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Superbe hommage à la musique française par Samouil et Lively

À emporter, CD, Musique de chambre et récital

Maurice Ravel (1875-1937) : Sonate pour violon et piano n° 2 en sol majeur ; Tzigane, Rhapsodie de concert. Gabriel Fauré (1845-1924) : Après un rêve, op. 7 ; Sonate pour violon et piano n° 1, op. 13, en la mineur. Claude Debussy (1862-1918) : Claire de lune ; Sonate pour violon et piano en sol mineur. Jules Massenet (1842-1912) : Méditation de Thaïs, arrangement de Martin-Pierre Marsick. Tatiana Samouil, violon. David Lively, piano. 1 CD Indésens. Enregistré du 27 au 30 décembre 2017 à Flagey (Belgique). Notice bilingue : français-anglais. Durée : 80:08

 

samouil_lively_sonatesLes œuvres pour violon et piano de Debussy, Ravel et Fauré retenues appartiennent au nec plus ultra du répertoire français. et lui rendent un superbe hommage, à déguster sans tarder.

La carrière de , pianiste franco-américain, artiste discret mais insigne, intéresse de nombreuses époques de l’histoire de la musique. Sa collaboration avec la violoniste russe , elle aussi magnifique instrumentiste, débouche sur ces  interprétations de premier plan de sonates françaises composées en 1876 (Fauré), 1917 (Debussy) et 1923-1927 (Ravel), sous oublier la présentation de trois arrangements pour ce duo qui ajoute une belle Méditation de Thaïs de . Les présentations faites, il reste à se confier à leurs belles lectures de ces pages indispensables.

La Sonate en sol mineur de , créée avec Gaston Poulet, lors de la dernière apparition publique du maître malade, le 5 mai 1917, avec ses sonorités modernisantes mais également avec ses fantaisies et son climat émouvant, inspire les artistes qui en soulignent les méandres, notamment dans l’Allegro vivo initial et le troublant Finale.

Une vingtaine d’années plus tard mettait le point final à sa Sonate, également en sol majeur. Ravel et George Enesco en donnèrent la première exécution salle Erard à Paris. Samouil et Lively soulignent, sans exagération, l’influence de Bartók et ne masquent aucunement le dépouillement de la dernière partition de chambre du compositeur (Allegretto). Les marques du jazz du second mouvement Blues (Moderato) s’effacent dans le dernier Perpetuum mobile (Allegro) où domine le violon.  Quant à la Sonate en la majeur de , comparée parfois à celle de César Franck, elle impressionne par sa fraîcheur, sa  lumière et son optimisme, marques d’un temps où le créateur connaissait le bonheur. Nos interprètes en perpétuent les attributs qui firent son saisissant succès.

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