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Vladimir Galouzine est le sel de la Dame de Pique à la Bastille

Après un lumineux Eugène Onéguine, l'opéra de Paris présente l'une de ses productions préférées: la  Dame de pique de Tchaïkovski, mise en scène par Lev Dodin. Une production, donnée quatre fois depuis 1999, qui, hormis sa distribution, n'a pourtant rien d'exceptionnel. Tchaïkovski a remanié la nouvelle de Pouchkine de façon a en redessiner des personnages, à recadrer des scènes et des émotions mais cette production a jugé judicieux de ranimer un ...
De bonnes intentions pas vraiment convaincantes   !

Cherevichki à Covent Garden, de bonnes intentions pas vraiment convaincantes !

Le Royal Opera House de Covent Garden propose en DVD une rareté lyrique et hybride de Tchaïkovski : ces Souliers de la Tsarine telle est la traduction proposée par cette production, on trouve aussi mention de cette partition sous le nom de Vakoula le Forgeron/Les Souliers de la Reine. Si l’histoire de la musique et les saisons d’opéras retiennent essentiellement La Dame de pique, Eugène Onéguine et parfois Mazeppa, il ne ...
Le passé, toujours le passé, …

Onéguine à Bastille, le passé, toujours le passé, …

Les trois premières productions (toutes des reprises) de cette saison de l’Opéra National de Paris provoquent toutes le même questionnement : quelle est la ligne artistique voulue par Nicolas Joel ? Nous savions tous par avance que la nouvelle mandature serait celle d’un retour à une forte tradition lyrique. Mais devrions-nous nous accommoder dorénavant de cette vision non plus traditionnelle mais carrément passéiste ? Avec cette reprise d’un Eugène Onéguine conçu pendant les années Gall, ...
Mécanique de l’enfermement

Don Carlo, mécanique de l’enfermement

La production de Don Carlo conçue en 2000 par Jürgen Rose est fréquemment présentée comme un morceau de choix au Festival d’opéra de Munich, à la fois parce que cet opéra donne à des distributions prestigieuses une bonne occasion de briller et parce que la spectaculaire réalisation scénique de Rose n’a pas perdu son pouvoir de fascination, d’autant qu’elle est ici remontée de façon assez vivante. Limité à une sorte ...
Peter Stein joue les mêmes cartes

Dame de Pique : Peter Stein joue les mêmes cartes

Dernier spectacle lyonnais de cette trilogie de Tchaïkovski consacrée au théâtre de Pouchkine, cette Dame de Pique est la reprise de la production de janvier 2008. Malgré une critique déjà sévère, comme pour les précédents spectacles, Peter Stein joue les mêmes cartes. Il se contente d’un copier-coller de sa mise en scène antérieure sans y apporter d’autre amélioration que de supprimer quelques-unes des scènes qui avaient alors suscité quelques remous ...
Peter Stein, rendez-vous théâtral raté

Peter Stein, rendez-vous théâtral raté à Lyon

Mazeppa Reprenant la production de janvier 2006, on regrette d’emblée que Peter Stein n’ait pas exploité cette opportunité pour d’améliorer un discours scénique sans inventivité. Même s’il choisit de montrer ses personnages dans le contexte de la bataille de Poltava dans Ukraine du 18e siècle, comme l’imagine le poème de Pouchkine, les décors et les scènes sont pauvres. Seuls les costumes sont finement colorés. Alors que le metteur en scène retrouve une ...
Le rêve d’une sirène de la rue

Le rêve d’une sirène de la rue

Rusalka Ce vendredi 5 décembre 2008, la Monnaie donnait en première représentation Rusalka (1900), dixième des onze opéras de Dvorák. L’histoire d’une ondine, slave, une petite sirène, plus démoniaque que le personnage d’Andersen. Un «conte lyrique», merveilleux, qui révèle un rôle-titre audacieusement muet au cœur du récit. Un conte métamorphosé par les visions complices de Stefan Herheim et Heike Scheele. Plongés dans une scénographie somptueuse, les nymphes deviennent prostituées, le prince ...
Peter Stein tire la mauvaise carte

La Dame de Pique : Peter Stein tire la mauvaise carte

Troisième volet des opéras de Tchaïkovski après Mazeppa, Eugène Onéguine, avec La Dame de Pique, le monde scénique de Peter Stein semble s’essouffler. Si sa direction d’acteurs reste remarquable, elle ne suffit malheureusement pas à sauver le spectacle d’un certain inconfort. L’intrigue se déroulant dans des lieux aussi disparates qu’une chambre de jeune fille, un jardin, un salon de bal ou qu’un tripot demande une adaptation scénographique difficile. Les fréquents ...
Requiem pour une acoustique

Requiem pour une acoustique

Festival de Saint-Denis « J’espère que cela fera réfléchir un peu les gens ». Au lendemain de la création triomphale le 30 mai 1962 de son War Requiem, Benjamin Britten était loin de se douter que son œuvre magistrale n’influencerait en rien le destin de la planète. Les déchirants poèmes de Wilfried Owen mêlés au texte de la messe des morts n’ont su toucher que les pacifistes convaincus. Las, le message de paix du ...
Eclatante démonstration

Nouvelle production de Jenůfa à Nantes, éclatante démonstration

Si Jenufa est désormais solidement inscrite au répertoire des maisons lyriques, force est d’admettre que rarement la puissance du chef-d’œuvre de Janacek nous est apparue sur scène avec une telle évidence. Un an après avoir signé ici même une Flûte enchantée d’une irrésistible fantaisie, Patrice Caurier et Moshe Leiser nous transportent désormais dans une Moravie oppressante, marquée par la violence des caractères autant que par celle des actes. La scène ...
Olga Guryakova et Marina Domashenko

Olga Guryakova et Marina Domashenko, pur bonheur!

Le pur bonheur existe-t-il, le bonheur sans objection, sans réserve ? Après avoir écouté ce CD nous répondons sans hésiter de façon affirmative. Voici deux des plus belles voix que nous envoie la Russie, réunies pour chanter la sublime musique de Tchaïkovski : Olga Guryakova, soprano au timbre juvénile et lumineux, et Marina Domashenko, dont la voix de mezzo chaude et ronde nous rappelle la jeune Elena Obraztsova. Toutes deux font preuve d’une ...
Possession

« La Dame de Pique » à l’Opéra National de Montpellier

« Ou je me trompe terriblement, et sans aucune excuse, ou la Dame de Pique est réellement mon chef d’œuvre » affirme à juste titre Tchaïkovsky. Il faut en louer la science consommée de l’instrumentation, l’intrigue philosophico-fantastique, l’onirisme sulfureux mû par une dramaturgie prenante. Un univers suffocant proche parfois du Tour d’Écrou de Britten. La partition, la plus élaborée du musicien, n’a rien à partager avec le statisme d’Eugène Onéguine — musique ...
Prokofiev « Guerre et Paix » - Demain ne meurt jamais

Prokofiev « Guerre et Paix » – Demain ne meurt jamais

« Il y a dans la musique de Prokoviev une dimension obsessionnelle, des mélodies hypnotiques, en apesanteur, qui tournoient, se télescopent, et s’emparent de l’inconscient de l’auditeur ». Ces propos du maestro Bertini synthétisent parfaitement le dessein de cet artiste fécond. Ce coffret-événement est le premier DVD de l’Opéra National de Paris : écho de l’une des représentations données en 2000. L’audace le dispute ici à l’originalité. Les opéras de Prokoviev pâtissent en ...