Concerts, La Scène

Bach made in England avec John Eliot Gardiner

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Paris. Cité de la Musique. 4-XII-2010. Johann Sebastian Bach (1685-1750) : Cantate « Nun komm, der Heiden Heiland » BWV 61, Concerto pour violon et hautbois BWV 1060a, Cantate « Süsser Trost mein Jesus kommt » BWV 151, Cantate « Wachet! Betet! » BWV 70. Kati Debretzeni, violon ; Michael Niesemann, hautbois ; Monteverdi Choir ; English Baroque Soloists, direction : Sir John Eliot Gardiner.

Pour marquer l’entrée dans le troisième millénaire, qui correspondait au 250e anniversaire de la mort du Kantor de Leipzig, s’était lancé entre Noël 1999 et Noël 2000 dans un pèlerinage Bach en donnant en concert (et en les enregistrant) les Cantates d’église, en respectant le calendrier liturgique. Pour fêter le dixième anniversaire de ce projet fou, et au moment où paraissent les derniers volumes de cette (quasi) intégrale publiée par son propre label SDG, le chef britannique était de passage avec ses musiciens habituels pour un concert Bach à la Cité de la Musique. Une première partie longue avec deux cantates (destinées à la période de Noël) encadrant un concerto, une deuxième partie courte avec seulement une cantate (BWV 70, écrite pour le 26e dimanche après la Trinité, c’est-à-dire la fin de l’année liturgique).

Dans les différentes cantates, Gardiner insuffle à cette musique une formidable énergie, un sens du relief, aidé en cela par un ensemble de musiciens, instrumentistes et chanteurs, remarquables collectivement. On peut également louer la qualité individuelle des musiciens avec le solo de flûte (Rachel Beckett) dans l’Aria initiale pour soprano de la Cantate BWV 151, les parties périlleuses de la trompette (Neil Brough) dans la Cantate BWV 70, l’importance du hautbois. Gardiner ose confier les récitatifs et arias des cantates à de jeunes membres du qui, sans avoir de très grandes voix, sont plutôt probants, notamment les sopranos (dans les trois cantates), l’alto (pas un contre-ténor !) de la Cantate BWV 151 et le basse Jonathan Sells, très éloquent dans ses nombreux récitatifs.

Ce sont également des membres de l’orchestre qui sont les solistes du très célèbre Concerto pour violon et hautbois BWV 1060a (qu’on joue également à deux clavecins ou deux violons). La violoniste , dont la sonorité manque un peu de chaleur, dialogue bien avec le hautboïste . Ils bénéficient d’un accompagnement soigné des .

En bis, les musiciens, rejoints par quelques «anciens» du Bach Cantata Pilgrimage (Nathalie Stutzmann entre autres), offrent au public ravi le choral d’ouverture de la fameuse Cantate «Wachet auf, ruft uns die Stimme» BWV 140.

Crédit photographique : © Sheila Rock – Decca

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Paris. Cité de la Musique. 4-XII-2010. Johann Sebastian Bach (1685-1750) : Cantate « Nun komm, der Heiden Heiland » BWV 61, Concerto pour violon et hautbois BWV 1060a, Cantate « Süsser Trost mein Jesus kommt » BWV 151, Cantate « Wachet! Betet! » BWV 70. Kati Debretzeni, violon ; Michael Niesemann, hautbois ; Monteverdi Choir ; English Baroque Soloists, direction : Sir John Eliot Gardiner.

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