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Actéon/Pygmalion : un rafraichissant premier degré à Versailles

Au moyen d’une mise en scène baroquisante et d’une distribution égale et de belle tenue, l’Opéra Royal de Versailles propose à travers le dyptique Actéon/Pygmalion, un intéressant portrait de l’opéra français aux XVIIe  et XVIIIe siècle. Voici plusieurs saisons que l’Opera Atelier de Toronto s’impose à l’Opéra Royal de Versailles par une forme de résurgence de la scénographie baroque dont le public est friand. Marshal Pynkoski ne propose pas une reconstitution ...
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Le retour à Aix d’un Songe d’une nuit d’été de rêve

Triomphale première pour la reprise d'un spectacle vieux d'un petit quart de siècle. On n'avait pas rêvé : Le songe d'une nuit d'été de Benjamin Britten mise en scène par Robert Carsen est un des 10 plus beaux spectacles du monde ! Le Songe d'une nuit d'été, partition ensorcelante et livret impeccable (Shakespeare condensé avec génie par Britten) porte chance à ses metteurs en scène : rappelons en effet que, s'il révélait le jeune ...
Etienne Dupuis (Joseph De Rocher) © Yves Renaud

Dead Man Walking en création mondiale à Montréal

On se doit de féliciter l'Opéra de Montréal qui a osé présenter une oeuvre contemporaine, forte, sur le sujet brûlant qu'est la peine de mort. Le livret de Terrence McNally, basé sur le livre de Soeur Helen Prejean est limpide et linéaire dans le déroulement de l'action, c'est surtout un plaidoyer sans détours contre la peine capitale. Bien entendu, on peut trouver au-delà la référence biblique et le fatras des ...
Bach, Johann-Christian, Amadis de Gaule, photo 1

Amadis de Gaule à Versailles

Étrange période que ce tournant de 1780, à Paris. Les derniers feux de l'influence de Jean-Philippe Rameau s'estompaient ; le jeune et sensible Louis XVI (il est né en 1754) et sa fraîche épouse étaient les bornes-témoin d'une nouvelle sensibilité, à fleur de peau. Cependant, cette génération ne parvint pas à prendre congé des héros qui triomphaient dans les tragédies lyriques, toujours jouées – certes, à condition d'être remaniées au ...
Trente airs pour nos trente ans

Gala de l’Opéra de Montréal : Trente airs pour nos trente ans

L’Opéra de Montréal, afin de souligner la 14e édition du Gala, rendait un vibrant hommage au Père Fernand Lindsay, fondateur du Festival international de Lanaudière. Il est de coutume, chaque année, d’introniser au Panthéon canadien de l’art lyrique un personnage qui a œuvré en ce domaine. Toute sa vie le Père Lindsay a voulu rendre accessible la musique classique au plus grand nombre ; il en avait fait, en quelque sorte, ...
Rossini haut en couleurs

Rossini haut en couleurs avec l’Italienne à Lille

Une nouvelle production de l’Italienne à Alger ouvre enfin la saison lyrique de l’Opéra de Lille. La mise en scène de Sandrine Anglade revêt les attributs du rêve, une histoire dont le goût et la fantaisie semblent loin des préoccupations contemporaines. Le décor, dénudé, est pavé de coussins, valises et ponctué d’innombrables portes qui symbolisent l’inconscient. Celui d’un bourgeois ennuyé, lassé d’une femme aimante, qui rêve d’autocratie masculine et se ...
Les puristes feront la moue…

Les puristes feront la moue pour le Barbier à SF

Après l’énorme succès de ce Barbiere 2003 (DiDonato, Beuron, Ens et Gunn) il fallait, bien sûr, absolument, vite-vite, dare-dare, sans plus de retard, nous re-présenter cette superbe bâtisse pseudo-moderniste, ses salons, ses vestibules, propres et toujours aussi frais, si bien peinturés par Robert Hill, plus vrais que vrais, dans lesquels Johannes Schaaf avait situé son action et dans lesquels il la situe encore ce soir, et qui, véritables personnages, participent ...
Rêve américain  au pays du Soleil levant.

Madama Butterfly à Montréal, rêve américain au pays du Soleil levant.

Madama Butterfly est l’ultime collaboration de Giacomo Puccini avec les librettistes Giuseppe Giacosa et Luigi Illica. Après La Bohème et Tosca, la triade vériste se referme sur une œuvre lacrymogène par excellence. Quoi de plus émouvant que de suivre les petits pas saccadés de cette Mimi orientale, pure et inoffensive, de l’ordre des éphémères, bientôt confinée à son seul pavillon et abandonnée de tous ! Cio-Cio-San, où si l’on préfère Madama ...