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Anima Eterna Brugge présente Ariane à Naxos de Haydn

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Dijon. Auditorium, 11-I-2015. Joseph Haydn (1732-1809) : Symphonie n°104 « Londres » en ré maj., Hob. I : 104 et « Ariane à Naxos », cantate pour voix seule, Hob. XXXVI B : 2, version pour orchestre et voix. Ludwig van Beethoven (1770-1827) : Symphonie n°2 en ré majeur, op. 36. Avec Marianne Beate Kielland, mezzo-soprano. Orchestre Anima Eterna Brugge. Direction musicale : Jos van Immerseel.

M. Beate Kielland c Veronica MelaA Dijon, Brugge nous offre un panorama intéressant de la transition entre classicisme et premier romantisme, avec une mention particulière pour la mezzo-soprano .

Un joli programme fin de siècle, ce n’est pas si courant dans les salles de concert : avec cette perle rare qu’est la cantate Ariane à Naxos, la Symphonie n°104 dite « Londres » de Haydn et la Symphonie n° 2 de Beethoven.

Les qualités de cet orchestre se révèlent de prime abord dans la symphonie « Londres » grâce aux choix opérés par son chef,  : le phrasé est toujours soigné et élégant et il fait merveille dans l’œuvre de , dont il souligne efficacement la nervosité et l’humour.

Les oppositions de dynamique sont mises en valeur avec conviction et ainsi, l’interprétation devient très vivante comme dans le premier allegro. Le second mouvement débute par de belles sonorités fondues de cordes, puis les bois y introduisent des soli charmants. Le menuet est traité vraiment comme une danse paysanne, et cet aspect rustique ne détonne pas dans cette symphonie composée pour la capitale britannique.

En revanche, on est moins impressionné par le début de l’œuvre ; l’adagio initial manque de sens : si les oppositions de nuances sont marquées, la cohésion entre les pupitres est parfois hasardeuse, les départs « piano » manquent de matière. Ce manque de précision se retrouve d’ailleurs à plusieurs reprises dans le pupitre des premiers violons, et c’est bien dommage. On ne peut, par ailleurs, nullement accuser le violon solo qui semble donner toute l’énergie nécessaire pour inciter le pupitre à la suivre…

est la révélation de ce spectacle. Dotée d’une très belle voix de mezzo-soprano, d’une égalité parfaite dans les aigus comme dans les graves, elle est, d’un point de vue vocal, d’une expressivité touchante et convaincante. Elle possède en outre un sens du mouvement de scène, aidée en cela par une présence incontestable. Bref, elle sait donner vie à cette cantate d’un style assez conventionnel.

On est tenté de faire les mêmes remarques sur l’interprétation de la symphonie de Beethoven que celles qui ont été exprimées ci-dessus sur celle de Haydn. Pourtant, là, une qualité  emporte l’adhésion : sait dégager cette impression d’énergie qui reste la signature incontestée du maître de Bonn.

Crédit photographique : Marianne Beate Kielland (c)Veronica Melå

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Dijon. Auditorium, 11-I-2015. Joseph Haydn (1732-1809) : Symphonie n°104 « Londres » en ré maj., Hob. I : 104 et « Ariane à Naxos », cantate pour voix seule, Hob. XXXVI B : 2, version pour orchestre et voix. Ludwig van Beethoven (1770-1827) : Symphonie n°2 en ré majeur, op. 36. Avec Marianne Beate Kielland, mezzo-soprano. Orchestre Anima Eterna Brugge. Direction musicale : Jos van Immerseel.

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