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Les adieux à la scène de Marie-Agnès Gillot dans Orphée et Eurydice

Les adieux à la scène de Marie-Agnès Gillot dans Orphée et Eurydice

C'est une génération qui s'éteint avec le départ à la retraite de l'Opéra National de Paris de Marie-Agnès Gillot. Étoile emblématique de l'ère Lefèvre, elle aura été une des seules Étoiles incontestées et incontestables de ces deux dernières décennies sur la scène de la danse française. C'est tout naturellement que le choix de l’œuvre pour signifier la fin de sa carrière dans cette institution s'est porté sur l'Orphée et Eurydice de ...
Orphée et Eurydice (saison 2011-2012)

Orphée et Eurydice à l’Opéra de Paris : Œuvre d’art totale

Le mythe d’Orphée et Eurydice, utilisé par Pina Bausch dans une reprise de son ballet créé en 1975, est découpé sur l’opéra de Gluck en quatre tableaux, avec un réaménagement de l’œuvre musicale. Avec de grands thèmes tels que le deuil, la violence, la paix et la mort, Pina Bausch dépeint l’intemporalité de la mythologie avec un dialogue entre les deux protagonistes qui tranche avec l’ensemble du corps de ballet, ...
Les Capulets et les Montaigus (saison 2007/2008)

Les Capulets et les Montaigus à Bastille

Quel extra-terrestre n'a-t-il jamais entendu parler des Capulet et des Montaigus de l'Opéra Bastille, dont voici la cinquième reprise ? Qui n'a au moins lu, faute de l'avoir vue, l'accueil favorable réservée chaque fois à la jolie mise en scène de Robert Carsen, qui n'a pas pris une ride en dix huit ans ? Et que va-t-on pouvoir écrire de neuf à son sujet, si ce n'est répéter que, toujours un peu ...
Premier plan : Diana Axentii (Erika) ; au fond, de gauche à droite : Hélène Delavault (la Baronne), Anne Barthel (la Gouvernante), Jacques Bona (le Docteur), Yun Jung Choi (Vanessa) © Alexandre Ah-Kye

Théâtre d’Herblay : l’éternelle jeunesse de Vanessa

C'est un plaisir rare de voir cette œuvre superbe, qui n'a encore jamais été représentée à Paris, d'autant plus que la qualité de l'interprétation donnée au Théâtre d'Herblay (Val d'Oise) est évidente. Les voix sont de dimension adéquate pour cette scène, les timbres mêmes bien adaptés aux personnages, le mezzo frémissant de Diana Axentii se heurtant aux timbres plus froids de Vanessa et d'Anatol. Tous enfin, malgré une diction plus ...
L’Ondine du Muséum

Rusalka, l’Ondine du Muséum

Avant-dernier de la série des dix opéras composés par Antonín Dvořák, avec des fortunes diverses, Rusalka en est certainement le chef d’œuvre et le plus retentissant succès. Inspirée au librettiste Jaroslav Kvapil par des sources aussi diverses que Undine de La Motte Fouqué, La Petite Sirène d’Andersen et La Cloche engloutie de Hauptmann, l’histoire tragique de cette ondine qui troque sa voix pour acquérir des jambes et accéder ainsi à ...
« Nous avons fait un beau voyage… »

« Nous avons fait un beau voyage… »

Il viaggio a Reims Alberto Zedda l’avait justement affirmé à l’occasion des représentations liégeoises : il n’y a que deux possibilités pour distribuer le Voyage à Reims, soit assembler les meilleurs chanteurs rossiniens de l’époque comme le fit Claudio Abbado au festival de Pesaro, soit faire confiance à une équipe soudée de jeunes chanteurs comme l’a voulu le Centre français de Promotion Lyrique pour cette production qui «voyagera» pendant deux saisons sur ...
L’amour à quinze ans

Cosi fan tutte, l’amour à quinze ans

Nul n’a oublié la trilogie Mozart – Da Ponte montée par Pierre Constant pour l’Atelier lyrique de Tourcoing, il y a treize ans déjà. Cosi revient aujourd’hui à l’affiche d’Angers–Nantes–Opéra, dans les mêmes décors et costumes, mais en bénéficiant d’une réflexion nouvelle, inspirée au metteur en scène par d’autres rencontres avec le joyau mozartien. Si le dispositif opte pour le siècle des Lumières, Pierre Constant insiste sur l’actualité du thème, ...
The rape of Lucretia

The rape of Lucretia par l’Atelier lyrique de l’Opéra de Paris

Pour la deuxième fois de la saison, les chanteurs de l’Atelier lyrique de l’Opéra de Paris ont eu l’occasion de fouler les planches d’une scène parisienne. Après une soirée consacrée à Massenet, Ambroise Thomas et Charles Gounod qui nous avait laissée assez dubitative sur les qualités intrinsèques de ces jeunes voix, place à Benjamin Britten et au Viol de Lucrèce. Le choix est judicieux, puisque l’œuvre est le premier essai du ...