L’Orfeo, version Jordi Savall

À emporter, DVD, Opéra

(1567-1643) : Orfeo. Mise en scène :  ; décors : William Orlandi ; lumières : Albert Faura ; chorégraphie : Anna Casas. Avec : , la Musica ; , Orfeo ; Adianna Savall, Euridice ; , Messagiera ; Cécile Van de Sant, Speranza ; , Caronte ; Adriana Fernandez, Proserpina ; Daniele Carnovich, Plutone ; Fluvio Bettini, Apollo ; Mercedes Hernandez, Ninfa ; Marilia Vargas, Eco ; , Francesco Garrigosa, Carlos Mena, Pastori. , . Direction : . Réalisation : Brian Large. 1 DVD BBC Opus Arte. Filmé en janvier 2002 au Gran Teatro del Liceù de Barcelone. Toutes zones. Durée inconnue. 3 bonus sur l’histoire de l’Orfeo. Entretien avec Gilbert Deflo et synopsis. Pas de livret. Notice trilingue (anglais, français, allemand)

 

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Comment ne pas succomber à chaque nouvelle production de cet opéra mythique ? 2007 est un rendez-vous à ne pas manquer pour célébrer les 400 ans de la naissance de ce chef d’œuvre enregistré en 2002 et proposé à nouveau pour cet anniversaire. Après avoir eu le bonheur de pouvoir enfin revoir la version des années 80 de Nikolaus Harnoncourt, nous ne pouvons que saluer cette production en DVD de la version de et de .

Dans le souci d’inscrire cet opéra dans un lieu prestigieux, il faut savoir que c’est une nouvelle production voulue au théâtre du Liceu lequel, bien que construit au XIXe siècle, a la particularité d’offrir au public une acoustique de caractère merveilleusement baroque et un confort visuel exceptionnel. Gilbert Deflo a su s’accompagner d’un décorateur, d’une chorégraphe et d’un maître costumier à qui, dans le domaine propre à chacun, on peut reconnaître une parfaite réussite.

La mise en espace est, sur l’avant-scène, servie par des miroirs qui permettent au public de se retrouver au cœur de l’opéra. Gilbert Deflo a demandé à Jordi Savall d’endosser le rôle de , afin d’impliquer, de toucher davantage le public de cet opéra où tous les protagonistes ont un rôle à assumer. Sur un quatrain de Rainer Maria Rilke tiré de Sonnets à Orphée la mise en scène devient claire et évidente : « Miroir, personne n’a encore jamais consciemment décrit ce que tu signifies ». Les travellings ingénieux plongent le spectateur devant son écran en plein drame grec, tel que la Camerata Bardi avait voulu les recréer dans cette Italie du XVIIe siècle. La chorégraphie d’Anna Casas est inspirée des tableaux d’origine flamande qui nous replacent dans l’univers des Bruegel père ou fils. Les chœurs ont une fonction morale entre le public et la scène alors que dans la plupart des autres représentations, ils sont les témoins des hommes face aux dieux.

Les chanteurs sont d’une grande excellence, Eurydice (Arianna Savall) est non seulement très belle mais sa voix charmeuse ferait craquer plus d’un Orphée, et quelle Eurydice resterait aux enfers en entendant le chant d’Orphée sous le visage de  ? Toute cette entreprise sonne bien et est convaincante. est une référence de qualité alliée à . A ne pas négliger, à voir et entendre sans modération.

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