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Coffret historique Berlioz, ou l’art en mono des grands pionniers européens

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Hector Berlioz (1803-1869) : Enregistrements inoubliables. CD 1 : Symphonie Fantastique, Op. 14. Orchestre du Concertgebouw d’Amsterdam), direction: Pierre Monteux. Enregistré à Vienne en concert en 1962. Le carnaval romain, ouverture, Op. 9. Orchestre de la Société des Concerts du Conservatoire, direction: Jean Martinon. Enregistré en 1959. Carl Maria von Weber / Hector Berlioz : Invitation à la danse. Philharmonia Orchestra, direction : Herbert von Karajan. Enregistré en 1959.

CD 2 : Symphonie Fantastique, Op. 14. Boston Symphony Orchestra, direction: Charles Munch. Enregistré en concert en 1960 à Tokyo. Le corsaire, ouverture, Op. 21. Royal Philharmonic Orchestra, direction: Sir Thomas Beecham, direction. Enregistré en 1961. Benvenuto Cellini, ouverture, Op. 23 – Béatrice et Bénédicte, H318. Orchestre du Théâtre National de l’Opéra de Paris, direction : André Cluytens. Enregistré en 1957.

CD 3 : Harold en Italie, Op. 16. William Primose, alto – Royal Philharmonic Orchestra, direction: Sir Thomas Beecham, direction. Enregistré en 1951. Les Troyens à Carthage (extraits) : Prélude – Act 2, Part 1 : Ballet – Pas d’esclaves nubiennes – Act 2, Part 2 : Chasse Royale et Orage – Act 3 : Marche troyenne. Ensemble Vocal de Paris – Orchestre de la Société des Concerts du Conservatoire, direction: Hermann Scherchen, direction. Enregistré en 1953. Les Troyens à Carthage: Art 5, Part 2 : Je vais mourir – Adieu, fière cité. Didon : Rita Gorr, mezzo soprano – Philharmonia Orchestra, direction: Lawrence Collingwood. Enregistré en 1961.

CD 4-5 : Roméo et Juliette, Op. 17. Irma Kolassi, mezzo-soprano; Joseph Peyron, ténor; Lucien Lovano, baryton. Chœurs de la Radiodiffusion Télévision Française, Yvonne Gouverné – Orchestre National, direction: Charles Munch, direction. Enregistré en concert à Paris en 1953. Les Nuits d’été, Op. 7. Suzanne Danco, soprano. Cincinnati Symphony Orchestra, direction: Thor Johnson, direction. Enregistré en 1952.

CD 6-7 : L’enfance du Christ, Op. 25. Narrateur : Jean Giraudeau, ténor; Marie : Hélène Bouvier, mezzo-soprano; Joseph : Louis Noguéra, baryton; Hérode : Michel Roux, baryton; Un père de famille : Henri Médus, basse; Chœur Raymond Saint-Paul – Orchestre de la Société des Concerts du Conservatoire, direction: André Cluytens, direction. Enregistré en 1952. Te Deum, op. 22. Alexander Young, ténor; Denis Vaughan, orgue. Dulwich College Boys Choir, London Philharmonic Choir. Royal Philharmonic Orchestra, direction: Sir Thomas Beecham. Enregistré en 1955.

CD 8-9 : La Damnation de Faust, Op. 24. Faust : Andre Tup, ténor; Méphistophélès : Michel Roux, baryton; Marguerite : Régine Crespin, soprano. London Symphony Orchestra and Chorus, Pierre Monteux, direction. Enregistré en concert en 1962.

CD 10-11 : Requiem, Grande Messe des Morts, Op. 5. Jean Giraudeau, ténor. Chœur de la Radiodiffusion Télévision Française, Orchestre du Théâtre National de l’Opéra de Paris, direction: Hermann Scherchen. Enregistré en 1958. Rouget de Lisle, orchestration Berlioz : La Marseillaise. Claudine Carlson, soprano. Vincent Cole, ténor. Denver Symphony Orchestra and Chorus, direction : Philippe Entremont. Coffret de 11 CD Cascavelle. Durée : 71:13, 71:20, 78:10, 65:49, 54:06, 68:15, 66:15, 58:17, 68:02, 44:50, 61:50

 

Cascavelle réunit une sélection d’enregistrements de l’œuvre berliozien réalisés de 1950 à 1962, soit juste avant l’arrivée de la stéréophonie et de la nouvelle vague interprétative incarnée par Colin Davis. Ce coffret est en quelque sorte une photographie de l’art des derniers grands pionniers du XXᵉ siècle, de Cluytens à Scherchen, et qui à ce titre ne doivent pas être oubliés.

VEL1590x600Cette large sélection en 11 CD éclaire une période discographique négligée pour de multiples raisons (prises mono, qualité précaire des captations de concerts, interprètes parfois mésestimés). On y (re)découvre des Français et des Belges qui jouent comme des Allemands, des Allemands comme des Français, des Français comme le peuple et des Anglais comme des saints. On entend aussi les géants de la direction qui régnaient depuis les années 20 et allaient tous disparaître dans les années 60, Beecham dès 1961, Monteux en 1964, Cluytens (le seul à être né au XXᵉ siècle) en 1967, Munch et Scherchen en 1968.

Pièce archétypale, la Symphonie Fantastique est honorée par deux captations de concert de grand intérêt, /Concertgebouw (Vienne 1962) et /Boston (Tokyo 1960). Monteux, c’est la désolation sublime, les balancements du cœur, l’élégance et le chant (la Scène aux champs !), où la large respiration n’exclut pas les coups d’éclat. Munch, c’est la fougue jusqu’à la brusquerie, l’amant colérique entre l’extase et l’abattement, une marche au supplice conduite au pas de course. Quelle flamme ! Et sous la baguette de ce chef volcanique, le Songe d’une nuit de Sabbat apparaît comme rarement l’inspirateur direct de la Nuit sur le Mont chauve, composée 37 ans plus tard…

Le Harold en Italie de William Primrose et /Royal Philharmonic enregistré en 1951 pour EMI est un classique qui a toute sa place dans ce coffret. Le jeu altier de Primrose, la vitalité et le sens du théâtre de Beecham se complètent pour composer un tableau proche de la folie (l’Orgie des brigands) qui fera paraître les versions ultérieures (notamment la plus fameuse d’entre elles signée Colin Davis/Nobuko Imai, Philips) bien sages. Les compléments orchestraux ne manquent pas d’intérêt, que ce soit l’ouverture chantante et impulsive du Corsaire par Beecham/Royal philharmonic (on n’est pas très loin de l’ambiance musicale du Pont de la Rivière Kwaï, antérieur de quelques années), les ouvertures grand style de Benvenuto Cellini et Béatrice et Bénédicte qu’ et l’orchestre de l’Opéra de Paris tirent vers Beethoven et l’Allemagne (ce qui peut surprendre mais au fond n’est pas plus hors sujet que les démarches actuelles dites « historiquement informées »), ou encore et un qui donnent en 1959 dans l’Invitation à la valse de Weber arrangée par Berlioz, un résultat pétulant et superbement équilibré entre clarté française et densité germanique. N’oublions pas les pages orchestrales des Troyens, par / qui interpellent l’oreille par la typicité des vents français et par le choix d’avoir inclus le Pas d’esclaves nubiennes, page avec chœur qu’on peut soit décrier comme le comble du kitsch colonial IIIᵉ Empire, soit rattacher à l’intérêt précurseur de Berlioz aux musiques extra-européennes.

Hormis les trois opéras qui sont absents du coffret, on retrouve les grandes pièces religieuses ou pour le concert. Le style de dans Les Nuits d’été est très marqué fifties et l’orchestre de Cincinatti n’a pas de personnalité, mais le travail de remasterisation est soigné et la soprano belge n’en est pas moins un jalon important de la reconnaissance de Berlioz. De la mezzo-soprano également belge , on regrette de ne pas entendre plus que ces six minutes où elle interprète Didon. Passons rapidement sur le Roméo et Juliette en concert certes emporté avec , mais la prise de son précaire et la diction datée ne sont pas compensées par un fini orchestral qui n’est que relatif. La Damnation de Faust avec un de 87 ans à Londres est plus intéressant même si la qualité sonore laisse encore plus à désirer. On a connu plus méphistophélique que mais quelle clarté d’articulation ! en Marguerite se distingue et la scène « Allons, il est trop tard » frappe par le souffle et la jeunesse vocale de la chanteuse, alors âgée de 35 ans. L’Enfance du Christ par /Société des Concerts du conservatoire a le mérite d’être une version pionnière, mais la tradition symphonique alourdit trop l’instrumentation et en atténue le charme. pourrait être un Hérode plus hanté mais quel beau chant, et exhale en Narrateur une religiosité vintage qui a le mérite de l’authenticité.

Ce sens particulier du religieux, on le retrouve dans le Te Deum de . La prise de son lointaine manque d’impact, mais on ressent que le était biberonné – comme tous les chœurs anglais – aux cantiques. Thomas Beecham n’est pas homme à sombrer dans le saint-sulpicien, et son Judex Crederis a un je-ne-sais-quoi de Pump and Circonstances, tandis que les caisses claires du Quaerens me conclusif démontrent avec une vigueur quasi militaire la convergence toute berliozienne du religieux et du profane. Pour un peu, on serait prêt à entonner en bis le Rule Britannia !

Plus idiomatique est le Requiem par , dont le Dies Irae et le Sanctus avec un aérien sont à marquer d’une pierre blanche. Le Chœur de la Radiodiffusion Télévision Française vit intensément cette musique dramatique et en exprime l’ancrage révolutionnaire et populaire. Que l’on soit pour ou contre l’acte symbolique de faire entrer un premier musicien au Panthéon français et en particulier, cette interprétation fait entendre le peuple et son humanité. Et elle fait réaliser à quel point les hommes politiques français qui se sont succédé pour refuser à Berlioz cet honneur national n’ont rien entendu à sa musique. Aucun d’entre eux n’y a donc entendu tout le peuple qui gronde et qui s’amuse, ses croyants et ses brigands, ses amoureux fous et ses poètes ? Que leur faut-il donc ? N’est-ce pas suffisant que Berlioz ait transfiguré le peuple en musique, qu’il l’ait recréé à la fois trivial et idéal, et en cela universel ? Qu’il ait su transformer l’héritage de la Révolution française et le sublimer par Virgile et Shakespeare, Beethoven et Goethe ? Qu’après avoir été fécondé par Gluck, il eut aidé le génie musical russe à trouver sa propre liberté artistique, tissant ainsi un lien indéfectible entre les cultures germanique, latine et russe, là où les dirigeants politiques ont conduit ces trois peuples dans les plus grandes catastrophes ?

Ce coffret fait mieux que restituer une période disparue et oubliée de l’interprétation berliozienne, elle fait entendre et comprendre comment Berlioz a été de son vivant et tout au long du XXᵉ siècle l’artiste non pas d’un pays mais d’un continent, l’Europe. Et s’il n’est pas au Panthéon de la France, c’est peut-être en effet que ce monument national est taillé trop petit pour lui.

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Hector Berlioz (1803-1869) : Enregistrements inoubliables. CD 1 : Symphonie Fantastique, Op. 14. Orchestre du Concertgebouw d’Amsterdam), direction: Pierre Monteux. Enregistré à Vienne en concert en 1962. Le carnaval romain, ouverture, Op. 9. Orchestre de la Société des Concerts du Conservatoire, direction: Jean Martinon. Enregistré en 1959. Carl Maria von Weber / Hector Berlioz : Invitation à la danse. Philharmonia Orchestra, direction : Herbert von Karajan. Enregistré en 1959.

CD 2 : Symphonie Fantastique, Op. 14. Boston Symphony Orchestra, direction: Charles Munch. Enregistré en concert en 1960 à Tokyo. Le corsaire, ouverture, Op. 21. Royal Philharmonic Orchestra, direction: Sir Thomas Beecham, direction. Enregistré en 1961. Benvenuto Cellini, ouverture, Op. 23 – Béatrice et Bénédicte, H318. Orchestre du Théâtre National de l’Opéra de Paris, direction : André Cluytens. Enregistré en 1957.

CD 3 : Harold en Italie, Op. 16. William Primose, alto – Royal Philharmonic Orchestra, direction: Sir Thomas Beecham, direction. Enregistré en 1951. Les Troyens à Carthage (extraits) : Prélude – Act 2, Part 1 : Ballet – Pas d’esclaves nubiennes – Act 2, Part 2 : Chasse Royale et Orage – Act 3 : Marche troyenne. Ensemble Vocal de Paris – Orchestre de la Société des Concerts du Conservatoire, direction: Hermann Scherchen, direction. Enregistré en 1953. Les Troyens à Carthage: Art 5, Part 2 : Je vais mourir – Adieu, fière cité. Didon : Rita Gorr, mezzo soprano – Philharmonia Orchestra, direction: Lawrence Collingwood. Enregistré en 1961.

CD 4-5 : Roméo et Juliette, Op. 17. Irma Kolassi, mezzo-soprano; Joseph Peyron, ténor; Lucien Lovano, baryton. Chœurs de la Radiodiffusion Télévision Française, Yvonne Gouverné – Orchestre National, direction: Charles Munch, direction. Enregistré en concert à Paris en 1953. Les Nuits d’été, Op. 7. Suzanne Danco, soprano. Cincinnati Symphony Orchestra, direction: Thor Johnson, direction. Enregistré en 1952.

CD 6-7 : L’enfance du Christ, Op. 25. Narrateur : Jean Giraudeau, ténor; Marie : Hélène Bouvier, mezzo-soprano; Joseph : Louis Noguéra, baryton; Hérode : Michel Roux, baryton; Un père de famille : Henri Médus, basse; Chœur Raymond Saint-Paul – Orchestre de la Société des Concerts du Conservatoire, direction: André Cluytens, direction. Enregistré en 1952. Te Deum, op. 22. Alexander Young, ténor; Denis Vaughan, orgue. Dulwich College Boys Choir, London Philharmonic Choir. Royal Philharmonic Orchestra, direction: Sir Thomas Beecham. Enregistré en 1955.

CD 8-9 : La Damnation de Faust, Op. 24. Faust : Andre Tup, ténor; Méphistophélès : Michel Roux, baryton; Marguerite : Régine Crespin, soprano. London Symphony Orchestra and Chorus, Pierre Monteux, direction. Enregistré en concert en 1962.

CD 10-11 : Requiem, Grande Messe des Morts, Op. 5. Jean Giraudeau, ténor. Chœur de la Radiodiffusion Télévision Française, Orchestre du Théâtre National de l’Opéra de Paris, direction: Hermann Scherchen. Enregistré en 1958. Rouget de Lisle, orchestration Berlioz : La Marseillaise. Claudine Carlson, soprano. Vincent Cole, ténor. Denver Symphony Orchestra and Chorus, direction : Philippe Entremont. Coffret de 11 CD Cascavelle. Durée : 71:13, 71:20, 78:10, 65:49, 54:06, 68:15, 66:15, 58:17, 68:02, 44:50, 61:50

 
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  • Michel LONCIN

    Berlioz au Panthéon (le « pourrissoir officiel du Régime » – dixit Romain Rolland !) … Lui-même, pourtant à la (veine) recherche d’honneurs français ne l’aurait pas voulu qui, en orléaniste louis-philippard, dénonçait savoureusement le « choléra républicain » de cette Seconde république gorgée du sang des « Journées » de Juin 1848 annonçant, 23 ans à l’avance l’abominable EXTERMINATION de la « Commune de Paris » par Adolphe Thiers et sa clique de généraux (incomparablement plus combatif contre la plèbe parisienne que contre les germano-prussiens !) … avant de se « convertir » au bonapartisme louis-napoléonien devenu impérial …

    Que tous les hommes politiques français qui se sont succédé pour refuser à Berlioz cet honneur (?!!!) national n’ait pas entendu tout le peuple qui gronde et qui s’amuse, ses croyants et ses brigands, ses amoureux fous et ses poètes est « logique » : ne sont-ils pas TOUS les héritiers de cette république thiériste fondée dans le SANG de la Semaine Sanglante de mai 1871 … cette république qui, selon le mot du susdit Adolphe Thiers, est, paraît-il, le régime qui divise le moins ?

    Berlioz repose en PAIX entre ses deux épouses, Harriet Smithson et Marie Recio dans ce cimetière de Montmartre où se trouvent aussi maints personnages qu’il a connu, entre autres Théophile Gautier, Heinrich Heine, Frédérick Lemaître, Adolphe Sax, Horace Vernet, Pauline Garcia Viardot, et Alfred de Vigny … Qu’on l’y laisse : la « république » est incomparablement (et à jamais) TROP petite pour lui qui appartient à la Musique !!!

    • Denis Forest

      Comme d’habitude, les remarques sur Berlioz et le Panthéon que signe ce Monsieur n’ont pas le moindre rapport intéressant avec le contenu de l’article-cible, consacré à des enregistrements historiques de sa musique. Quand on n’a rien à dire au sujet de ceux-ci, faut-il dire quand même quelque chose?

      Personnellement que Berlioz soit au Panthéon ou ailleurs m’est entièrement indifférent mais il y a pire compagnie que celle de Jean Moulin et celle de Marie Curie.

      D’ailleurs qu’est-ce que ces propos ouvertement politisés viennent faire sur un site consacré à la musique? On n’est pas chez « Valeurs actuelles ».

      • Michel LONCIN

        Ce … « Monsieur » (un peu moins de MEPRIS ne vous irait pas mal !) ne fait que s’autoriser à se référer à l’avant dernier paragraphe, quatrième et cinquième du présent article … Quant à parler musique … puis-je déplorer (si « MONSIEUR » me le permet puisque « MONSIEUR » s’octroie le droit de dire ce qui convient et ce qui ne convient pas !) l’absence de la version de la « Symphonie funèbre et triomphale » (d’inspiration éminemment « politique, soit dit en passant !) dans la version de 1959 de Désiré Dondeyne et la Musique des Gardiens de la Paix … ou les versions originales (en outre, en création mondiale !) de la « Marseillaise » (orchestre Pasdeloup et le ténor Gérard Friedmann) et de la Cantate « Le 05 Mai » (avec la basse Marcel Vigneron), dans les extraits musicaux des enregistrements de la Guilde Internationale du disque de « La Révolution française » et « Napoléon Bonaparte » du début des années ’60 (en 1962, si je ne me trompe) ? Mais … « excusez-moi » … c’est ENCORE de la … « politique ») … !!!

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