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L’intégrale des enregistrements au disque de Wilhelm Furtwängler

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Œuvres de Johann Sebastian Bach (1685-1750), Béla Bartók (1881-1945), Ludwig van Beethoven (1770-1827), Hector Berlioz (1803-1869), Johannes Brahms (1833-1897), Anton Bruckner (1824-1896), Luigi Cherubini (1760-1842), Antonín Dvořák (1841-1904), César Franck (1822-1890), Wilhelm Furtwängler (1886-1954), Christoph Willibald Gluck (1714-1787), Joseph Haydn (1732-1809), Franz Liszt (1811-1886), Gustav Mahler (1860-1911), Felix Mendelssohn (1809-1847), Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791), Otto Nicolai (1810-1849), Gioachino Rossini (1792-1868), Franz Schubert (1797-1828), Robert Schumann (1810-1856), Bedřich Smetana (1824-1884), Richard Strauss (1864-1949), Johann Strauss II (1825-1899), Piotr Ilitch Tchaïkovski (1840-1893), Richard Wagner (1813-1883), Carl Maria von Weber (1786-1826). Interprètes (liste sélective) : Erna Berger, soprano ; Gertrude Pitzinger, contralto ; Walther Ludwig, ténor ; Rudolf Watzke, basse ; Kirsten Flagstad, soprano ; Maria Müller, soprano ; Rudolf Bockelmann, baryton-basse ; Lauritz Melchior, ténor ; Margarete Klose, mezzo-soprano ; Herbert Janssen, baryton ; Maria Nezadal, soprano ; Ludwig Weber, basse ; Wilma Lipp, soprano ; Elisabeth Schwarzkopf, soprano ; Elisabeth Höngen, contralto ; Hans Hopf, ténor ; Otto Edelmann, basse ; Dietrich Fischer-Dieskau, baryton ; Anton Dermota, ténor ; Elisabeth Grümmer, soprano ; Marga Höffgen, contralto ; Ludwig Suthaus, ténor ; Josef Greindl, basse ; Blanche Thebom, mezzo-soprano ; Rudolf Schock, ténor ; Martha Mödl, soprano ; Wolfgang Windgassen, ténor ; Gottlob Frick, basse ; Sena Jurinac, soprano ; Leonie Rysanek, soprano ; Ferdinand Frantz, baryton-basse ; Edwin Fischer, piano ; Yehudi Menuhin, violon ; Philharmonic Choir London ; Chorus of the Royal Opera, Covent Garden ; Chœur du Festival de Bayreuth ; Wiener Sängerknaben ; Wiener Singakademie ; Chœur de l’Opéra d’État de Vienne ; Orchestre philharmonique de Berlin ; London Philharmonic Orchestra ; Orchestre philharmonique de Vienne ; Orchestre du Festival de Lucerne ; Philharmonia Orchestra ; Orchestre du Festival de Bayreuth ; direction : Wilhelm Furtwängler. 1 coffret de 55 CD Warner Classics. Enregistrés entre 1926 et 1954. Textes de présentation en français, allemand et anglais. Durée totale : 54 heures 4 minutes 36 secondes de musique + 55 minutes 58 secondes de documentaire

 

Pour la première fois au disque, Warner Classics publie l’intégrale des gravures commerciales de , à partir des sources originales et un report réalisé par Art & Son Studio. Quelques prises alternatives existantes et des inédits nous sont offerts en guise de cerise sur le gâteau.

Ce coffret de 55 disques, réalisé par Stéphane Topakian, directeur du label Timpani et spécialiste du chef allemand, comporte toutes les réalisations de studio de Furtwängler, ainsi que celles prises sur le vif ou en répétition avant un concert en vue de sortie d’un album commercial. Selon ce principe, on ne trouvera pas ici le Ring de Rome (paru chez EMI), les concerts publics de l’époque de la Seconde Guerre mondiale (sortis initialement par Deutsche Grammophon), les Symphonies n° 3 et n° 4 de Brahms (HMV/EMI), ni d’ailleurs les mélodies de Hugo Wolf données à Salzbourg par Furtwängler au piano et Elisabeth Schwarzkopf (EMI).

Cette belle histoire commence en octobre 1926 lorsque Furtwängler enregistre pour Polydor l’ouverture du Freischütz de Weber (curieusement introuvable dans le récent coffret d’Universal) et la Symphonie n° 5 de Beethoven souffrant de menues coupures, comblées par les extraits correspondants de la version de 1937. Elle se termine en octobre 1954, moins de deux mois avant le décès du chef, avec La Walkyrie de Wagner. Le projet de graver le Ring en entier au studio ne pourra pas être achevé.

Ce coffret réunit, dans un ordre plutôt chronologique, des enregistrements Polydor, HMV, Telefunken, Decca, Electrola et Deutsche Grammophon. Comme lors du travail éditorial sur ce coffret, le producteur a trouvé des bandes jamais ouvertes, décision a été prise de reprendre toutes ces gravures « à zéro ». Le texte sur le boîtier nous informe que les transferts ont été effectués depuis des bandes originales ou les meilleures sources disponibles (des précisions sur les sources exactes utilisées pour les gravures consécutives auraient été bienvenues). Cependant, nous ne sommes pas sûrs que leur parution ait toujours été autorisée par Furtwängler car plusieurs d’entre elles furent sorties pour la première fois seulement par d’autres labels, comme Toshiba (la Symphonie n° 9 de Beethoven de 1937) ou Testament (l’ouverture de Tannhäuser de Wagner de 1949). C’est également le cas du troisième acte de La Walkyrie et des extraits du Crépuscule des dieux captés sur le vif le 26 mai et le 1er juin 1937 au Covent Garden de Londres, officiellement inédits jusqu’à présent (disques n° 6-8). On se rappelle à quel point le maître a été exigeant par rapport aux particularités techniques du processus de captation de son, souvent mécontent à l’écoute de ses propres enregistrements qui allaient être mis à disposition de « son » auditoire et surtout perpétuer son art. En revanche, ces gravures sont un trésor inestimable. La direction de Furtwängler subjugue par son dynamisme, sa spontanéité, la fougue et la puissance dramatique. Il y a quelques années, nous regrettions de ne pas pouvoir écouter ce chef dans Tristan et Isolde dirigé par lui à maintes reprises dans les années 1930, faute du manque d’enregistrement. Maintenant, Warner Classics nous offre la fine fleur du chant wagnérien avec les solistes comme la soprano Kirsten Flagstad, la soprano , le baryton-basse Rudolf Bockelmann, le ténor , la mezzo-soprano Margarete Klose, le baryton Herbert Janssen, la soprano Maria Nezadal et la basse Ludwig Weber. Leur prestation prouve le très haut niveau de performance lyrique de l’époque.

Ce coffret nous propose également, à l’évidence, les fameuses versions de La Walkyrie et de Tristan et Isolde signées Furtwängler au studio dans la première moitié des années 1950, tout comme la Neuvième de Beethoven de Bayreuth. Mais pour revenir aux raretés, signalons la présence de la Symphonie n° 3 de Beethoven donnée en novembre 1947 avec l’ (disque n° 14). Ici, pour des raisons inconnues, Warner Classics nous la restitue en intégrant dans le corpus de l’œuvre – conformément aux éditions commerciales non originales – une prise alternative du début du 2nd mouvement enregistrée le 15 février 1949. La prise initiale de 1947 apparaît en tant que supplément après toute la symphonie (plage n° 5). C’est l’inverse de ce qu’a fait Tahra pour le disque FURT 1027. En outre, étonnamment, les reports d’Art & Son Studio pour Warner pâlissent d’une sonorité étouffée par rapport à celle mise à disposition par Tahra.

La Symphonie n° 4 de exécutée à Vienne fin janvier 1950 (disque n° 23) est une autre pépite de ce coffret, introuvable depuis des dizaines d’années, qui, en microsillon, sauf omission de notre part, est sorti d’abord sous la référence FALP 116 en France, et non, comme nous informe le livret de Warner, sous la référence HMV DB 21099/21103. Pour ces séances, et pour celles de Lucerne d’août 1949 (le Concerto pour violon de Brahms avec un en soliste très inspiré), nous avons affaire aux premiers enregistrements de Furtwängler sur des bandes magnétiques, considérés alors comme expérimentaux, et, en conséquence, réalisés parallèlement en 78 tours (le livret de Warner est erroné sur ce point, suggérant que des disques 78 tours ne furent plus employés pendant les séances d’enregistrement). Tenant compte de cela, et du fait qu’il était impossible d’enregistrer en continu car il fallait s’adapter à la durée d’une face 78 tours (de 3 à 5 minutes par face), a réenregistré cette symphonie en décembre 1952, lorsque l’utilisation de la bande est devenue la norme. Pour cette version de 1952 (disque n° 34), nous avons comparé les nouveaux repiquages avec ceux assurés au studio Abbey Road à Londres en 2010 (inclus dans le coffret regroupant les symphonies de Beethoven, sorti également par Warner Classics en Europe, en 2016). Même si, pour ce coffret Beethoven, un filtrage excessif a gravement détérioré le rendu sonore par rapport à l’édition antérieure du SACD japonais pour laquelle ces reports londoniens avaient été originellement réalisés, on perçoit – lors de l’écoute des récents transferts d’Art & Son Studio – une nette différence au niveau de l’équilibre tonal. Dans le coffret « The Complete on Record », la sonorité du chef gagne en transparence et en clarté dans les aigus, où on distingue immédiatement plus de détails, mais en même temps, elle se voit « dégraissée » dans le médium-grave. Furtwängler, aurait-il approuvé cela en cabine d’écoute lors des séances d’enregistrement ? Pas forcément, d’autant plus que l’acoustique de la salle dans laquelle lesdites séances ont eu lieu, celle du Musikverein, offre une prédominance du médium-grave malgré la présence de tentures lors des sessions d’enregistrement. Par conséquent, on obtient une sorte d’allègement prononcé de la texture qui risque d’impacter négativement la restitution de l’interprétation. Soulignons que l’équilibre tonal de l’orchestre de Furtwängler est très spécifique et peut se faire connaître à travers les nombreux enregistrements publics parus, par exemple, chez la Société Wilhelm Furtwängler ou chez Testament.

Nous pouvons enfin nous réjouir du retour au catalogue de la Symphonie n° 1 de Johannes Brahms proposée par Furtwängler en novembre 1947 avec l’ (disque n° 16), dont la lecture fait preuve de profondeur et de tension, mais pour laquelle nous avons du mal à retrouver, dans ce rendu sonore, la puissance des accords fortissimo, si typiques du style du chef, ici atténués, encore que – quelquefois – criards.

Prêtons encore l’oreille à la Symphonie n° 7 de Beethoven donnée à Vienne en janvier 1950 (disque n° 22), pour la première fois reproduite depuis les vingt-six prises originales sur bandes, et non, comme pour l’édition japonaise en SACD, à partir de la bande master montée. Avec les nouveaux repiquages, les pianissimi dans l’Allegretto s’avèrent d’une luminosité, d’une douceur des phrasés et d’une richesse des couleurs probablement jusqu’alors inconnues, quoique démesurément « épurés » dans le médium-grave. La touche de Furtwängler, aurait-elle été si légère dans cette œuvre ?

Pareillement pour la Symphonie n° 4 de enregistrée avec l’ (disque n° 36), qui se montre trop « délicate », posant des problèmes non seulement par son manque d’équilibre entre la limpidité et la gravité des timbres (parfaitement perceptible dans le SHM-SACD sorti par Deutsche Grammophon au Japon il y a une dizaine d’années), mais également par son datage. En effet, le livret indique uniquement le jour du 14 mai 1953 comme celui de l’enregistrement (en omettant les 12-13 et 19 mai), et suggère, en plus, l’utilisation d’une bande inédite pour les transferts. Cependant, à l’écoute du disque, on constate que, selon toute vraisemblance, Warner Classics a utilisé la bande montée par Günter Hermanns en 1960/1961, connue déjà des précédentes publications de l’étiquette jaune.

Cette Quatrième de Schumann est couplée avec la flamboyante Symphonie en ré mineur de gravée à Vienne en décembre 1953, reportée dans une sonorité assez brillante mais par instants gâtée par des fortissimi tranchants.

On se penchera encore sur la Passion selon saint Matthieu de donnée en public à Vienne, du 14 au 17 avril 1954 (disques n° 41-43), nouvellement montée par Stéphane Topakian à partir des enregistrements complets sur bande de tous les quatre concerts. Cette fois-ci, contrairement à l’édition EMI (EMI Classics Références 2 CD 7243 5 65509), cet oratorio nous est restitué dans son intégrité. En dépit du côté archaïque de cette interprétation, elle convainc par son expressivité douloureuse, foncièrement « authentique », mais aussi par la beauté du timbre de certains solistes. On pense notamment au jeune Dietrich Fischer-Dieskau qui apparaît en tant que Jésus-Christ. L’utilisation des concerts des 16 et 17 avril peut sembler étonnante au vu du fait qu’au moment de cette première séance, il a été annoncé qu’Anton Dermota, qui assurait la partie de l’Évangéliste, avait décidé de chanter malgré une bronchite pour ne pas compromettre la soirée. On notera encore que la totalité du concert du 15 mai 1954 tel que diffusé par Rot-Weiss-Rot avec une prise de son moins proche que celle captée lors des autres séances, a été publiée par Orfeo sous la référence C 834 118 Y.

Parmi les plus grandes réussites de ce coffret, citons le Concerto pour violon 2 , interprété par le Philharmonia Orchestra et en soliste (disque n° 37). Cette gravure de septembre 1953 se voit ici transférée avec une pureté et une densité qui forcent l’admiration, que ce soit par rapport au repiquage proposé dans le coffret Philharmonia Orchestra (effectué par la même personne, Christophe Hénault, et pourtant bien différent de celui-ci !) ou face au report réalisé par Simon Gibson en vue de la parution japonaise en SACD (plus que juste et peut-être un brin mieux équilibré mais sans doute moins cristallin au niveau des plans sonores).

Enfin, signalons que le disque n° 54 englobe plus d’une heure d’inédits avec la participation de l’Orchestre philharmonique de Vienne, y compris un enregistrement radiophonique non autorisé par Furtwängler de l’« Inachevée » de Schubert donnée en concert à Copenhague le 1er octobre 1950, restituée cette fois-ci sans que l’équilibre tonal soit affecté. Dans cette émouvante prestation, Furtwängler n’abandonne pas un instant la tension ni le flair narratif, traçant une fresque à fond romantique dans ses contrastes, empreinte tant d’ardeur que de suavité lyrique. Par ailleurs, quelle finesse et sveltesse dans le 3e mouvement de la Sérénade op. 48 de Tchaïkovski, une gravure studio de février 1950 !

En guise de compléments, le disque n° 55 contient le documentaire audio « Wilhelm Furtwängler – A Memoir » narré et produit par Jon Tolansky, différent du documentaire « Remembering Furtwängler » proposé dans le coffret « Wilhelm Furtwängler: The Great EMI Recordings ».

Le livret joint à ce coffret, renferme de nombreuses photos, des textes sur Furtwängler, ainsi que ses repères biographiques rédigés sous forme d’une liste de dates et des évènements qui leur correspondent.

Si l’esthétique sonore des reports, quelque peu allégée, pourra laisser perplexe les Furtwänglériens attachés à la pâte orchestrale dense typique du chef, ce coffret surclasse néanmoins les anciennes éditions « officielles » parues en Europe. Avec ses prises alternatives, ses inédits et son rapport qualité-prix très compétitif, il s’impose au côté du coffret des années de guerre de la Philharmonie de Berlin (Clef d’or ResMusica et ICMA) comme un point d’entrée incontournable pour prendre la mesure de l’art de la direction de Wilhelm Furtwängler.

Mis à jour le 15/12/2021

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Œuvres de Johann Sebastian Bach (1685-1750), Béla Bartók (1881-1945), Ludwig van Beethoven (1770-1827), Hector Berlioz (1803-1869), Johannes Brahms (1833-1897), Anton Bruckner (1824-1896), Luigi Cherubini (1760-1842), Antonín Dvořák (1841-1904), César Franck (1822-1890), Wilhelm Furtwängler (1886-1954), Christoph Willibald Gluck (1714-1787), Joseph Haydn (1732-1809), Franz Liszt (1811-1886), Gustav Mahler (1860-1911), Felix Mendelssohn (1809-1847), Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791), Otto Nicolai (1810-1849), Gioachino Rossini (1792-1868), Franz Schubert (1797-1828), Robert Schumann (1810-1856), Bedřich Smetana (1824-1884), Richard Strauss (1864-1949), Johann Strauss II (1825-1899), Piotr Ilitch Tchaïkovski (1840-1893), Richard Wagner (1813-1883), Carl Maria von Weber (1786-1826). Interprètes (liste sélective) : Erna Berger, soprano ; Gertrude Pitzinger, contralto ; Walther Ludwig, ténor ; Rudolf Watzke, basse ; Kirsten Flagstad, soprano ; Maria Müller, soprano ; Rudolf Bockelmann, baryton-basse ; Lauritz Melchior, ténor ; Margarete Klose, mezzo-soprano ; Herbert Janssen, baryton ; Maria Nezadal, soprano ; Ludwig Weber, basse ; Wilma Lipp, soprano ; Elisabeth Schwarzkopf, soprano ; Elisabeth Höngen, contralto ; Hans Hopf, ténor ; Otto Edelmann, basse ; Dietrich Fischer-Dieskau, baryton ; Anton Dermota, ténor ; Elisabeth Grümmer, soprano ; Marga Höffgen, contralto ; Ludwig Suthaus, ténor ; Josef Greindl, basse ; Blanche Thebom, mezzo-soprano ; Rudolf Schock, ténor ; Martha Mödl, soprano ; Wolfgang Windgassen, ténor ; Gottlob Frick, basse ; Sena Jurinac, soprano ; Leonie Rysanek, soprano ; Ferdinand Frantz, baryton-basse ; Edwin Fischer, piano ; Yehudi Menuhin, violon ; Philharmonic Choir London ; Chorus of the Royal Opera, Covent Garden ; Chœur du Festival de Bayreuth ; Wiener Sängerknaben ; Wiener Singakademie ; Chœur de l’Opéra d’État de Vienne ; Orchestre philharmonique de Berlin ; London Philharmonic Orchestra ; Orchestre philharmonique de Vienne ; Orchestre du Festival de Lucerne ; Philharmonia Orchestra ; Orchestre du Festival de Bayreuth ; direction : Wilhelm Furtwängler. 1 coffret de 55 CD Warner Classics. Enregistrés entre 1926 et 1954. Textes de présentation en français, allemand et anglais. Durée totale : 54 heures 4 minutes 36 secondes de musique + 55 minutes 58 secondes de documentaire

 
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