La Scène, Musique de chambre et récital

Récital Joseph Calleja au Théâtre des Champs-Elysées

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Paris. Théâtre des Champs-Élysées. 18-I-2013. Edouard Lalo (1823-1892) Le roi d’Ys : ouverture. Amilcare Ponchielli (1834-1886) La Gioconda : « Cielo e mar ». Georges Bizet (1838-1875) Carmen : Suite n°1 les Toréadors, « la fleur que tu m’avais jetée ». Giacomo Puccini (1858-1924) Le Villi : La tregenda, Tosca : « Recondita armonia », « E lucevan le stelle ». Giuseppe Verdi (1813-1901) Les Vêpres siciliennes : ouverture, Rigoletto « la donne è mobile ». Pietro Mascagni (1863-1945) Cavallerie rusticana « Mamma, quel vino è generoso ». Jules Massenet (1842-1912) Thaïs, Méditation, Werther : « pourquoi me réveiller », Le Cid « Ah ! Tout est bien fini… Ô souverain, ô juge, ô père ». Joseph Calleja, ténor. Orquestra Sinfónico de Navarra, direction : Frédéric Chaslin.

Il reste bien peu de l’hommage à Mario Lanza, sous lequel était placée la prestation de , si ce n’est le titre du concert. En effet, le ténor, si peu invité sur les scènes parisiennes, a préféré régaler son public d’airs d’opéra plutôt que des chansons qui constituent l’essentiel de son dernier CD, « a tribute to Mario Lanza ». C’est tout aussi bien, car dans ce répertoire ultra-classique, il démontre avec brio sa science du phrasé, des diminuendi, des sons filés impalpables. Comment se fait-il qu’un si bel interprète ne se soit encore jamais produit à l’Opéra de Paris ?

Ce récital laisse cependant, malgré la beauté du chant, un léger goût d’inachevé. Huit airs, c’est à la fois beaucoup quand ils sont si lourds, et peu quand ils sont si courts ! « la donne è mobile », « Mamma, quel vino è generoso », « Recondita armonia » passent vite, on a à peine le temps d’apprécier cette voix saine et pleine, cette facilité d’émission déconcertante. « Cielo e mar », « E lucevan le stelle » « Ô souverain, ô juge, ô père » démontrent l’impact d’un timbre lyrique bien placé, dans un répertoire en général attribué à des voix plus lourdes, tandis que les extraits de Carmen et du Cid enchantent par leur élégance et quelques messa di voce placées à bon escient.

Sympathique, un peu pataud, s’est exprimé en français pour remercier un public conquis d’avance. Il a ensuite enchaîné quatre bis, un fort beau « nessum dorma », une mélodie de Tosti, « a vuchella », « be my love », extrait phare de son dernier CD, et pour terminer une deuxième fois « E lucevan le stelle », de façon impeccable, mais un peu mécanique, comme s’il était pressé d’en finir. La raison en est simple, il chantait le lendemain pour une télévision scandinave et le surlendemain à Munich… Le marketing international a ses raisons que l’art ne connaît pas…

Pour l’accompagner, l’ est indigne. Sans légèreté et sans grâce, il multiple sonorités douteuses et fausses notes (l’intervention de la trompette dans la suite de Carmen était un monument de kitsch !).

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Paris. Théâtre des Champs-Élysées. 18-I-2013. Edouard Lalo (1823-1892) Le roi d’Ys : ouverture. Amilcare Ponchielli (1834-1886) La Gioconda : « Cielo e mar ». Georges Bizet (1838-1875) Carmen : Suite n°1 les Toréadors, « la fleur que tu m’avais jetée ». Giacomo Puccini (1858-1924) Le Villi : La tregenda, Tosca : « Recondita armonia », « E lucevan le stelle ». Giuseppe Verdi (1813-1901) Les Vêpres siciliennes : ouverture, Rigoletto « la donne è mobile ». Pietro Mascagni (1863-1945) Cavallerie rusticana « Mamma, quel vino è generoso ». Jules Massenet (1842-1912) Thaïs, Méditation, Werther : « pourquoi me réveiller », Le Cid « Ah ! Tout est bien fini… Ô souverain, ô juge, ô père ». Joseph Calleja, ténor. Orquestra Sinfónico de Navarra, direction : Frédéric Chaslin.

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