The Tempest de Thomas Adès, une réussite exceptionnelle !

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Thomas Adès (né en 1971) : The Tempest. Simon Keenlyside, Prospero ; Cyndia Sieden, Ariel ; Ian Bostridge, Caliban ; Kate Royal, Miranda ; Toby Spence, Ferdinand ; Philip Langridge, le roi de Naples ; Donald Kaasch, Antonio ; Stephen Richardson, Stefano ; David Cordier, Trinculo ; Jonathan Summers, Sebastian ; Grame Danby, Gonzalo. The Royal Opera Chorus (chefs de chœur : Renato Balsadonna et Stephen Westrop), The Orchestra of the Royal Opera House, direction : Thomas Adès. 2 CDs EMI Classics 6 95234 2. Code-barre : 5099969 523427. Enregistré au Royal Opera House, Covent Garden de Londres les 23 et 26 mars 2007. Notice de présentation trilingue (anglais, allemand et français) ; durée : 72’36’’ et 44’48’’

 

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Créé au Covent Garden de Londres en février 2004, The Tempest est le deuxième opéra du (toujours) jeune compositeur anglais , né en 1971. On avait déjà apprécié son Powder Her Face, ouvrage iconoclaste dont la diffusion avait été quelque peu censurée par la BBC…

Nous n’hésiterons pas à utiliser ici le terme de chef d’œuvre pour désigner cette énième adaptation d’une des plus belles et des plus mystérieuses pièces de Shakespeare. Le livret, d’une concision et d’une poétique irréprochables, fonctionne à merveille, et la musique est d’une ineffable beauté d’un bout à l’autre. La partition renferme en effet de multiples trésors, parmi lesquels ont pourra citer, entre autres, le prélude du troisième acte, le quintette de la dernière scène, la merveilleuse scène du festin convoqué par Ariel ou encore, au premier acte, l’air de ce dernier «Full fathoms five», remarquablement interprété par l’époustouflante . Cette soprano légèrissime se sort avec brio d’une tessiture carrément impossible et impensable, mais qui finalement convient tout à fait à la nature éthérée et immatérielle du personnage d’Ariel.

On sera plus surpris, en revanche, de retrouver dans le rôle de Caliban, créature mi-humaine mi-animale pour laquelle on se serait davantage attendu à entendre une voix plus grave, mais les subtiles inflexions du ténor anglais contribuent justement à rendre émouvant ce personnage complexe entre tous. Dans l’ensemble, la distribution réunie sur le plateau de Covent Garden pour la reprise de 2007 est quasi idéale, avec , tout simplement royal dans le rôle du duc déchu Prospero, Kate Royal et , somptueux en Miranda et Ferdinand, sans oublier , luxueusement distribué dans le rôle du roi de Naples, ainsi que les autres chanteurs qui font tous honneur à la partition.

dirige en personne un ouvrage que manifestement il affectionne, et dont on espère qu’il sera suivi de beaucoup d’autres.

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