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Les Fêtes musicales de Corbigny enfièvrent la Nièvre

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Corbigny. Cour d’honneur de l’abbaye Saint-Léonard. 06-VIII-26, 19h. « À 2, 4 et 6 mains ! ». Ludwig van Beethoven (1770-1827) : Sonate n°17 en ré mineur (1802) ; Robert Schumann (1810-1856) : Carnaval op. 9 (1834-1835) ; Sergueï Rachmaninov (1873-1943) : Valse et Romance pour piano à 6 mains (1891) ; Franz Schubert (1797-1828) :  Fantaisie en fa mineur pour piano (1828). Pierre Réach, Nicolas Bringuier, Nicolas Dautricourt, piano

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Pour leur 34édition, Les Fêtes musicales de Corbigny ne changent pas de cap et maintiennent une réjouissante programmation éclectique en réunissant, au fil de leurs cinq concerts, les plus grands noms de la composition et d’autres un peu moins attendus, tels Bernard Hermann, Astor Piazzolla et Francis Popy. Pour les servir, une pléiade de brillants interprètes, parmi lesquels , l’actuel directeur du festival.

Une pléiade, oui, c’est-à-dire peu, une poignée, comme le furent les poètes français du XVI siècle regroupés sous cette bannière, et comme l’étaient les solistes de l’Orchestre philharmonique de Radio France réunis sous l’étiquette Les Pléiades, ensemble créé en 1987 par l’une d’entre eux, Anne Girard. Deux ans plus tard, la violoncelliste fonda le festival, son orchestre de chambre ayant pour fonction d’entourer les solistes invités. Tous des grands, tous des amis : c’est l’ADN de ces Fêtes musicales, qui perpétuent l’esprit originel, lequel est résumé dans la fameuse formule d’Antoine Vitez, citée sur le site de ces manifestations : l’élitisme pour tous ! Du classique donc, mais aussi du jazz, du funk, du tango… C’est ouvert et très convivial.

Chaque concert porte un titre. Ce soir : « À 2, 4 et 6 mains ! ». Sur la scène installée dans la belle cour d’honneur de l’abbaye Saint-Léonard (XVIII s.) a été hissé un grand piano Shigeru Kawai. Venu présenter la soirée, revient sur le professionnalisme, la bonne humeur, l’amitié et la décontraction, une formule qui continue d’assurer le succès des Fêtes. Accueilli lui aussi par des applaudissements nourris, commence par introduire les morceaux qu’il va enchaîner : la Sonate n°17 en ré mineur (1802) de Ludwig van Beethoven (1770-1827) et le Carnaval op. 9 (1834-1835) de Robert Schumann (1810-1856). Un moment précieux fait de références musicologiques et de ressentis personnels qui permet d’oublier le reste et d’entrer déjà dans la musique. Les morceaux, il les connaît par cœur. À noter à ce propos que sort cet été chez Anima Records le volume 4, soit le dernier de son intégrale des sonates de Beethoven. On apprécie le jeu délié du pianiste, sa dynamique et les articulations qu’il fait dans un climat très variable, romantique à souhait, où chaque moment se métamorphose dans le suivant, en particulier dans « La Tempête » (de) Beethoven. D’une section à l’autre, sa version du Schumann aplatit peut-être un peu le caractère fantasque et plus léger de l’ouvrage. Inverser les deux sonates aurait-il changé quelque chose ?

Après l’entracte, revient sur le podium pour expliquer que la Valse et Romance pour piano à 6 mains (1891) de Sergueï Rachmaninov (1873-1943) sera jouée par deux grands pianistes et… lui-même ! Et, rigolard, de s’installer un peu à l’étroit, tel un enfant, entre et Nicolas Bringier. Celui-ci joue la partie haute de ce qui justement est une pièce de jeunesse que le compositeur interpréta avec deux cousines. Et le résultat est probant ! La dernière œuvre est la célèbre Fantaisie en fa mineur pour piano (1828) de Franz Schubert (1797-1828), qu’exécutent et , ce dernier restant à droite du clavier. On aime beaucoup la vivacité et la précision du jeu très incarné de cet artiste. Enthousiaste, le public rappelle les musiciens, qui lui offrent la Valse en la bémol majeur op. 39 n°15 de Johannes Brahms. 

Une bien belle soirée !

Crédits photographiques : © Les Fêtes musicales de Corbigny 

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Corbigny. Cour d’honneur de l’abbaye Saint-Léonard. 06-VIII-26, 19h. « À 2, 4 et 6 mains ! ». Ludwig van Beethoven (1770-1827) : Sonate n°17 en ré mineur (1802) ; Robert Schumann (1810-1856) : Carnaval op. 9 (1834-1835) ; Sergueï Rachmaninov (1873-1943) : Valse et Romance pour piano à 6 mains (1891) ; Franz Schubert (1797-1828) :  Fantaisie en fa mineur pour piano (1828). Pierre Réach, Nicolas Bringuier, Nicolas Dautricourt, piano

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