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Paris. Salle Gaveau. 10-XII-2019. Jacques Offenbach (1819-1880) Extraits des Contes d’Hoffmann, opéra fantastique en cinq actes sur un livret de Jules Barbier. Mise en scène : Thierry Dran. Costumes : Annie Bicot, Marie-Lourdes Hernandez. Lumières : Quentin Lamotte. Avec : Xavier Mauconduit, Hoffmann ; Lisa Lalouette, la muse, Antonia, Giulietta ; Clémence Lalaut, Olympia ; Loïc Peluchon, Frantz 1 ; Ping Zhang, Frantz 2 ; Florent Zigliani, Nathanaël ; Ruoxuan Yang, l’enfant étranger. Chœur de l’Orchestre français des jeunes talents (Chef des chœurs : Guy-Bernard Davis).Violon : Marina Jesic (la mort). Piano et direction musicale : Emmanuel Massarotti (l’inspecteur)

La compagnie La Croisade Lyrique a proposé, pour une unique soirée, une vision des Contes d’Hoffmann qui sort des sentiers battus, en les situant au centre d’une enquête policière au sujet des rapports d’Hoffmann avec les femmes.

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Plus ou moins basé sur l’idée, maintenant communément admise, que Olympia, Antonia et Giulietta ne sont que les facettes de la même femme, selon les périodes de la vie du poète et de la femme qu’il aime, le metteur en scène Thierry Dran laisse donc mener l’enquête au sujet de l’assassinat de Schlemil à l’inspecteur Emmanuel Massarotti, déguisé en pianiste accompagnateur. Le tout est émaillé de morceaux choisis de la partition d’Offenbach.

Comme il n’y a pas de tentateur, il n’y a pas de diable, mais simplement les démons intérieurs du héros, exit donc la voix de basse et l’air « scintille diamant ». Sinon, les principaux morceaux y sont, pas toujours dans le bon ordre, pas toujours dans les bonnes tessitures, par exemple Florent Zigliani passe du rôle de Nathanaël à celui de Luther, de Schlemil, et même à des parties de chœur ! On note en passant de petites coquetteries : le choix de la version Oeser pour l’air de Giulietta, ou les interventions d’une jeune fille, habillé en kimono, qui sort régulièrement d’une malle en osier pour chanter des airs de facture asiatique. C’est une façon originale de présenter une œuvre si connue, l’écueil majeur étant que les textes parlés rajoutés à l’action pour lui donner son côté policier ne sont pas toujours intelligibles. Thierry Dran, omniprésent sur scène, partition en main, fait figure de démiurge. Rappelons qu’après avoir été chanteur, puis professeur de chant, il est maintenant agent artistique, et cela se sent dans son attention constante à son sérail.

est un Hoffmann puissant, éclatant et bien en place, tout du moins dans l’espace intime de la Salle Gaveau. On a bien aimé l’Olympia souple (à tous les sens du terme !) de Clémence Lalaut et le Frantz bien timbré de Loïc Peluchon, Ping Zhang se montrant plus amusant que bien chantant en deuxième Frantz. Lisa Lalouette a en revanche encore beaucoup de travail à accomplir, que ce soit sur le plan rythmique ou celui de l’intonation, pour pouvoir envisager une carrière lyrique.

L’essentiel des parties de chœur était tenu par les adorables enfants de l’, et on peut voir à leurs bouilles ravies combien ce concert est important pour eux. Car ce ne sont pas des productions modestes mais gavées d’énergie comme celle-ci qui déplaceront les foules de l’intelligentsia parisienne, mais qui donneront envie, protagonistes et public novice, d’aller plus loin sur le chemin musical, et c’est important.

Crédits photographiques : © Thierry Dran

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Paris. Salle Gaveau. 10-XII-2019. Jacques Offenbach (1819-1880) Extraits des Contes d’Hoffmann, opéra fantastique en cinq actes sur un livret de Jules Barbier. Mise en scène : Thierry Dran. Costumes : Annie Bicot, Marie-Lourdes Hernandez. Lumières : Quentin Lamotte. Avec : Xavier Mauconduit, Hoffmann ; Lisa Lalouette, la muse, Antonia, Giulietta ; Clémence Lalaut, Olympia ; Loïc Peluchon, Frantz 1 ; Ping Zhang, Frantz 2 ; Florent Zigliani, Nathanaël ; Ruoxuan Yang, l’enfant étranger. Chœur de l’Orchestre français des jeunes talents (Chef des chœurs : Guy-Bernard Davis).Violon : Marina Jesic (la mort). Piano et direction musicale : Emmanuel Massarotti (l’inspecteur)

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