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Robert le Cochon et les Kidnappeurs reviennent à l’Opéra Comique

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Paris. Opéra Comique. 10-IV-2022. Marc-Olivier Dupin (1954*) : Robert le Cochon et les Kidnappeurs, opéra-comique pour les familles sur un livret d’Ivan Grinberg. Mise en scène : Ivan Grinberg. Décors & Costumes : Paul Cox. Lumières : Madjid Hakimi. Assistante dramaturgie : Caroline Marcadé. Avec : Sahy Ratia, Robert le Cochon/Louyaplu, tueur de loups ; Christophe Gay, Mercibocou le Loup ; Faustine de Monès, Nouille la Grenouille/La Lune ; Marie-Andrée Bouchard-Lesieur, Trashella, propriétaire du dépotoire ; Damien Bouvet, Vieux Hibou/Ferdinand, gardien muet du dépotoire. Les Frivolités Parisiennes, direction : Marc-Olivier Dupin

Créé en 2014, l’opéra pour enfants Robert le Cochon et les Kidnappeurs de retrouve l’Opéra Comique dans la même mise en scène du librettiste , mais avec une nouvelle distribution.


Les enfants sont encore plus bruyants qu’un public de récital d’opérettes de Jonas Kaufmann, mais au moins ont-ils l’air de s’amuser pendant le joli spectacle qui leur est présenté à l’Opéra Comique. Robert le Cochon et les Kidnappeurs semble par son titre centré sur l’animal rose qui se veut « autre chose qu’un jambon! », mais fait finalement la part belle au loup et à la grenouille, Mercibocou et Nouille, qui tentent de fabriquer une fusée à partir de pièces triées dans un dépotoir. Malheureusement, la propriétaire Trashella ne veut pas qu’on lui vole ses chers déchets, mal protégés par le gardien, muet. Alors, elle bénéficie des services de Louyaplu, qui parvient par la ruse à capturer le loup, avant de se dégonfler pour finir en vieille baudruche après avoir embrassé la grenouille : un juste retour de bâton pour ce faux prince, qui laisse alors s’envoler la propriétaire et le gardien vers la Lune et rêver d’amour, tandis que le loup est sauvé par Robert, susdit Cochon.

D’une heure vingt environ, le spectacle est efficace, d’autant que le livret comme la mise en scène d’ permettent de nombreux gags, pour le plus grand plaisir des petits et des plus grands, notamment quand la propriétaire frappe d’un coup de pied Robert, dont une réplique de chiffon s’envole alors pour ensuite retomber du plafond de scène devant une salle hilare. La musique est aussi loin d’être inintéressante, majoritairement mélodique et particulièrement soignée sous les récitatifs du vieux hibou, très clairs par la voix du comédien , également dans le rôle du gardien muet et seul artiste de la distribution déjà présent en 2014. Elle est aussi parfois volontairement cacophonique, comme dans les batailles, ou cherche également à imiter certains bruits d’animaux. Pour se faire, treize musiciens des Frivolités Parisiennes dirigés par le compositeur, , s’accordent à la scène avec percussions, tuba, harpe, contrebasse, violoncelle et basson, tous ces instruments toujours par un.

Sur le plateau, en plus de interviennent quatre chanteurs pour six rôles. Le ténor a donc à la fois le rôle du sauveur, Robert le Cochon, et du tueur, Louyaplu, pour lequel il se montre particulièrement bien projeté. La soprano est une frétillante Nouille la Grenouille en même temps qu’une lyrique lune, peu écoutée dans son bel air, qui ne semble intéresser que les vieux amateurs d’opéras venus accompagner leurs enfants, beaucoup plus sages et concentrés lorsque le hibou leur conte l’histoire. Margret il y a peu dans Wozzeck à l’Opéra de Paris, est maintenant une méchante Trashella, sonore au risque de faire se boucher les oreilles à certains dans une fin d’air montée à l’aigu : il faudra encore former quelques écoutes à ce beau chant de mezzo !


Le baryton complète en loup la distribution, lui aussi avec une prononciation impeccable du texte, qu’il parle ou qu’il chante, en plus de trouver un médium plein à réentendre prochainement en Arlekin dans l’Ariadne auf Naxos de Limoges ! Dans un dépotoir rempli de cartons, ordinateurs et pièces usagées pensées par Paul Cox sous les lumières de Madjid Hakimi, tous entrent et sortent avec énergie pour faire rêver un jeune public prolixe en bravos aux saluts, démonstration une fois de plus que la musique classique s’adresse à tous et doit être présentée dès le plus jeune âge !

Crédits Photographiques : © Stefan Brion

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Paris. Opéra Comique. 10-IV-2022. Marc-Olivier Dupin (1954*) : Robert le Cochon et les Kidnappeurs, opéra-comique pour les familles sur un livret d’Ivan Grinberg. Mise en scène : Ivan Grinberg. Décors & Costumes : Paul Cox. Lumières : Madjid Hakimi. Assistante dramaturgie : Caroline Marcadé. Avec : Sahy Ratia, Robert le Cochon/Louyaplu, tueur de loups ; Christophe Gay, Mercibocou le Loup ; Faustine de Monès, Nouille la Grenouille/La Lune ; Marie-Andrée Bouchard-Lesieur, Trashella, propriétaire du dépotoire ; Damien Bouvet, Vieux Hibou/Ferdinand, gardien muet du dépotoire. Les Frivolités Parisiennes, direction : Marc-Olivier Dupin

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