Flash info

Orchestre Philharmonique Royal de Liège : « un orchestre, mille couleurs  » pour 2026/2027

 

La saison 2026-2027 de l' se veut manifeste de diversité. Avec près de deux cents événements au total — tous genres confondus — et un rayonnement international marqué par cinq concerts de la phalange mosane à l'étranger, l'institution entend s'ouvrir à de nouveaux répertoires comme à de nouveaux publics. y imprime désormais sa marque totale, entre rigueur technique et envolée poétique.

Le cœur du « réacteur » reste l'identité franco-belge avec l'orfèvrerie de Saint-Saëns, la poésie de Dutilleux, l'orientalisme de Florent Schmitt et la flamboyance de Berlioz. Cette ligne de force s'incarne surtout dans la mise à l'honneur du Belge Claude Ledoux (ancien professeur de Bringuier au Conservatoire de Paris) via une extension d'Evanescence, œuvre palimpseste dont la création princeps à Liège remonte à 1985.

Ce tropisme n'est qu'un pilier parmi d'autres. Les mondes germanique (de Mozart à Mahler) et russe (Rachmaninov, Chostakovitch) seront servis tant par la phalange locale que par des invités de prestige, tels l'Amsterdam Sinfonietta ou le Brussels Philharmonic.
Le plateau concertant est de haute lignée : Nelson Goerner, Alexandre Melnikov, Gary Hoffman ou encore Victor Julien-Laferrière. Mais la saison joue aussi la carte de l'altérité avec la venue de Joe Lovano pour un hommage à John Coltrane, rappelant que l'orchestre est un organisme vivant, poreux aux souffles du jazz.

Le regard critique s'arrêtera nécessairement sur la série « Nouveaux classiques ». Si la présence de Jonny Greenwood (guitariste de Radiohead) apporte une rugosité bienvenue, on pourra s'interroger sur des esthétiques plus lisses, aux confins de l'easy listening ou de l'ambient (Dustin O'Halloran, Dobrawa Czocher). Un pari sur l'ouverture qui cherche le point de bascule entre le grand répertoire et la séduction immédiate. Heureusement, l'exigence de la création pure n'est pas oubliée : le compositeur américain , en résidence, offrira la création européenne de son Double Concerto pour Hilary Hahn et Seth Parker Woods. D'autres figures parmi lesquelles figurent John Adams ou Unsuk Chin viendront compléter ce panorama de la musique d'aujourd'hui.

L'OPRL multiplie les formats pour briser les codes : de l'intimité du piano solo (citons Valère Burnon, lauréat belge de la dernière édition du CMIREB, Yulianna Avdeeva, Benjamin Grosvenor, Kirill Gerstein) aux récitals d'orgue, sans omettre les concerts chambristes de midi et quelques incursions dans la musique ancienne. Enfin, l'orchestre n'oublie pas sa mission de transmission. Des « Philharbabies » (dès 6 mois) aux séances « Music Factory » animées par Pierre Solot, des cycles « Symphokids » aux séances scolaires, l'institution tisse un lien indéfectible avec les auditeurs de demain.

Pour naviguer dans cette programmation foisonnante, des formules d'abonnement souples (Séries, À la carte, Jeunes) invitent chaque mélomane à composer son propre itinéraire. (BH)

Crédits photographiques : © OPRL

(Visited 1 times, 1 visits today)
Partager
 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Reproduire cet article : Vous avez aimé cet article ? N’hésitez pas à le faire savoir sur votre site, votre blog, etc. ! Le site de ResMusica est protégé par la propriété intellectuelle, mais vous pouvez reproduire de courtes citations de cet article, à condition de faire un lien vers cette page. Pour toute demande de reproduction du texte, écrivez-nous en citant la source que vous voulez reproduire ainsi que le site sur lequel il sera éventuellement autorisé à être reproduit.