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Les Israélites dans le désert : Savall célèbre le Bach de Hambourg

Concerts, La Scène, Musique d'ensemble

Paris. Cité de la Musique. 14-V-2014. Carl Philipp Emanuel Bach (1714-1788) : Les Israélites dans le désert Wq.238. Maria Cristina Kiehr, Hanna Bayodi-Hirt, sopranos ; Nicholas Mulroy, ténor ; Stephan MacLeod, baryton. La Capella Reial de Catalunya (Lluis Vilamajó, préparation), Le Concert des Nations, direction : Jordi Savall.

savall_jordiC’est dans le cadre d’un cycle « Déserts » conçu par la Cité de la Musique et la Salle Pleyel qu’était proposé l’oratorio Die Israeliten in der Wüste (Les Israélites dans le désert) de . présentait l’œuvre avec ses musiciens du Concert des Nations du fait des commémorations en 2014 liées au tricentenaire de la naissance du Bach de Hambourg.

Avec cet oratorio composé en 1769 qui eu une certaine notoriété en son temps mais bien oublié aujourd’hui, on est assez loin des audaces harmoniques et rythmiques qui parsèment l’œuvre instrumentale, particulièrement pour clavier, de .

Une œuvre beaucoup plus « classique » donc, qui s’appuie sur un livret de Daniel Schiebeler, ce dernier s’inspirant du récit de l’Exode, tiré de l’Ancien Testament. Les Israélites réduits en esclavage fuient l’Egypte sous la conduite de Moïse et se dirigent vers la Terre promise. Divisé en deux parties, l’oratorio qui fait intervenir à quelques reprises le chœur, est principalement constitué de récitatifs et d’arias da capo confiés à quatre solistes, deux sopranos (Israélites), un ténor (Aaron) et un baryton-basse (Moïse). Les lamentations, douleurs des Israélites dans la première partie laissent place dans la seconde à un climat plus apaisé et même rempli d’espoir et d’allégresse.

dirige cette œuvre avec la souplesse et l’élégance qu’on lui connaît, même si les contrastes dramatiques pourraient être plus caractérisés. Si le chœur répond bien aux injonctions du chef catalan, on est moins convaincu par l’orchestre, parfois un peu brouillon. Le plateau de solistes est quant à lui dominé, de notre point de vue, par le Moïse impérial, et dans le style et dans la langue, de , un timbre magnifique.

Crédit photographique : Jordi Savall © DR

 

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