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Lucien Durosoir : Baudelaire ou Verlaine ?

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Lucien Durosoir (1878-1955) : Le Balcon, poème symphonique ; Sonnet à un enfant ; Idylle pour quatuor d’instruments à vent ; Trilogie pour violoncelle et piano ; Trio en si mineur pour violon, violoncelle et piano ; Berceuse pour violoncelle et piano. Kareen Durand, soprano ; Jean-Christophe Jacques, basse ; Raphaël Merlin, violoncelle ; Yann Dubost, contrebasse ; Jeff Cohen et Johan Farjot, piano ; Trio Hoboken : Saskia Lethiec, violon ; Jérôme Granjon, piano ; Éric Picard, violoncelle ; Quatuor Diotima : Yun-Peng Zhao et Naaman Sluchin, violon ; Franck Chevalier, alto ; Pierre Morlet, violoncelle ; Quintette Aquilon : Sabine Raynaud, flûte ; Stéphanie Corre, clarinette ; Gaëlle Habert, basson ; Marianne Tilquin, cor ; Ensemble Sequenza 9. 3, direction : Catherine Simonpietri. 1 CD Alpha 175. Code barre : 3760014191756. Enregistré du 23 au 25 août 2005 à la Maison de Radio France, les 11 et 12 février en l’église Saint-Jean de Paris et du 30 avril au 2 mai 2010 à la Ferme de Villefavard. Notice bilingue (français, anglais), textes chantés. Durée : 79’46’’

 

Alpha continue d’explorer l’œuvre de . Ce quatrième disque exhume Le balcon, qui contient certains des vers les plus inoubliables de Baudelaire, dans une curieuse adaptation en « poème symphonique » pour basse solo, chœur féminin et quintette à cordes. Pour la partie soliste, Durosoir semble avoir voulu se différencier du modèle proposé par Debussy, au prix de recherches prosodiques peu naturelles. En revanche, l’atmosphère voluptueuse est très réussie, entretenue par des cordes tour à tour langoureuses ou frénétiques, et par les interventions sans paroles du chœur, tout à fait dignes des « molles enchanteresses » qui hantent Les fleurs du mal. Une véritable curiosité, toujours à la limite de l’artificiel, excellemment servie par les interprètes.

Les diverses pièces instrumentales qui composent le reste du disque confirment l’originalité de ce talent, qui n’a vraiment rien de commun. L’Idylle pour vents, surtout, révèle une science des couleurs pastorales qui évoque Cézanne. Admirablement rendue par les membres du Quintette Aquilon, l’œuvre semble emprunter au peintre ses plus subtils équilibres. Les pièces pour violoncelle composées pour le virtuose Maurice Maréchal partagent avec le Trio un caractère bizarre et fuyant. Dans cette dernière œuvre, on ne reconnaît guère le thème « nerveux et fier » annoncé. Est-ce imputable à une interprétation soignée mais peut-être trop timide ? Ou plutôt à la singularité de Durosoir, qui s’apparente finalement bien plus à Verlaine qu’à Baudelaire, ne serait-ce que par son utilisation de l’impair et par sa poésie de la suggestion, aux confins du romantisme et de l’impressionnisme.

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Lucien Durosoir (1878-1955) : Le Balcon, poème symphonique ; Sonnet à un enfant ; Idylle pour quatuor d’instruments à vent ; Trilogie pour violoncelle et piano ; Trio en si mineur pour violon, violoncelle et piano ; Berceuse pour violoncelle et piano. Kareen Durand, soprano ; Jean-Christophe Jacques, basse ; Raphaël Merlin, violoncelle ; Yann Dubost, contrebasse ; Jeff Cohen et Johan Farjot, piano ; Trio Hoboken : Saskia Lethiec, violon ; Jérôme Granjon, piano ; Éric Picard, violoncelle ; Quatuor Diotima : Yun-Peng Zhao et Naaman Sluchin, violon ; Franck Chevalier, alto ; Pierre Morlet, violoncelle ; Quintette Aquilon : Sabine Raynaud, flûte ; Stéphanie Corre, clarinette ; Gaëlle Habert, basson ; Marianne Tilquin, cor ; Ensemble Sequenza 9. 3, direction : Catherine Simonpietri. 1 CD Alpha 175. Code barre : 3760014191756. Enregistré du 23 au 25 août 2005 à la Maison de Radio France, les 11 et 12 février en l’église Saint-Jean de Paris et du 30 avril au 2 mai 2010 à la Ferme de Villefavard. Notice bilingue (français, anglais), textes chantés. Durée : 79’46’’

 
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