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Harmonia Mundi célèbre les 70 ans de Philippe Herreweghe

À emporter, CD, Musique d'ensemble, Musique symphonique

Philippe Herreweghe – The Harmonia Mundi Years. Henry Du Mont (1610-1684) : Memorare, Magnificat ; Jean-Philippe Rameau (1683-1764) : In convertendo, Quam dilecta ; Johann Sebastian Bach (1685-1750) : Cantates BWV 21, 82, 125, 133, 138, 12, 95, 214, Oratorio de Pâques BWV 249, Magnificat BWV 243, Passion selon saint Matthieu BWV 244, Messe en si BWV 232 ; Josquin Desprez (c.1440-1521) : Stabat Mater dolorosa ; Giovanni Pierluigi da Palestrina (c.1525-1594) : Missa Viri Galilaei ; Hans Leo Hassler (1562-1612) : Missa I super Dixit Maria ; Manuel Cardoso (1566-1650) : Missa Miserere mihi Domine ; André Campra (1660-1744) : Messe de Requiem ; Jean Gilles (1668-1705) : Requiem ; Henry Purcell (1659-1695) : Funeral Sentences ; Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Requiem KV 626, Messe en ut KV 427 ; Johannes Brahms (1833-1897) : Ein deutsches Requiem op. 45 ; Gabriel Fauré (1845-1924): Requiem op. 48 ; Ludwig van Beethoven (1770-1827) : Missa Solemnis op. 123, Symphonie n°9 ; Franz Schubert (1797-1828) : Messe D. 678 ; Felix Mendelssohn (1809-1847) : Paulus op. 36, Psaume 42 ; Songe d’une nuit d’été ; Anton Bruckner (1824-1896) : Messe n°3, Symphonie n°4 ; Robert Schumann (1810-1856) : Symphonies n°2 op. 61 et n°4 op. 120, Concerto pour violoncelle et orchestre op. 129, Concerto pour piano et orchestre op. 54 ; Hector Berlioz (1803-1869) : Nuits d’été op. 7 ; Gustav Mahler (1860-1911) : Des Knaben Wunderhorn ; Arnold Schönberg (1874-1951) : Pierrot lunaire op. 21 ; Kurt Weill (1900-1950) : Das Berliner Requiem. La Chapelle Royale, Collegium Vocale Gent, Ensemble Vocal Européen, Orchestre des Champs-Élysées, direction : Philippe Herreweghe. 30 CD HMX 2908826.55. Code barre : 3149020882641. Enregistré entre 1981 et 2008. Livret bilingue (français, anglais).

 

The Harmonia Mundi YearsRéunis dans ce généreux coffret, des disques déjà souvent réédités, mais qui sont un parfait cadeau de fin d’année.

À l’instar de William Christie et René Jacobs, fut et demeure une locomotive dans les ventes de la maison de disques Harmonia Mundi. Parmi la centaine de disques gravés entre 1981 et 2008, le label arlésien maintenant propriété du groupe PIAS ressort quelques fleurons de son catalogue à l’occasion des soixante-dix ans du chef, à la tête des différentes formations qu’il a créées et fait évoluer au cours du temps pour interpréter chaque type de répertoire, du XVe au XXe siècle : , le , l’, mais aussi l’.

Harmonia Mundi a retenu un large éventail d’enregistrements qui ont fait la gloire de avec, primus inter pares, un grand nombre consacré à : sa première Passion selon saint Matthieu (1984), la Messe en si, le Magnificat, l’Oratorio de Pâques et de multiples cantates sacrées avec très souvent la fabuleuse génération de solistes qui est restée fidèle au chef : les sopranos et , l’alto , le ténor , son contemporain, et la basse .

La musique ancienne et baroque, Bach excepté, est malheureusement sous-représentée (absence regrettable de Lassus, Monteverdi, Schein et Schütz), malgré quelques grands motets français, les sombres et envoûtantes Funeral Sentences de Purcell, la Missa Viri Galilaei de Palestrina, et deux messes de compositeurs méconnus (Hassler, Cardoso). D’autres messes, dont les requiem les plus connus, de l’époque baroque au début du XXe siècle (Allemagne, Autriche, France), ont aussi été retenues, avec notamment deux versions réussies et très différentes du Requiem de Fauré (celle, « chambriste », de 1894, et celle pour grand orchestre de 1900, dans les restitutions de Jean-Michel Nectoux). Dans la plupart de ces œuvres chorales, Philippe Herreweghe, à l’origine chef de chœur, convainc par le soin porté à la mise en place, aux textes, et s’appuie sur des formations qu’il a façonnées au fil des décennies, mais aussi sur le RIAS Kammerchor. Dans la musique profane, on retrouve de belles réussites liées entre autres à la présence de solistes fameux, en particulier et dans des lieder avec orchestre tirés du Des Knaben Wunderhorn de Mahler. Le grand répertoire symphonique est quant à lui bien représenté (trop à notre goût) et les relectures du chef flamand, « dégraissées », ne suscitent toujours pas un enthousiasme démesuré. Reste que, eu égard au prix de ce coffret de trente disques, qui plus est doté d’un livret digne de ce nom, il s’agit d’une aubaine dont il serait dommage de se priver. Un beau complément au livre-disque publié également pour l’anniversaire d’Herreweghe par son propre label, Phi.

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  • Michel LONCIN

    A bannir absolument : les … « lectures » de Bruckner et de Mahler !!!

    • draffin

      Tutut ! Ses Mahler sont passionnants. Merveilleuse 4ème notamment (mais c’est chez Phi, pas chez HM). Et je me souviens avoir entendu un enregistrement divin de la 3ème messe de Bruckner (il faudrait que j’y rejette une oreille).

      • Michel LONCIN

        Sa 4ème de Mahler me fait presque penser à une cantate de Bach !!! D’accord pour la musique religieuse de Bruckner (encore qu’elle pourrait « sonner » encore plus « sostenuto) mais SÛREMENT pas les symphonies …

      • Pierre Dubuisson

        Rien de ce que fait Herreweghe ne me laisse indifférent. On pourra toujours ergoter sur sa technique de direction. Mais toutes ses options sont étayées par de solides arguments musicaux et musicologiques. Le reste est question de goût et de culture personnelle.

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