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Festival Mozart à Paris : oeuvres sacrées

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Paris. Théâtre des Champs-Elysées. 24-VI-2011. Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Vêpres solennelles pour un confesseur K. 339 ; Messe en ut mineur K. 427. Sally Matthews, soprano ; Ann Hallenberg, mezzo-soprano ; Rainer Trost, ténor ; Nahuel di Pierro, basse ; Chœur de chambre les Eléments (chef de chœur : Joël Suhubiette) ; Le Cercle de l’Harmonie, direction : Jérémie Rhorer.

Dans le prolongement des représentations d’Idomeneo données au Théâtre des Champs-Élysées dans le cadre du Festival Mozart, , Le Cercle de l’Harmonie et ses fidèles partenaires (depuis 2007) du Chœur de chambre proposaient deux œuvres sacrées célèbres. En première partie, les Vêpres d’un confesseur, composées en septembre 1780 par Mozart, quelques mois avant qu’il ne quitte quasi définitivement Salzbourg (grâce à la commande d’Idomeneo) et l’emprise du Prince archevêque Colloredo. Dans cette pièce contenant cinq psaumes et un Magnificat, les interprètes, en particulier l’orchestre, font d’emblée bonne impression quant à la mise en place, l’expression. Le chœur, une trentaine de chanteurs, pourrait néanmoins être plus solennel dans le Dixit initial ou le Magnificat, précis dans la fugue du Laudate Pueri. Du quatuor de solistes, relativement peu sollicité par rapport au chœur, se détache la soprano , particulièrement touchante dans le sublime solo du Laudate Dominum.

Après l’entracte, les musiciens – l’orchestre un peu plus fournit, le chœur divisé en deux – donnaient le chef d’œuvre religieux de Mozart (avec le Requiem), l’imposante (et pourtant inachevée…) Messe en ut mineur (1782/1783), qui navigue entre musique d’église et d’opéra, avec des réminiscences de l’époque baroque (contrepoint alla JS. Bach ou Haendel…). C’est une belle interprétation que propose , sans tomber dans la vision parfois caricaturale des « baroqueux ». L’orchestre et le chœur répondent bien aux indications du chef en termes de nuances, d’expression, sans gommer l’aspect sombre, dramatique (le Kyrie, le Qui tollis…) de la messe. Un chœur un peu plus incisif, précis aurait sans doute fait plus d’effet mais globalement, les interprètes convainquent. Les parties de solistes donnent la part belle aux filles. Dans le Laudamus te, la mezzo-soprano vocalise bien et son timbre fonctionne avec celui de dans le Domine Deus, le ténor étant quant à lui bien neutre lorsqu’il les rejoint dans le Quoniam. La soprano, une découverte, sans avoir une voix cristalline, aérienne, mais pratiquant un beau chant, qui plus est concernée par ce qu’elle chante, confirme les impressions de la première partie et délivre un Et incarnatus est fort réussi.

Un concert qui tint dans l’ensemble ses promesses. Il est juste dommage que, malgré le bruit fait autour de ces concerts Mozart, le choix peu risqué du répertoire, la salle n’est pas été pleine.

Crédit photographique : Sally Matthews©DR

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Paris. Théâtre des Champs-Elysées. 24-VI-2011. Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Vêpres solennelles pour un confesseur K. 339 ; Messe en ut mineur K. 427. Sally Matthews, soprano ; Ann Hallenberg, mezzo-soprano ; Rainer Trost, ténor ; Nahuel di Pierro, basse ; Chœur de chambre les Eléments (chef de chœur : Joël Suhubiette) ; Le Cercle de l’Harmonie, direction : Jérémie Rhorer.

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