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Paris. Salle Pleyel. 24-III-2013. Johann Sebastian Bach (1685-1750) : Passion selon saint Jean BWV 245. Deborah York, soprano ; Varduhi Abrahamyan, contralto ; Markus Schäfer, Emiliano Gonzalez Toro, ténors ; Johannes Weisser, Johannes Mannov, basse ; Accentus, Concerto Köln, direction : Laurence Equilbey

Comme chaque année à l’approche de Pâques, les églises et les salles de concert proposent des Passions de JS. Bach (en 2013, du moins en Île-de-France, surtout la saint Jean) pour le plus grand plaisir des mélomanes. A Paris, le public était venu en nombre Salle Pleyel écouter la Passion selon saint Jean dirigée par , à la tête de son chœur et du . On la connaît chef de chœur (et de plus en plus d’orchestre) dans des oratorios de l’époque classique ou romantique, moins dans le baroque, répertoire qu’elle travailla néanmoins lorsqu’elle séjourna dans sa jeunesse à Vienne, notamment auprès (et sous la direction) de Nikolaus Harnoncourt.

Dès le chœur d’ouverture « Herr, unser Herrscher… », Equilbey implique un sens du relief, remarquablement relayée par ses musiciens, et une tension qui ne se relâchera pas durant toute l’œuvre. Si se montre particulièrement souple, homogène, expressif, aussi bien dans les deux grands chœurs et dans les interventions liées à la narration, que dans les chorals, l’orchestre convainc surtout collectivement. L’impression s’avère en effet moins bonne (quelques soucis d’intonation, de justesse…) lorsque les instrumentistes solistes (hautbois, flûtes, violons…) accompagnent les airs des chanteurs.

La réussite de la soirée est à mettre également au crédit de l’Evangéliste, le ténor , grâce à une émission claire et son implication dans la manière de narrer le récit de l’arrestation, du procès, de la crucifixion et de la mise au tombeau du Christ. Johannes Mannov dans le rôle de Jésus, malgré une voix puissante, ne laisse pas un souvenir impérissable (manque de nuances), tout le contraire de , à la fois Pilate et interprète des fameux airs de basse. Outre la beauté du timbre, le chanteur norvégien fait preuve d’une aisance et d’un sens de la musicalité, récompensé à juste titre par le public (et vainqueur à l’applaudimètre). Les autres solistes réunis dans cette production pour chanter les airs ne déméritent pas mais aucun n’impressionne ou n’émeut réellement.

Ces réserves mises à part, globalement un beau concert, sous la direction d’une chef qu’on n’attendait pas à priori dans ce répertoire.

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Paris. Salle Pleyel. 24-III-2013. Johann Sebastian Bach (1685-1750) : Passion selon saint Jean BWV 245. Deborah York, soprano ; Varduhi Abrahamyan, contralto ; Markus Schäfer, Emiliano Gonzalez Toro, ténors ; Johannes Weisser, Johannes Mannov, basse ; Accentus, Concerto Köln, direction : Laurence Equilbey

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