qualifiée de manière péjorative par Bülow de «dixième symphonie de Beethoven». L’orchestre, très fourni, imposa une version sensible et enlevée. Indéniablement, fait ressortir des musiciens le meilleur d’eux-mêmes, tant d’un point de vue soliste (les bois expressifs, le cor chaleureux, le violon lyrique…) qu’au sein de l’ensemble. En effet, l’équilibre entre les pupitres est excellent, chants et contre-chants se répondant à merveille. Les instrumentistes se révèlent véritablement excellents ! Une mention spéciale pour les mouvements extrêmes qui emportent vraiment le spectateur…

Assurément, Beethoven aurait été très fier d’avoir écrit cette symphonie interprétée de manière aussi inspirée !

Borodine et des extraits de son Prince Igor occupèrent heureusement toute la seconde partie du concert avec l’ouverture et les célèbres danses polovtsiennes. Là encore, dans un style totalement différent de l’empreinte brahmsienne, l’orchestre a transporté à nouveau le public conquis, avec une mention spéciale pour les cuivres et les percussions, plus particulièrement encore les timbales et ses impressionnants roulements. Les cordes, lyriques et énergiques contribuèrent également, avec les bois dansants, à la réussite de cette version. N’oublions pas le chœur, évidemment. Très homogène entre les parties chorales, il pêcha en fait par manque d’effectif. Certes les chanteurs investis donnèrent de leur mieux, et le résultat fut satisfaisant. Mais les instruments couvrirent trop les voix qui ne parvinrent pas, malgré un gros effort d’articulation, à rendre toute l’intelligibilité du texte. Le faible effectif des choristes explique le changement de programme. En effet, initialement, le Te Deum de Bruckner était annoncé et fut ensuite remplacé par Brahms.

Malgré ce petit bémol numérique indépendant des différents acteurs, il nous faut à nouveau saluer, à l’instar du public vraiment très enthousiaste, leur prestation et souhaiter que chœurs et orchestres dijonnais offrent souvent des moments aussi somptueux et réussis. Bravissimo ainsi qu’à leur prestigieux chef !

Crédits photographiques : (c) IMG

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Dijon, Auditorium, 21-VI-2009. Johannes Brahms (1833-1897) : Symphonie en ut mineur op.68. Alexandre Borodine (1833-1887) : Extraits du Prince Igor. Camerata de Bourgogne – Orchestre de Dijon, Orchestre du Conservatoire, Chœur de l’Opéra, Classe de chant et de formation musicale du Conservatoire, direction : Pierre Cao.

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