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Le soutien cordial et constant de Khatchatourian à Chostakovitch

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Rares sont les compositeurs soviétiques à avoir bénéficié d’un intérêt aussi massif et constant de la part du milieu artistique que Dimitri Chostakovitch, aussi bien de son vivant que depuis sa disparition en 1975. Sa musique, ses idées publiques ou cachées, chaque pan de son existence, scrutés sans relâche par un régime politique autoritaire, ont fait l’objet de commentaires incessants de la part du monde musical, littéraire, et plus largement artistique. Les aléas et les dangers réels et menaçants du pouvoir politique dictatorial sous Staline et ses successeurs ont ponctué sa vie, ses comportements et les réactions plus ou moins opportunistes de ceux qui furent amenés à se prononcer sur ses faits et gestes, ses options humanistes et sa musique au filtre d’analyses perturbées par les peurs,les intérêts et les calculs immédiats. Cette galerie consacre des tranches de vie du monde musical soviétique centrées sur la personne et l’œuvre de Chostakovitch par ceux qui l’ont approché. Pour accéder au dossier complet : Chostakovitch par ses contemporains soviétiques

 

(1906-1975) et (1903-1978), deux des compositeurs les plus connus de l’URSS, eurent à affronter, tout au long de leur existence d’homme et d’artiste, les diktats au mieux stériles, au pire terrifiants du régime soviétique. Personnalités aussi différentes que leur esthétique, ils se lièrent d’une amitié qui apporta un réconfort bienvenu à Chostakovitch.

Alors que la carrière de compositeur de Chostakovitch alternait des succès brillants et des scandales retentissants liés aux revirements politiques, dans une société marquée par la terreur des purges staliniennes entraînant méfiance et duplicité, les innombrables rencontres qui émaillèrent l’existence de Chostakovitch et Khatchatourian se caractérisèrent par une relation d’une qualité constante.

En 1932, l’Union des compositeurs, organe officiel nouvellement créé, œuvrait à la mise au pas des musiciens, à l’image de ce qui se faisait pour les écrivains et intellectuels. A cette date, dans l’optique de plaire à Staline, elle organisa la visite de grands chantiers lancés par Staline avec l’espoir secret que ces derniers pourraient leur inspirer leurs œuvres. Il existe de cette époque une photographie où l’on reconnait Khrennikov, Khatchatourian, Kabalevski et Miaskovski admirant l’un de ces grands chantiers.

En juin 1934, alors qu’il voyage dans le train qui se rend à Bakou (Azerbaïdjan) Chostakovitch rencontre son collègue de trois ans son aîné. Dans un courrier, il confie que ce dernier s’avère être un parfait compagnon de voyage. Ils dinent ensemble dans le wagon restaurant et Dimitri assure, non sans humour, qu’il a largement préféré son collègue au repas servi. Aram insiste pour partager avec lui le salami qu’il avait apporté. Malgré des tempéraments fort différents, une authentique et longue amitié se développe alors, et leurs sujets de conversation et de préoccupation ne manquent pas.

Autant Chostakovitch s’avère plutôt discret et renfermé, voire timide au point de paraître parfois hautain, autant Khatchatourian, le chaleureux méridional, affiche un tempérament jovial et une nature optimiste. Capable de relativiser les problèmes, Khatchatourian sait détendre l’atmosphère par son tempérament de très bon vivant et manifeste moins d’ambition créatrice que son ami Dimitri. Moins innovateur que lui, il sait habiller habilement, avec chaleur et couleur, le folklore de ses origines arméniennes, options qui conviennent mieux aux injonctions des idéologues du Parti et lui vaudront moins de déboires.

En 1935, Khatchatourian compose sa Symphonie n° 1, une année après Lady Macbeth, le fameux opéra de son ami, qui allait bientôt lui attirer les foudres de Staline pour son modernisme, son érotisme outrancier et accessoirement sa critique de la société soviétique. Tandis qu’en décembre 1936 Chostakovitch est obligé d’annuler l’exécution de sa Symphonie n° 4 pour satisfaire aux exigences du pouvoir, Khatchatourian connaît la même année un grand succès avec son beau Concerto pour piano. Dans les deux cas,  ces deux musiques sont esthétiquement placées aux antipodes l’une de l’autre.

Une des premières rencontres artistiques majeures concernant les deux compositeurs se déroule le 21 novembre 1937 lors du concert au cours duquel Chostakovitch, alors en disgrâce, présente en création sa Symphonie n° 5. Figurait également au programme de ce jour-là le Concerto pour piano de Khatchatourian avec en soliste l’excellent virtuose Lev Oborine. Le concert se conclut par un tonnerre d’applaudissements surtout adressés à la nouvelle symphonie. La musique de Khatchatourian avec ses accents post-romantiques, une certaine sensualité sonore, son évitement de toute expérimentation établissait une relation assez directe avec l’auditeur, et contrastait sensiblement avec les œuvres précédentes de son ami. La Symphonie n°5, tout au moins en surface, répondait aux nouveaux canons de la musique officielle.

Lorsque les troupes allemandes envahissent l’URSS en juin 1941, elles progressent très rapidement vers l’est et menacent bientôt Leningrad. Chostakovitch présent travaille alors sur sa prochaine symphonie (n° 7) et participe bientôt personnellement à la défense de la ville. L’encerclement et les bombardements s’intensifient ce qui conduit les autorités à imposer au compositeur et à sa famille de quitter la ville. Le 1er octobre, un avion les conduit à Moscou, pour peu de temps. Là, l’auteur de la Symphonie « Leningrad » joue sans tarder sa partition au piano devant Khatchatourian dans son appartement. Chostakovitch s’adresse alors à Khatchatourian qui rapporte son propos : « Pardonne-moi, veux-tu, si cela te rappelle le Boléro de Ravel. » Deux mois plus tard, il confie à son ami Isaak Gluckman : « Les critiques  désœuvrés me reprocheront sans aucun doute d’avoir imité le Boléro de Ravel. » (dans Shostakovitch, A Life Remembered, Elisabeth Wilson, édition 2006, p. 173).

L’approche de l’ennemi l’oblige une nouvelle fois à s’éloigner, en train cette fois, vers le sud-est, le 16 octobre 1941, pour un long voyage d’une semaine qui le conduit dans la ville de Kuibyshev (aujourd’hui Samara) sur la Volga, à 1000 km de Moscou. Il voyage en compagnie de musiciens célèbres comme les compositeurs Chébaline, Kabalevski, Glière, Khatchatourian, le pianiste virtuose Lev Oborine et d’autres artistes du Bolchoï, sans oublier . Khatchatourian, Arménien né à Tbilissi en Géorgie avait suivi sa formation à Moscou mais était resté attaché aux musiques populaires de Caucasie du Caucase. Ses opus majeurs, les plus populaires, outre le Concerto pour piano, sont le Concerto pour violon (1940) (écrit pour le fameux soliste David Oïstrakh, il lui vaut un Prix Staline en 1941), les musiques opulentes destinées aux ballets Gayaneh (1943) et Spartacus (1954), une quarantaine de partitions pour le théâtre et le cinéma ou encore trois symphonies (1935, 1943, 1947).

En 1942, plusieurs compositeurs soviétiques s’établirent à Ivanovo dans une propriété acquise par l’Union des compositeurs afin d’offrir de bonnes conditions de travail aux artistes; à 300 km située au nord-est de Moscou. Parmi eux se trouvaient , Aram Khatchatourian, Reinhold Glière, Vano Mouradeli… et leurs familles. Chostakovitch travaillait intensément sur sa Symphonie n° 8 et Khatchatourian élaborait son ballet Gayaneh, avec en particulier la populaire Danse du sabre. Pratiquement contemporaine (été 1943), la Symphonie n° 2 « Les Cloches » de Khatchatourian, fut écrite à Ivanovo. La fulgurance des idées de Chostakovitch contraste sévèrement avec la relative banalité de l’inspiration d’Aram. Plusieurs étés se passent à Ivanovo où les résidents jouissaient d’une certaine liberté.

En 1944, on demanda à Chostakovitch de participer à un concours lancé dans l’ensemble du pays destiné à trouver un nouvel hymne national. En effet, l’Internationale, chant révolutionnaire chanté en français en faisait office. Staline décida de changer les choses et « souhaitait » une musique et un texte écrits par un musicien et un écrivain soviétiques. Une quarantaine de poètes et cent soixante-cinq compositeurs se lancèrent dans l’aventure. Aram Khatchatourian et Dimitri Chostakovitch, comme d’autres collègues, proposèrent plusieurs projets. Le jury, au total, reçut plus de cinq cents suggestions, et procéda à l’audition de chacune. Staline inopinément se présentait de temps à autres pour juger de l’avancement de l’affaire. Il décida arbitrairement que Chostakovitch et Khatchatourian devaient écrire ensemble un hymne en dépit de leurs différences esthétiques foncières. Ils se rencontrèrent très souvent alors et burent plus qu’ils ne composèrent. Le temps pressant ils décidèrent d’écrire une mélodie chacun de leur côté, de les confronter et d’en tirer quelque chose. Peu enthousiastes, ils tirèrent au sort celui qui effectuerait l’orchestration ! Ce fut Chostakovitch. Le maître du Kremlin sélectionna cinq projets dont celui commun de nos deux musiciens. Staline et le Politburo après l’audition des sélectionnés retinrent le travail d’Alexandrov. Une intervention plutôt agressive de Dimitri en présence de Staline n’avait pas arrangé les choses et Aram déçu d’être rejeté le lui reprocha longtemps.

Après la guerre, Khatchatourian prit la défense de la Symphonie n° 9 de Chostakovitch en octobre 1946 à l’Union des compositeurs (où il exerçait le rôle d’organisateur). Il réussit à contenir les attaques de Khrennikov qui ne manquait pas de continuer à dévaluer sans nuances et en toute mauvaise foi la Symphonie « Leningrad ». Les concessions incontournables, musiques grandiloquentes à la gloire de Staline et de l’URSS, des œuvres bien ficelées mais dénuées de conviction et d’inventivité (Poème de la patrie pour Chostakovitch en 1947 et Symphonie-poème, en fait la Symphonie n° 3  pour Khatchatourian). n’empêchèrent pas les deux amis d’être bientôt condamnés pour formalisme.

Le décret de Jdanov, homme politique russe chargé de la politique culturelle et inféodé à Staline, inaugure la chasse et la condamnation des formalistes. Nous sommes en 1948. Tout individu suspecté de ne pas écrire ou composer pour le peuple subit les foudres d’une politique obscure et impitoyable, où la logique et l’argumentation s’effacent devant l’arbitraire et les règlements de compte. La désignation programmée des compositeurs formalistes excita les rancœurs, les manœuvres, les coups-bas, les jalousies. Chacun voulait se défendre et enfoncer les autres. Chostakovitch et Prokofiev quant à eux figuraient d’autorité sur la liste maudite. Leur popularité mondiale et leur génie de compositeur les désignaient directement à la vindicte. D’autres musiciens vinrent les y rejoindre bien involontairement, parmi eux les condamnés Aram Khatchatourian, Kabalevski (rapidement racheté !), Miaskovski, Popov et Chébaline. Le servile Thikon Khrennikov, que nous avons récemment présenté*, ennemi déclaré de Chostakovitch, organisait la mise en place concrète de ces discriminations. Lors des réunions ultérieures ces hommes étaient sommés de se justifier et surtout de reconnaitre docilement et publiquement les chefs d’accusions dont on les accablait. Tous, découragés, connurent un certain temps un fort relâchement de leur travail de composition et tous souffrirent profondément de ces jugements iniques.

L’accumulation des difficultés et l’opiniâtreté haineuse de Khrennikov conduisirent à la démission de Khatchatourian du poste d’organisateur à l’Union des compositeurs. Ceux désignés comme « cosmopolites » et « formalistes » subirent de multiples entraves ; et faire exécuter leurs œuvres en public releva bientôt du parcours du combattant sans compter les risques physiques encourus.

Combien de partitions nouvelles valurent à Chostakovitch l’opposition de la majorité de ses collègues et des instances officielles ? Après la création en décembre 1953 de sa Symphonie n° 10, le monde musical soviétique débâtit interminablement, exprimant toute la gamme des réactions possibles, de l’encensement à l’anathème. Dans la revue Musique soviétique, Khatchatourian ne cacha pas son adhésion complète à la nouvelle symphonie. Son article intitulé « Sur le courage créateur et l’inspiration », de novembre 1953, après le décès de Staline, il dit espérer avec toute la diplomatie requise et une grande prudence dans ces propos, un éloignement de cette bureaucratie qui accable les compositeurs. Son papier déclencha de multiples controverses qui n’empêchèrent par Khatchatourian d’écrire un nouvel article nommé « La Vérité sur la musique soviétique et sur les compositeurs soviétiques » qui l’incitait à implorer « le droit des artistes à l’indépendance, à l’audace et aux expériences ». Manifestement, une ébauche de libéralisation apparaissait à un moment où la mort de Staline et l’arrivée de Khrouchtchev faisaient moins craindre les réponses violentes du régime. Chostakovitch et Khatchatourian obtinrent en 1954 la haute distinction d’Artistes du peuple. Ce qui n’empêcha nullement Khrennikov de lancer régulièrement ses attaques contre nos deux compositeurs, par exemple en 1957 à travers la Symphonie n° 8 du premier et la Symphonie n° 2 du second.

A propos de la Symphonie n° 10 de son ami, Khatchatourian précise : « C’est une œuvre immense, impressionnante, d’autant plus grande que le symphonisme contemporain traverse dans les pays bourgeois une profonde décadence, une dégénérescence idéologique ». Alliant habileté et objectivité Khatchatourian ne manque pas d’émettre quelques critiques raisonnables sur la Symphonie n° 10.

Fort bienvenue, en février 1958, la ligne officielle du Parti concernant la musique s’adoucit en reconnaissant les « erreurs commises en 1948 » ; elle concerne principalement Prokofiev, Khatchatourian, Chébaline, Popov et Miaskovski. Plus tard cette même année Chostakovitch est hospitalisé pour des douleurs des mains, ce qui gêne sensiblement son jeu. Dans un courrier à un ami, il précise : « Je fréquente Aram Khatchatourian, qui est ici depuis deux mois pour un ulcère à l’estomac ».

Non sans courage Khatchatourian clame : « L’Union des compositeurs doit cesser de jouer un rôle d’arbitre infaillible. » En juillet 1960 la nouvelle ministre de la culture à l’occasion de sa prise de fonction se fait photographier en compagnie de Khrennikov, Chostakovitch et Khatchatourian… et de Khrouchtchev, le maître du Kremlin. Les déclarations de Khatchatourian ménageaient habilement la flatterie envers les dogmes soviétiques et la mise en avant des nationalismes des républiques socialistes en veillant à présenter un dosage savant et des mots aimables.

Pour autant, les maîtres de l’URSS n’étaient pas disposés à abandonner leur toute puissance. Ainsi la création de la Symphonie n° 13 « Babi Yar » de Chostakovitch, en décembre 1962 à la mémoire des victime juives de ce massacre ignoble, enregistra une formidable ovation publique en dépit des multiples embuches dressées par les officiels pour en empêcher l’exécution. L’émotion était à son comble. Khatchatourian ému et transporté ne fut capable que de prononcer un seul mot « génial !» Quant à son ami Chostakovitch, il se leva à regret de son siège, triste et raide, épuisé et défaitiste, cachant toute expression de son visage malgré les acclamations. Le quotidien la Pravda ignora quasiment l’événement !

Peu de temps après Chostakovitch s’installa dans un appartement confortable proposé par l’Union des compositeurs. Parmi ses proches voisins se trouvaient Khatchatourian, qui habitait à l’étage inférieur, au 5ème, et Kabalevski. Posséder une datcha était seulement réservé à une élite. Chostakovitch voulut en acquérir une à Joukovka, ville située non loin de Moscou. Il espérait y trouver les conditions favorables à son travail de composition. Mais sa situation financière désastreuse constituait un obstacle de taille, aussi demanda-t-il à l’ami Aram de lui prêter de l’argent qui accepta généreusement en recommandant de ne plus y faire allusion. Il essaya même de le conseiller pour dépenser beaucoup moins d’argent mais Dimitri déclina, paya plus que nécessaire et remboursa progressivement l’argent de Khatchatourian.

Lors de la création officielle de la Symphonie n° 14 de Chostakovitch à Moscou en mars 1969, dirigée par Rudolf Barchaï, Khatchatourian était une fois encore dans le public aux côtés de nombreuses personnalités de premier plan comme les compositeurs Kabalevski, Edison Denissov, le musicien Serguei Slonimski, le chef d’orchestre Kyrill Kondrachine, le violoncelliste Mstislav Rostropovitch, l’écrivain Soljénitsyne, le poète Evgueni Evtouchenko…

En 1970, les deux hommes se virent contraints, au moins psychologiquement, de signer une pétition officielle condamnant le physicien nucléaire nobélisé Andreï Sakharov. Cet acte discutable déclencha de nombreuses critiques. Chostakovitch avoua qu’il ne se pardonnerait jamais cette décision. Son état moral déplorable et sa condition physique très préoccupante ont sans doute affaibli sa résistance à ce moment-là.

Quelques semaines avant la mort de Chostakovitch très affaibli, le 8 janvier 1975, on joua la Suite Michel Angelo à son domicile de Moscou. Parmi les présents se trouvaient Aram Khatchatourian, Khrennikov, Kabalevski, son fils Maxime, tous fortement impressionnés par la musique.

A la mort de Chostakovitch, survenue le 9 août 1975, une nécrologie fut publiée dans la Pravda deux jours plus tard. Cet hommage était signé par Brejnev mais aussi par des collègues musiciens parmi lesquels figuraient Kathchatourian, de nombreux artistes de premier rang ou non, sincères ou non, et enfin l’ennemi juré du défunt, Khrennikov.

Dimitri Chostakovitch décède à 69 ans à Moscou, mettant un terme à une amitié de plus de quarante années. Bien sûr, le 14 août 1975, Khatchatourian, accompagné de son épouse, assista aux funérailles de son ami Dimitri ; ils déposèrent des fleurs et se rapprochèrent d’Irina, la veuve, et des intimes. Aram Khatchatourian disparaitra, trois ans plus tard, le 1er mai 1978 à 75 ans dans la même ville.

* cf. Chostakovitch-Khrennikov : l’irréductible opposition

Sources

Boris Schwarz, Khachaturian, Aram, New Grove Dictionary of Music and Musicians, London, 1980, T 10, p. 47-48.

Krzysztof Meyer, Dimitri Chostakovitch, Fayard, 1994.

Frans C. Lemaire, Le destin russe et la musique, Fayard, 2005.

Elisabeth Wilson, Shostakovich. A Life Remembered. Faber & Faber, 2006.

Jean-Luc Caron, Dimitri Chostakovitch, bleu nuit éditeur, à paraître en 2021.

Crédits photographiques : portrait libre de droit

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