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Paris. Théâtre des Champs-Élysées. 17-III-2011. Domenico Scarlatti (1685-1757) : Missa quatuor vocum (extraits) ; Georg Friedrich Haendel (1685-1759)  : Dixit Dominus ; Johann Sebastian Bach (1685-1750) : Magnificat BWV 243. Yeree Suh, Julia Doyle, sopranos ; Katharina Magiera, alto ; Markus Schäfer, ténor ; Peter Harvey, baryton ; Chœur Arsys-Bourgogne ; Le Cercle de l’Harmonie, direction : Pierre Cao

Articulé autour d’une fabuleuse génération de compositeurs, tous trois nés en 1685, ce programme du Chœur proposait au public parisien, venu fort nombreux, deux chef-d’œuvres du répertoire sacré, associés à une pièce méconnue, toutes ces œuvres en latin ayant subies l’influence du style vocal italien du XVIe (concernant ) et du XVIIe siècle (à propos de Bach et Haendel).

Le chœur débutait ce concert par une rareté, des extraits de la Missa quatuor vocum de , également connue sous le nom de Messe de Madrid. En formation réduite, quatre chanteurs par partie, le chœur, non pas a cappella mais avec un soutien instrumental (orgue, violoncelle et contrebasse), déçoit dans cette polyphonie alla Palestrina, par un manque de justesse, d’homogénéité des pupitres.

Le Chœur Arsys Bourgogne au complet, une trentaine de chanteurs, était ensuite rejoint par les musiciens du Cercle de l’Harmonie et un plateau de solistes pour interpréter successivement le célèbre motet de Haendel Dixit Dominus (1707), puis après l’entracte le Magnificat de Bach (1732-1735). Les deux œuvres ont en commun une écriture brillante mais aussi émouvante, qui illustre bien les textes sur lesquels elles s’appuient (Psaume 109 pour Haendel, cantique de la Vierge pour Bach), de redoutables fugues, et une construction qui fait alterner des chœurs (parfois avec solistes chez Haendel) et des airs brefs.

Sans être dans une forme époustouflante (manque de mordant, de précision…), et malgré une acoustique peu favorable à ce type d’œuvres, le Chœur Arsys Bourgogne propose une interprétation assez probante de ce répertoire avec lequel il est familier (un disque du Dixit Dominus existe chez Eloquentia). La formation de Jérémie Rhorer, Le Cercle de l’Harmonie, qu’on n’associe pas forcément à Bach et Haendel, fait également bonne figure (notamment les solos de vents dans le Magnificat), sous la direction économe en geste, mais pas en intentions, de . Malheureusement, le concert est plombé par les solistes : la soprano a un petit filet de voix, c’est propre, mais il ne se passe pas grand-chose. C’est guère mieux pour sa collègue Julia Doyle, et le ténor Markus Schäfer est par ailleurs bien décevant. Tirent néanmoins leur épingle du jeu et l’alto Katharina Magiera, qui nous gratifie en particulier d’un touchant «Esurientes implevit bonis» dans le Magnificat de Bach.

Crédit photographique : © Sébastien Boulard

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Paris. Théâtre des Champs-Élysées. 17-III-2011. Domenico Scarlatti (1685-1757) : Missa quatuor vocum (extraits) ; Georg Friedrich Haendel (1685-1759)  : Dixit Dominus ; Johann Sebastian Bach (1685-1750) : Magnificat BWV 243. Yeree Suh, Julia Doyle, sopranos ; Katharina Magiera, alto ; Markus Schäfer, ténor ; Peter Harvey, baryton ; Chœur Arsys-Bourgogne ; Le Cercle de l’Harmonie, direction : Pierre Cao

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