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Thomas Beecham et Sibelius

Le chef d’orchestre fut l’un des plus fervents défenseurs de la musique de Sibelius. Le chef anglais, né quatorze ans après Sibelius, silencieux à partir de la fin des années 1920 pendant presque trois décennies dans sa retraite solitaire de sa propriété d’Aïnola, ne lui survivra que de quatre années seulement.

A l’occasion du 50e anniversaire de la disparition du chef d’orchestre britannique Sir (1879-1961), deux collaborateurs de ResMusica ont très récemment souligné, fort à propos, son extraordinaire parcours et ses réalisations au service de la musique du passé et de son époque. Nous n’y reviendrons pas afin de nous concentrer sur les relations humaines et musicales qui l’unirent au célèbre Finlandais Jean Sibelius (1865-1957). A partir de 1951 fut organisée une Semaine Sibelius à Helsinki principalement centrée sur sa musique. Elle sera remplacée à partir de 1968 par le Festival d’Helsinki. Réputé pour son humour, le chef légendaire brilla tout au long de sa carrière par son enthousiasme et sa spontanéité qui souventefois bousculaient quelque peu la rigueur qu’exigeaient certaines œuvres. Néanmoins, il sut contribuer à imposer la musique de Jean Sibelius en Angleterre, tout en parvenant à défendre avec ardeur l’œuvre musicale de son compatriote (1862-1934) mais aussi celle de l’Allemand (1864-1949), sans oublier ses affinités intimes avec la musique française. Les témoignages enregistrés qu’il nous a légués prouvent ses qualités de chef et sa sympathie authentique avec la musique de son contemporain nordique.

Beecham et la musique de Sibelius au concert

La première rencontre entre les deux hommes date de l’année 1908 lors de la seconde visite de Sibelius en Angleterre. Bien plus tard, en 1954, Beecham rapporte qu’il ressemblait alors à un boxeur et que le temps n’avait rien arrangé !

La découverte de la musique de Jean Sibelius par Thomas Beecham ne date que des années 1930. Auparavant on peut affirmer que ses programmes de concerts ignoraient quasiment l’œuvre orchestrale du maître finlandais. On relève simplement quelques interprétations isolées de la seule Valse triste. Le changement intervient alors que le chef atteint la cinquantaine. Très rapidement tout évolue et Beecham devient sans tarder un serviteur enthousiaste de la musique orchestrale de son contemporain nordique. Dès lors, logiquement, il l’inscrit presque systématiquement à son répertoire. Ainsi en 1931, il dirige la Symphonie n° 5 en mi bémol majeur, op. 82 (1919) et deux plus tard, en 1933, il défend les Symphonies n° 1 en mi mineur, op. 39, n° 2 en ré majeur, op. 43 et n° 3 en do majeur, op. 52, composées respectivement en 1899 (rév. 1900), 1901-1902 et 1907. Le 2 mars 1933 il conduit un concert comprenant la Symphonie n° 1 qu’il souhaitait intensément présenter à son public. Il porte à son répertoire la Symphonie n° 4 en 1935, année où il la dirige à cinq reprises en l’espace d’un trimestre ! Notamment, le 26 janvier à Edimbourg, le 28 à Sheffield, le 31 au Queen’s Hall de Londres. Ce jour-là Sibelius reçoit un télégramme du directeur artistique Legge à Ainola : «Beecham dirige à la radio votre Quatrième Symphonie ce soir à 8h15. Ecoutez SVP, lui et moi attendons critiques avec grand intérêt». Sibelius trouve l’interprétation «excellente». «C’est parfait», précise-t-il avant de commenter de façon plus critique les détails de cette interprétation. Globalement ravi, il achève : «Il me reste à exprimer ma profonde admiration pour la magistrale direction de Sir Thomas. Pour moi, c’était unique et remarquable». Preuve de son originalité et de sa fantaisie, parfois imprévisible, il lui arrive en concert de changer au dernier instant les données du programme annoncé, annulant une œuvre populaire ayant attiré le public au profit d’une symphonie (la Quatrième Symphonie notamment) du maître finlandais, sous le prétexte fallacieux que cette modification résultait de la demande générale !!

et tant d’autres s’informent régulièrement de l’avancement de la Symphonie n° 8 et reçoivent systématiquement des réponses laconiques du compositeur. Nombreux étant ceux qui espéraient avoir l’honneur d’en donner la création. «Il refuse de prononcer le moindre mot sur sa Huitième Symphonie, que le monde entier attend…» De l’avis de Beecham, cette Symphonie n° 4 en la mineur, op. 63 (1911), qu’il juge authentiquement romantique, ne mérite pas d’être enfermée et ghettoisée par les qualificatifs de froide et austère qui lui sont trop souvent accolés. On rapporte qu’il donnait à son interprétation une expressivité marquée, sans doute même quelque peu insistante.

En 1935 toujours, il dirige pour la première fois en public la Symphonie n° 6 en ré mineur, op. 104 (1923) devenant alors l’un des rares chefs à la porter concrètement. Les organisateurs de concerts auraient nettement préféré qu’il donne la Symphonie n° 5 en mi bémol majeur plus populaire et abordable mais le provocateur chez lui n’était jamais bien loin. A partir de 1936 Beecham emmène souvent avec lui en tournée Le Retour de Lemminkäinnen et Le Cygne de Tuonela, deux des quatre volets des magnifiques Légendes de Lemminkäinen, op. 22 (1893, 1895 et révisions). Invité en Allemagne il s’y produit entre le 13 et le 21 novembre 1936 à la tête du Philharmonique de Londres avec huit concerts dans huit villes différentes. Au programme la Symphonie n° 2 de Sibelius à Dresde (le 14) et à Leipzig (le 15) et des œuvres de Haydn et Mozart. A Berlin en novembre 1937 où il enregistre La Flûte enchantée de Mozart il dirige la Symphonie n° 1 de Sibelius, la Symphonie n° 40 de Mozart et Paris de Delius (1899) à la tête des Berliner Philharmoniker. Quelques années plus tard (1938) Beecham maîtrise parfaitement l’ensemble des symphonies de Sibelius ainsi que plusieurs autres partitions orchestrales. Cette pleine connaissance et son amour de cette musique l’amène à mettre sur pied un festival Sibelius. Une dizaine d’années plus tôt déjà, en 1929, il avait mis en place un festival Delius. Six concerts ponctuent l’événement, reprenant le cycle symphonique et plusieurs partitions plus courtes. Ce festival (27 octobre-12 novembre 1938) contribue amplement à intensifier la renommée de Sibelius en Angleterre dans les années 1930. Pour l’occasion, The Times, après le premier concert, rapporte le 28 octobre 1938 que la salle de concert était comble grâce au nom de Sibelius lui-même mais aussi du fait de la renommée de Beecham et de sa défense sincère de ce créateur méritant à lui seul ce mini-festival. Il précise que les auditeurs ne furent point déçus. On peut affirmer que cette passion sibélienne perdurera sans faille au cours des années suivantes.

Pour les 70 ans du chef britannique (1949) le vieux Sibelius lui adresse une courte et flatteuse missive. Il souligne entre autres combien il apprécie sa gravure de sa Symphonie n° 6. «Elle est vraiment excellente et je vous remercie du fond du cœur. Vos merveilleux enregistrements servent au mieux mon Art et chaque fois que je les entends, c’est un bonheur.»

A l’occasion du 80e anniversaire de Sibelius (1945) Beecham participe à l’événement à sa manière en précisant : «Je pense que mieux qu’avec tout ce que je pourrais coucher en paroles, c’est avec le concert de fête que je vais diriger pour la au Royal Albert Hall de Londres le 15 décembre que je lui rendrai hommage». Quelques jours plus tard, le 15 décembre, Beecham dirige à Londres les Symphonies n° 7 en do majeur, op. 105 (1924) et n° 2. Le célèbre critique américain Olin Downes confia par courrier au «Solitaire d’Ainola» le 8 février 1952 : «Beecham a donné la meilleure exécution que j’ai jamais entendue de votre Sixième Symphonie. Et moi-même, en rendant compte de cette exécution, ai eu l’occasion de dire à Sir Thomas qu’il avait accru ma compréhension de cette symphonie comme aucun autre chef d’orchestre avant lui.» Déjà, en avril 1941, il avait trouvé exceptionnelle l’interprétation de la Symphonie n° 7 par Beecham la trouvant supérieure à celle de Koussevitzky. «La grandeur fondamentale et la force de cette œuvre, si noble… se manifeste davantage dans l’interprétation de Beecham.»

Lors de la Semaine Sibelius de 1954 le violoniste russe et Sir Thomas Beecham furent invités. Pour Oïstrakh, il s’agissait de la seconde visite en Finlande (la première remontant à 1949) tandis que le chef anglais se produisait pour la première fois dans le pays des mille lacs et forêts. Il ne devait jamais y revenir. Il avait 75 ans. Néanmoins, on remarqua sa grande énergie, sa belle présence d’esprit et par-dessus tout son originalité. Lui et Sibelius se rencontrèrent à deux reprises, la seconde fois en raison d’un retard du vol de retour du chef britannique, ce qui lui permit d’effectuer une visite éclair chez le Finlandais. Beecham donna deux concerts à Helsinki à la tête de l’Orchestre de la Ville d’Helsinki, concerts qui furent considérés assez largement comme le sommet de cette Semaine Sibelius 1954. Les œuvres programmées furent les mêmes lors des deux manifestations, à savoir, la Symphonie n° 6, le poème symphonique Tapiola, op. 112 (1926), des extraits de la musique de scène pour La Tempête, op. 109 (1925) et la Symphonie n° 7. Certains commentateurs notèrent combien Beecham exaltait cette musique et ensorcelait son public. On perçut aussi «l’intensité, la clarté et l’exactitude» de ses interprétations, notamment en ce qui concernait la Symphonie n° 7, tout en précisant qu’elle paraissait «étrange» et d’une «plasticité surprenante». A propos de la Symphonie n° 4, en 1954 toujours, Beecham s’exprima dans le journal Helsinkin Sanomat, le 15 juin, et dit tout le bien qu’il pensait de cette partition, rappelant l’étonnement initial des orchestres qui l’abordaient puis leur rapide attachement à cette œuvre. Il conclut que lui-même l’exécutait chaque année.

Lorsque, en 1955, Sibelius célèbre son 90e anniversaire (le 8 décembre), depuis sa retraite, il écoute à la radio une retransmission d’un concert consacré à sa musique au Royal Festival Hall. C’est sous la direction de Thomas Beecham, placé à la tête de l’Orchestre philharmonique royal. Ce sera d’ailleurs sa dernière exécution de la Symphonie n° 4. On entendit aussi deux musiques de scènes pour Le Cygne blanc, op. 54 (1909) et l’ultime poème symphonique Pelléas et Mélisande, op. 46 (1905) et enfin Tapiola. A l’issue du concert le vieux chef fut décoré par l’ambassadeur de Finlande en Angleterre de l’Ordre de la Rose Blanche de Finlande. Sibelius et la Finlande elle-même récompensaient justement celui qui pendant un quart de siècle avait servi avec talent et constance la musique si singulière et profonde d’un créateur exceptionnel. A cette occasion, lors d’une interview radiodiffusée (Music Magazine de la BBC), il avance : «Sibelius a composé une énorme quantité d’œuvres relevant du pur génie, fascinantes. Je pense à toutes ces suites merveilleuses, aux poèmes symphoniques tels que En Saga ou La Fille de Pohjola, et cette œuvre assez curieuse – et même en réalité assez étrange – Les Océanides, que le compositeur, par ailleurs, m’a demandé d’enregistrer. J’en ignore la raison – mais un jour je lui demanderai pourquoi il a désiré que je le fasse. Car bien sûr je le ferai.»

Beecham et la musique de Sibelius à l’enregistrement

Les premiers enregistrements de symphonies de Sibelius datent de 1930. Ils furent réalisés grâce au financement du gouvernement finlandais. Son compatriote et grand défenseur dirigea les deux premières symphonies d’un cycle que l’on pensait alors inachevé puisque nombreux étaient ceux qui attendaient avec impatience et fièvre l’arrivée d’une Symphonie n° 8. HMV fonda alors une Société Sibelius. L’enregistrement des Symphonies n° 3 et 5 fut confié là encore à , tandis que la Symphonie n° 7 revenait à Serge Koussevitsky et que le Finlandais, alors très renommé, Georg Schnéevoigt prenait en charge la Symphonie n° 6 (volumes 1 à 3). Précisons que Schnéevoigt avait également gravé en public une Symphonie n° 4 qui n’emballa pas le compositeur et qui attendra quarante ans avant d’être publiée. En 1934 Beecham rencontra , un des dirigeants du label EMI, qui produira tous les enregistrements du chef jusqu’en 1940. Ce dernier décida de faire réaliser un nouvel enregistrement (volumes 4 à 6) sous l’autorité de Beecham. Une nouvelle gravure de la Symphonie n° 4 fut faite (volume 5). en avait enregistré en 1932 une version moyennement satisfaisante avec le pour Victor, la filiale américaine de EMI.

Beecham et Legge consultèrent Sibelius pour en préparer l’enregistrement en plein accord avec ses exigences. Par exemple, et avec son approbation, dans le dernier mouvement, on utilisa des cloches miniatures à la place de cloches-tubes. Plus longuement Legge précise : «Thomas Beecham accepta volontiers Sibelius, en partie parce que le grand Finlandais faisait recette, en partie parce qu’il savait que j’allais enregistrer plusieurs œuvres pour la Sibelius Society, et qu’à l’époque il était le mieux placé pour y participer». Rappelons que Legge avait fondé l’Orchestre Philharmonia en 1945, phalange qui allait sous la direction de Klemperer et de Karajan réaliser d’immenses enregistrements jusqu’en 1964. D’autre part, il visita Sibelius en Finlande à quatre reprises, la première se situant en 1934. De retour au pays il lui envoya en cadeau un phonographe.

Lors du festival de Leeds la même année 1934 il enregistre en live des extraits de La Tempête par Beecham et l’Orchestre philharmonique de Londres. Après l’avoir écouté Sibelius avança : «La musique de La Tempête sonne maintenant de façon complètement différente. Il est sûr que sous la direction de l’éminent Sir Thomas Beecham, le prélude sonne excellemment dans cette reproduction. C’est vrai aussi du «Chêne»…» Legge lui répond le 11 janvier 1935, satisfait des commentaires du maître, et lui précise : «Sir Thomas Beecham va diriger fin janvier votre Quatrième Symphonie. Il a déjà eu trois répétitions et a travaillé d’arrache-pied avec les disques de Schnéevoigt, mais beaucoup de choses sur ces disques ne correspondent pas à la partition». Une autre étape marquante de l’histoire de l’enregistrement est franchie en 1935 avec la mise en boite du fameux Concerto pour violon et orchestre en ré mineur en compagnie du très réputé soliste russe naturalisé américain en 1925, Jasha Heifetz. Deux ans plus tard, il enregistre la Symphonie n° 4, le 10 décembre 1937, peu après l’avoir donnée en concert au Queen’s Hall de Londres le 2 décembre. Le tout de la Symphonie n° 7 viendra en 1943. En 1946 il grave Tapiola. Ce sera ensuite la Symphonie n° 2 en 1946-47 et la Symphonie n° 6 en 1947 dont il n’existe alors que la lecture de Georg Schnéevoigt. Sa prestation plût particulièrement à son auteur. En juin 1954 Sibelius proposa au chef anglais d’enregistrer Les Océanides, op. 73 (1915) car le seul existant, sous la baguette d’, en 1936, souffrait à ses yeux d’un tempo trop raide. Beecham répondit : «Bien sûr, j’enregistrerai Les Océanides et toute autre pièce que vous aurez choisie.» lui confia-t-il début mars 1955. On ne pourra que regretter que Thomas Beecham n’ait jamais enregistré les merveilleuses et précieuses Symphonies n° 3 et 5.

Références des enregistrements d’œuvres de Sibelius par Beecham

■ EMI Classics. Mono (AAD) CDM 7 64027 2. The Beecham Edition.

Orchestre philharmonique de Londres, Orchestre philharmonique royal*, dir. Sir Thomas Beecham. Symphonie n° 4 en la mineur, op. 63. Enregistrée au Studio n° 1, Abbey Road, Londres, le 10 décembre 1937. La Tempête, musique de scène. Prélude, op. 109a. Enregistrée au Studio n° 1, Abbey Road, Londres, 15 novembre 1938. Symphonie n° 6 en ré mineur, op. 104. Enregistrée au Kingsway Hall, Londres, les 27 mai, 2 juillet, 10 septembre et 11 novembre 1947. * Le Retour de Lemminkäinen (Légendes de Lemminkäinen, n° 4), op. 22. Enregistré au Studio n° 1, Abbey Road, Londres, 12 octobre 1937. Le Barde, poème symphonique, op. 64. Enregistré au Studio n° 1, Abbey Road, Londres, 15 novembre 1938.

■ EMI Classics. Stéréo (ADD) CDM 7 63400 2. The Beecham Edition.

, dir. Sir Thomas Beecham. Pelléas et Mélisande, musique de scène, op. 46. Enregistré au Studio n° 1, Abbey Road, Londres, 19 et 25 novembre et 18 décembre 1955. Les Océanides, poème symphonique, op. 73. Enregistré au Studio n° 1, Abbey Road, Londres, 18 et 19 décembre 1955. Symphonie n° 7, op. 105. Enregistrée au Studio n° 1, Abbey Road, Londres, 21 et 25 novembre 1955. Tapiola, poème symphonique, op. 112. Enregistré au Studio n° 1, Abbey Road, Londres, 17 et 18 décembre 1955.

■ EMI Classics. Mono (ADD) CDM 7 63397 2. The Beecham Edition.

, *, **, dir. Sir Thomas Beecham. La Tempête, musique de scène, op. 109 b&c. Enregistrée au Walthamstow Assembly Hall, octobre 1955. Festivo (des Scènes historiques I), op. 25 n° 3. Enregistré Kingsway Hall, Londres, 28 septembre 1950 et Studio n° 1, Abbey Road, Londres, 13 juin et 13 août 1952. Scènes historiques II, op. 66 : At the Drawbridge/Sur le pont-levis (n° 3), Love Song/Chant d’amour (n° 2), The Chase/La Chasse (n° 1). Enregistrés au Kingsway Hall, Londres, 28 septembre 1950 et au Studio n° 1, Abbey Road, Londres, 13 juin et 13 août 1952. Suite de Karelia, op. 11 n° 1* et 3. Enregistrée (n° 1) : Studio n° 1, Abbey Road, 13 décembre 1945 et (n° 3) : Walthamstow Assembly Hall, décembre 1953. Finlandia, poème symphonique, op. 26**. Enregistré au Studio n° 1, Abbey Road, 1er février 1938.

■ Ondine ODE 809-2. ADD.

, dir. Sir Thomas Beecham. Tapiola, op. 112. Symphonie n° 7 en do majeur, op. 105. Enregistrés dans la Grande salle de l’Université d’Helsinki, Radio finlandaise, pendant la Semaine Sibelius de juin 1954. (+ Concerto pour violon en ré mineur, op. 47. David Oistrakh, violon, , dir. Nils-Eric Fougstedt).

■ Membran Music 221918-205. ADD.

Royal Philharmonic Orchestra, dir. Sir Thomas Beecham. Symphonie n° 2 en ré majeur, op. 43. Enregistré du 21-24 décembre 1946 & 9 février 1947. (+ Concerto pour violon en ré mineur, op. 47, , , dir. , 21 novembre 1946).

■ Koch Legacy 3-7061-2 H1.

, dir. Sir Thomas Beecham. En Saga, poème symphonique, op. 9. Enregistré le 14 novembre 1938 et le 7 juillet 1939. Le Retour de Lemminkäinen (Les Quatre Légendes), op. 22. Enregistré le 23 octobre 1937. Le Barde, poème symphonique, op. 64. Enregistré le 15 novembre 1938. In Memoriam, marche funèbre, op. 59. Enregistré le 15 novembre 1938. Valse triste, extrait de la musique de scène de Kuolema, op. 44. Symphonie n° 4 en la mineur, op. 63. Enregistrée le 10 octobre 1937.

■ Naxos 8. 110938. Great Violonists. Heifetz. ADD. Mono.

Concerto pour violon et orchestre en ré mineur. (violon), London Philharmonic Orchestra, dir. Sir Thomas Beecham. Enregistré le 14 décembre 1935 au Studio 1, Abbey Road, Londres. Premier enregistrement commercial du concerto. (+ Tchaïkowski, Wienawski, concertos pour violon, Heifetz, LPO, dir. John Barbirolli)

■ ML 4550. CBS (Columbia Odyssey). Naxos Classical Archives 9. 80167.

Concerto pour violon et orchestre en ré mineur. (violon), Royal Philharmonic Orchestra, dir. Sir Thomas Beecham Enregistré en août 1951 à Londres. 4 Scènes historiques. (+ autre parution avec le Concerto pour violon en ré majeur op. 77 de Brahms pour Sony).

En résumé, la défense de la musique de Jean Sibelius par Thomas Beecham a participé à renforcer la connaissance et la dégustation de sa musique hors de la Finlande et principalement en Grande-Bretagne. Sibelius apprécia hautement cette illustration enthousiaste de son œuvre tout en conservant ses facultés d’analyse et de critique. Ceci d’autant plus que d’autres interprètes, on pense en particulier à , l’avaient convaincu de la valeur plus puissante et plus convaincante encore d’autres lectures. Il confia à Walter Legge : «Karajan est le seul qui comprend vraiment ma musique. Notre vieil ami Beecham la fait toujours sonner comme s’il l’avait apprise et dirigée à partir de la partie de premier violon». Malgré cette critique, Sibelius fut sincèrement reconnaissant envers Beecham pour son implication. Les témoignages enregistrés de ce dernier, facilement accessibles, prouvent la valeur pérenne de ses interprétations engagées, enthousiastes, même si parfois légèrement déficitaires en matière de rigueur ténébreuse.

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