Mot-clef : Nathan Berg

LCDD

Un Ring très impressionnant à Karlsruhe

Le Staatstheater de Karlsruhe propose ce printemps deux cycles complets de la Tétralogie initiée à l’automne 2016. Bien que suivant l’exemple de Stuttgart qui, en 2002/2003, avait confié l’entreprise à quatre metteurs en scène différents, le résultat est autrement convaincant. L’Or du Rhin quatre en un de David Hermann ResMusica a déjà rendu compte en 2016 du vif intérêt du travail de David Hermann. Le metteur en scène réussit le prodige de raconter ...
handel

Alcina et Tamerlano à la Monnaie, Haendel à son sommet

Fabuleux diptyque haendélien dans un album à marquer d’une pierre balance. Pour une fois, autant la mise en scène que l’interprétation musicale rallient tous les suffrages. C’est le dépouillement, sinon le minimalisme, qui pourrait caractériser ces mises en scène de deux des plus beaux opéras de Haendel. Une chaise comme unique accessoire pour les deux ouvrages, une double colonnade pour Tamerlano, remplacée par de simples lattes de bois dès lors que ...
Paul Daniel répétition BRSO novembre 2015

Avec la Radio Bavaroise, Salonen compositeur mais pas chef

A Munich, un programme original qui, sans la baguette d'Esa Pekka Salonen, perd un peu de sa saveur. Comme beaucoup de grands chefs d’orchestre, Esa-Pekka Salonen a la passion de la composition. Dans certains cas, l’œuvre personnelle s’est imposée partout – Gustav Mahler ; dans d’autres cas, le chef reste inoublié, le compositeur beaucoup moins – Wilhelm Furtwängler. Pour ce programme, le chef avait choisi de mettre une œuvre pour grand orchestre ...
Les Indes galantes, photographie 1, Patrice Nin

Les Indes galantes à Toulouse, du très grand art

En 1952, l'opéra-ballet Les Indes galantes revivait, à l'Opéra Garnier grâce à la mise en scène de Maurice Lehmann, où triomphait une joyeuse futilité décorative. Depuis lors, toutes les productions de cette œuvre ont emprunté cette même voie et ont postulé que le livret de Louis Fuzelier était fade et avait pour seul mérite de permettre à Rameau d'épanouir sa théorie, post-cartésienne, du plaisir. Le premier mérite de cette nouvelle production, ...
Sandrine Piau_metz12_vign

Theodora enflamme l’Arsenal

La dernière fois que Theodora, l’oratorio préféré de Haendel, a été donné à l’Arsenal de Metz, la distribution contenait rien moins que Susan Gritton, Robin Blaze, Paul Agnew et Neal Davies, tout ce petit monde étant placé alors sous la direction experte de Paul McCreesh à la tête de ses « Gabrieli Consort and Players ». Ce concert mémorable a été par la suite fixé sur un enregistrement pour la ...
Maladie d’amour

Orlando de Haendel, maladie d’amour

Il suffit d’observer le rideau de scène baissé pendant que l’orchestre joue l’ouverture à la française pour être averti de ce que l’on va entendre : des fêtes galantes, peintes à la manière de Watteau ou de Lancret, laissent présager des histoires d’amour légères et cruelles teintées subtilement de mélancolie. Pourtant des mufles d’animaux sauvages étranges sortent des bosquets, et ces créatures fantastiques ne manquent pas de nous inquiéter quelque peu. ...
Requiem à l’ancienne

Requiem à l’ancienne

Casadesus dirige Tavener et Mozart Page rebattue et rabâchée, le Requiem de Mozart fait malgré tout, toujours recette, et la salle du Nouveau Siècle était comble ce soir pour ce concert. On débute par Tears of the Angels de John Taverner, composition créée en 1996, dédiée aux victimes des guerres de Yougoslavie. C’est un adagio pour cordes et violon solo, planant et éthéré, pas désagréable à entendre, mais d’une vacuité à ...
Don Giovanni Aix 2002 : Niveau inégal

Don Giovanni Aix 2002 : Niveau inégal

Bel Air Classique propose en DVD la retransmission du Don Giovanni relativement controversé du festival d’Aix en Provence 2002, controverse provenant principalement de la direction de Daniel Harding, brutale, pressée, hors propos, ne dégageant ni angoisse ni mystère. Autre sujet d’irritation, la distribution, à commencer par un Gilles Cachemaille à bout de voix et réservant les instants les plus pénibles de la soirée, se réfugiant dans le parlando, de surcroît complètement ...