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Christoph Eschenbach célèbre Weber à Berlin

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Carl Maria von Weber (1786-1826) : Ouverture du Maître des esprits op. 27 ; Pièce de concert pour piano et orchestre en fa mineur op. 79 ; Ouverture du Freischütz op. 77 ; extraits du Freischütz : « Einst Träumte meiner sel’gen Base », « Kommt ein schlanker Bursch gegangen » ; Ouverture d’Oberon. Martin Helmchen, piano ; Anna Prohaska, soprano ; Konzerthaus Orchester Berlin, direction : Christoph Eschenbach. 1 CD Alpha. Enregistré du 21 au 23 novembre 2020 et du 15 au 16 février 2021 dans la grande salle du Konzerthaus de Berlin. Notice bilingue : anglais-allemand. Durée : 53:33

 

Ce disque nous invite à la célébration d’un double anniversaire : celui du fameux Konzerthaus de Berlin et celui de la création du Freischütz de en 1821, dans cette même salle.

Le Konzerthaus de Berlin fut inauguré le 26 mai 1821. Quelques semaines plus tard, le 18 juin, eut lieu en ses murs la création du Freischütz, elle-même suivie une semaine plus tard de la création de la Pièce de concert pour piano et orchestre op. 79. C’est dire la parfaite cohérence thématique du programme proposé ici par associant différentes œuvres orchestrales, concertantes et vocales de Weber, très joliment portées par le Konzerthaus Orchester Berlin, associé à et en solistes.

Une rareté ouvre cet album : l’Ouverture du Maître des esprits (Beherrscher der Geister) composée en 1805 et récrite en 1811, seul fragment orchestral restant d’un opéra romantique qui restera inachevé, mettant en scène le géant Rübezahl. Imprégnée d’urgence, résolument théâtrale et dramatique, Eschenbach en donne une lecture puissante, martiale, scandée par de tonitruantes timbales et des cordes virevoltantes contrastant avec la douceur des bois.

D’un romantisme avéré rappelant par instants Chopin, la Pièce de concert pour piano et orchestre op. 79 est abordée avec beaucoup de retenue et de mélancolie par avant que la virtuosité ne reprenne ses droits dans une lecture ample, tendue, subtile dans ses fluctuations agogiques, haute en couleurs, parfaitement soutenue par l’orchestre.

Débutée sur un tempo assez lent pour mieux en souligner tout le mystère, l’Ouverture du Freischütz séduit par ses contrastes, par sa théâtralité, son énergie comme par la maestria orchestrale (vents) sous la baguette assurée de . Clarté orchestrale, performances solistiques (cordes) souplesse de la ligne, beauté du timbre et puissance de projection caractérisent les airs d’Änchen (« Einst Trämte meiner sel’gen Base » et « Kommt ein schlanker Bursch gegangen ») superbement interprétés par .

Portée par la poésie du cor féérique d’Obéron, l’Ouverture éponyme conclut ce bel album, sur une interprétation pleine d’élan, tour à tour héroïque ou chargée d’effusion amoureuse, superbement servie par un Konzerthaus Orchester Berlin irréprochable.

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Carl Maria von Weber (1786-1826) : Ouverture du Maître des esprits op. 27 ; Pièce de concert pour piano et orchestre en fa mineur op. 79 ; Ouverture du Freischütz op. 77 ; extraits du Freischütz : « Einst Träumte meiner sel’gen Base », « Kommt ein schlanker Bursch gegangen » ; Ouverture d’Oberon. Martin Helmchen, piano ; Anna Prohaska, soprano ; Konzerthaus Orchester Berlin, direction : Christoph Eschenbach. 1 CD Alpha. Enregistré du 21 au 23 novembre 2020 et du 15 au 16 février 2021 dans la grande salle du Konzerthaus de Berlin. Notice bilingue : anglais-allemand. Durée : 53:33

 
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