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Requiem de Mozart de référence par Mariss Jansons

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Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Requiem K626. Benjamin Dieltjens, clarinette de basset. Genia Kühmeier, soprano ; Bernarda Fink, mezzo-soprano ; Mark Padmore, ténor ; Gerald Finley, baryton-basse. Orchestre royal du Concertgebouw, Choeur de la Radio des Pays-Bas, direction : Mariss Jansons. 1 CD RCO Live 14002. Livret quadrilingue (français, anglais, allemand, hollandais) et texte liturgique quadrilingue (latin, français, anglais, allemand). Enregistré au Concertgebouw d’Amsterdam du 14 au 16 septembre 2011. Durée totale : 47’35

 

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Requiem de Mozart - Mariss JansonsLa discographie du Requiem de Mozart, l’archi-tube de la musique religieuse qui remplit n’importe quelle église qui la programme, était arrivé dans une situation paradoxale : alors que Mozart est le musicien qui a réalisé à l’état suprême la synthèse de la musique de son temps, il n’y avait pas de version récente réalisant la synthèse des différentes écoles d’interprétation et touchant (ou du moins tendant) à l’universel.

Non que la discographie manquait de propositions notables : de la plus fantasque (Teodor Currentzis, Alpha) à la plus équilibrée (Carlo Marlo Giulini, EMI,  ou Neville Mariner avec plus de nervosité, Decca), en passant par une belle baroqueuse (Leonardo García Alarcón, Ambronay), une luxueuse en style massif (Karl Böhm, DG), une autre en version grand maestro (Bernstein, DG) et même une transcription pour quatuor qui vaut le coup d’oreille (Quatuor Debussy, Decca), il  y avait de quoi étancher sa curiosité.

Mais enfin il manquait l’essentiel, à savoir une interprétation qui ait la clarté et le nerf de la musique ancienne, l’équilibre de la musique classique et l’intensité de notre temps. Une direction qui ait la lumière mozartienne, avec assez de générosité pour chanter l’amour de notre prochain, et suffisamment de force pour exprimer notre terreur devant le mystère du Créateur. Dans les temps anciens, deux chefs avaient réussi cette gageure, Victor de Sabata à Rome en 1941 pour les 150 ans de la disparition de Mozart (Naxos), tendu et tragique, et Bruno Walter à New York en 1956 pour les 200 ans de la naissance du compositeur (Sony), sublimement humain.

à la tête d’un d’Amsterdam en formation allégée (l’introduction divinement chambriste!) ajoute son nom à cette très courte liste des chefs qui ont su restituer cette œuvre avec autant de flamme que d’humilité. Soutenu par un orchestre, des solistes et des chœurs inspirés et qui font corps avec lui, enregistré dans l’urgence du concert, le chef d’orchestre nous donne un Requiem de notre temps, changeant, dramatique, angoissant et lumineux, où les personnalités des musiciens de l’orchestre et des solistes ressortent pour mieux servir l’immense œuvre inachevée. Eblouissant, et pour longtemps.

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Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Requiem K626. Benjamin Dieltjens, clarinette de basset. Genia Kühmeier, soprano ; Bernarda Fink, mezzo-soprano ; Mark Padmore, ténor ; Gerald Finley, baryton-basse. Orchestre royal du Concertgebouw, Choeur de la Radio des Pays-Bas, direction : Mariss Jansons. 1 CD RCO Live 14002. Livret quadrilingue (français, anglais, allemand, hollandais) et texte liturgique quadrilingue (latin, français, anglais, allemand). Enregistré au Concertgebouw d’Amsterdam du 14 au 16 septembre 2011. Durée totale : 47’35

 
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