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Premier concert prometteur pour Emmanuel Krivine avec l’Orchestre national

Concerts, La Scène, Musique symphonique

Paris. Auditorium de Radio France. 12-I-2017. Serge Rachmaninov (1873-1943 ): concerto n° 3 pour piano et orchestre ; Antonin Dvorak (1841-1904) : Symphonie n° 7. Denis Matsuev (piano). Orchestre national de France, Emmanuel Krivine (direction).

emmanuel-krivine-r-philippe-hurlinLe premier concert d’ avec son futur orchestre, le national de France, s’est révélé un succès qui laisse bien augurer de la future collaboration entre le chef et ses musiciens.

Directeur musical de l’Orchestre national à compter de la saison prochaine, donne, ce 12 janvier, son seul concert avec l’orchestre de la saison en cours. C’est assez dire si cet événement était particulièrement attendu. Deux œuvres figurent au programme, le Concerto n° 3 de Rachmaninov et la Septième symphonie de Dvořák.

La première œuvre permettait surtout de retrouver l’invraisemblable technique de , sa virtuosité réellement transcendante et sa puissance phénoménale. Cheval de bataille des virtuoses, le concerto n’a jamais sonné avec autant de puissance et d’énergie que sous ces doigts d’acier, y compris dans la version longue de la cadence. Et Krivine, avec sa gestique nerveuse en perpétuel mouvement, se révèle un accompagnateur attentif du colosse russe. En bis, une Etude-Tableau de Rachmaninov et une improvisation insensée et très « jazzy » font exploser la salle.

En deuxième partie, Krivine seul face à son futur orchestre dirige la Symphonie n° 7 de Dvořák, la plus puissante peut-être de celles du maître tchèque, un chef d’œuvre qui n’a rien à envier aux plus belles symphonies germaniques de son temps. À nouveau, on est frappé par la gestique nerveuse et démonstrative du chef français, mais l’alchimie fonctionne et la symphonie déploie son lyrisme généreux et grave avec une belle ampleur, aidée par l’acoustique chaude de la très belle salle de la Maison de la Radio. Sans atteindre la somptueuse exécution que jadis le regretté Colin Davis avait obtenue de l’orchestre, cette interprétation solide et enlevée laisse espérer le meilleur de la future collaboration de Krivine avec le National.

Crédit photographique  : Emmanuel Krivine © Philippe Hurlin

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