Archives de l’auteur : Pierre Solot

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À propos de Pierre Solot

Pianiste. Études à l’Académie de Musique de Jette (Bruxelles), au Centre Européen de Maîtrise pianistique Eduardo Del Pueyo, premiers prix et Master de piano et musique de chambre au Conservatoire Royal de Musique de Bruxelles. Diplômé de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales à Paris (recherches sur la musique nord-américaine du début du XXème siècle et mémoire de fin de Master sur le compositeur russe Alexandre Scriabine). Se produit régulièrement en concert, comme soliste, chambriste, ou avec orchestre, ainsi qu’au théâtre.
Experience live from New York

Experience live from New York

«Jan Vogler and The Knights, experience live from New York» ou comment faire vivre Jimi Hendrix et Dimitri Chostakovitch le même soir dans l’ambiance «cabaret et boisson» du Poisson Rouge à New York… L’ancien «Village Gate», renommé en français, tient sa légende de grands noms du rock, du jazz ou de la pop, de Billie Holiday à Jimi Hendrix, et tient lieu pour ce disque d’univers expérimental au concert expérimental ...
Totale Hartmann

Totale Karl Amadeus Hartmann

L’année 2005 sonnait le centenaire de la naissance de Karl Amadeus Hartmann. Quatre ans plus tard, Cybele Records inaugure sa collection «Künstler im Gespräch» avec un triple CD qui met en évidence les œuvres pour quatuor à cordes du compositeur bavarois. Un album (3 SACD, Super Audio CD) fourni d’autant de papier que de musique, ainsi que trois instants de paroles enregistrées qui tournent autour de Hartmann ou dévoilent les mots ...
Pas un petit programme…

Gidon Kremer et Martha Argerich, Schumann et Bartók, pas un petit programme…

Gidon Kremer et Martha Argerich ; Robert Schumann et Béla Bartók : deux rencontres — dont la première est moins inattendue — en un seul concert. Enregistrement live dans la grande salle de la Philharmonie de Berlin ; programme exigeant, pour un intense effort musical. Dès Schumann, et la Sonate n°2, l’enregistrement rappelle deux grands artistes au brillant paradoxe : aussi fragiles que solides. Un jeu plein de contrastes, exploration de multiples nuances, technique sans ...
Bruckner en profondeur

Bruckner en profondeur

Un enregistrement live de la célèbre Symphonie n°4 d'Anton Bruckner dans la non moins célèbre grande salle du Musikverein à Vienne… Un peu moins célèbre, pour le moment : l’Orchester der KlangVerwaltung. Fondé en 1997, l’orchestre munichois propose un jeu remarquable, une pensée sincère et personnelle de l’œuvre de Bruckner. Une énième version de la Symphonie «Romantique», parmi tant d’autres… Peut-être… Mais une idée de cette musique qui ne semble pas supporter ...
4 éléments - 4 saisons

4 éléments – 4 saisons, concert chorégraphique de Juan Kruz Diaz de Garaio Esnaola

Pour leur troisième collaboration avec la compagnie de danse Sacha Waltz & Guests, l’Akademie für Alte Musik Berlin présente un «concert chorégraphique» dans le cadre industriel et lumineux du Radialsystem V à Berlin. Sur la musique remarquable des Éléments (1737) de Jean-Féry Rebel, l’omniprésent Juan Kruz Diaz de Garaio Esnaola propose un jeu de scène où le danseur mêle son espace à celui des musiciens, ou peut-être est-ce l’inverse. Une prise ...
Mahler en bonne forme

Mahler en bonne forme

Orchestre National de Belgique L’Orchestre National de Belgique jouait ce dimanche, et pour la seconde fois cette semaine, la cinématographiquement (mais pas seulement) célèbre Symphonie n°5 de Mahler. Un après-midi bruxellois, une journée sans voitures, en silence, et le Palais des Beaux-Arts bien rempli. Pour l’excellente initiative de faire jouer au Bozar l’intégrale des œuvres symphoniques de Mahler par des orchestres belges, comme un anniversaire de naissance (2010) et de mort ...
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Finalistes du Concours Reine Élisabeth 2009

Il est une heure trente du matin ce dimanche et le jury prend congé du public et laisse une douzaine de violonistes aux prises avec des journalistes et des photographes. Quelques minutes auparavant, l’Australien Ray Chen était consacré par un 1er Prix du prestigieux Concours Reine Élisabeth, avant d’être fêté par la foule (encore dense à cette heure…), agressé par les journalistes… Et pendant son triomphe, l’annonce d’un second prix ...
Une après-midi au concours Reine Élisabeth…

Une après-midi au concours Reine Élisabeth…

CMIREB 2009 La foule était pressante, ce vendredi après-midi, dans le grand hall du Conservatoire de Bruxelles, et malgré la grève générale et les quarante mille syndicalistes qui paralysaient la capitale, personne n’avait renoncé au violon. Dans la salle ou la petite salle, en «live» ou sur un petit écran, deux petits baffles, pour les retardataires, dont l’auteur de cet article, qui ne put que distinguer à peine la chinoise Zhang ...
Une soirée au concours Reine Élisabeth…

Une soirée au concours Reine Élisabeth…

CMIREB 2009 Le Concours Reine Élisabeth est consacré au violon cette année, suivant l’alternance d’usage avec le chant et le piano. Pendant un mois et demi, la Belgique musicale est submergée par une jeunesse virtuose internationale. Car bien au-delà d’une compétition renommée qui promet la reconnaissance des talents de demain, l’événement ne laisse personne ignorer son visage, au prix d’une importante médiatisation. Radios, télévisions, Internet : chaque foyer mélomane peut bouder ou ...
Joyeux désordre et bonne soirée !

Joyeux désordre et bonne soirée !

deFilharmonie L’orchestre belge deFilharmonie (ou Orchestre Philharmonique Royal des Flandres), présenté dans le programme comme «un orchestre moderne et stylistiquement flexible», proposait, au Palais des Beaux-Arts, une soirée séduisante. C’est du moins ce que l’on suppose en considérant la foule qui grouillait sur les rougeurs de la salle… Grouillait tant et si bien que le pianiste et le chef traversent la scène dans l’indifférence du parterre qui gesticule et se place, ...
La mort et son corps

Le Grand Macabre à La Monnaie : La mort et son corps

Après Staatstheater, l’anti-opéra de Mauricio Kagel, ou les Aventures et Nouvelles Aventures de György Ligeti, le compositeur hongrois lance, avec Le Grand Macabre, « un anti-anti-opéra », créé à Stockholm en 1978. Plus de textes abstraits, mais une action compréhensible ; un opéra, oui, en quelque sorte, qui garde les traces des blessures de la crise qui bouleversa le genre… La grande farce baroque du bruxellois Michel de Ghelderode (1898-1962) sert de ...
arcadi_volodos

Arcadi Volodos : avant une lecture de Liszt…

Arcadi Volodos, c’est l’histoire d’un jeune Russe qui découvre le piano sur le tard et devient rapidement l’un des plus grands virtuoses de ce début de siècle. Les plus grands orchestres, les plus grandes salles et les plus grandes œuvres… Il improvise, il arrange, il paraphrase ; il rappelle Liszt, Horowitz… Au-delà du virtuose, ses enregistrements révèlent un musicien coloriste, intelligent enlumineur dans Schubert (récital 2002) ou Liszt (2007)… Et pour le ...
Brovtsyn avec fermeté

Brovtsyn avec fermeté

Orchestre Philharmonique de Liège Wallonie-Bruxelles Si la salle Henri Lebœuf du Palais des Beaux-Arts de Bruxelles n’était pas si pleine ce jeudi soir, une belle parcelle de jeunesse donnait à l’avant-musique un grouillement particulier. De la jeunesse mais suffisamment d’autres gens pour déchaîner les toux les plus énergiques ; en soliste ce soir dans le public, un puissant «éternueur» qui s’attaque à quatre reprises au second mouvement de la Symphonie de Haydn… ...
Le grand piano

Murray Perahia, le grand piano

Lorsqu’un public se lève à la fin du concert, et rappelle autant que possible le pianiste, généreux par deux fois déjà, deux longs bis, un sourire, chacun montre et confirme un bien-être évident, un concert de plaisir… Murray Perahia jouait à Bruxelles ce lundi… Un événement comme chaque fois, pour un grand pianiste, et d’autant plus depuis qu’un pouce fragile l’éloigna de la scène dans le courant des années 90. Perahia ...
vladimir_jurowski

Russie sonore

Orchestre National de Russie Une affiche russe et russe absolument pour la soirée du 19 janvier au Palais des Beaux-Arts ; musique et musiciens parmi les plus fameux du pays se réunissaient pour un instant dans la salle Henri Lebœuf garnie, bien garnie, grouillante… En résidence au Palais depuis le 15 novembre, Vladimir Jurowski (36 ans) laissait «son» London Philarmonic Orchestra pour retrouver l’Orchestre National de Russie, fondé il y a près ...
Venise est anglaise

Venise est anglaise

Death in Venice Pour commencer l’année 2009, la Monnaie présente, en coproduction avec l’English National Opera (London), le dernier opéra de Benjamin Britten : Death in Venice. Créé trois ans avant la mort du compositeur, beaucoup y cherchent un testament musical, au cours d’un sujet qui prête aux parallèles avec les vivants. Depuis Thomas Mann, après Visconti, Venise reste la ville énigmatique où le tourmenté Gustav von Aschenbach se consume de passion ...
La bombe Berezovsky

La bombe Berezovsky

Orchestre National de Belgique L’entrée sur scène de Boris Berezovsky, c’est l’entrée d’un colosse au milieu des myrtilles ; colosse aux bras ballants, placide ; assis, un peu éteint… Puis le colosse lève le bras, il joue… L’attaque paraît nonchalante… Mais quel son ! L’énergie masquée par le flegme… Une apparente apathie… Mais quel son ! Chaque trait, chaque note, semblent piqués par une force extraordinaire, alors que le colosse lève la main, joue, simplement, ...
sylvain_cambreling

Aboutissement messiaenique

Messiaen 2008 Dans le cadre des divers témoignages d’admiration pour la musique d’Olivier Messiaen, compositeur centenaire depuis quelques jours, le Palais des Beaux-Arts de Bruxelles accueillait l’orchestre symphonique de Baden-Baden et Fribourg et Sylvain Cambreling, son chef principal depuis 1999. Au programme de ce dernier hommage, la dernière œuvre achevée du compositeur français : les Éclairs sur l’Au-delà…, partition gigantesque, écrite et orchestrée de 1987 à 1991. Cent vingt-huit musiciens, près d’une ...
Le rêve d’une sirène de la rue

Le rêve d’une sirène de la rue

Rusalka Ce vendredi 5 décembre 2008, la Monnaie donnait en première représentation Rusalka (1900), dixième des onze opéras de Dvorák. L’histoire d’une ondine, slave, une petite sirène, plus démoniaque que le personnage d’Andersen. Un «conte lyrique», merveilleux, qui révèle un rôle-titre audacieusement muet au cœur du récit. Un conte métamorphosé par les visions complices de Stefan Herheim et Heike Scheele. Plongés dans une scénographie somptueuse, les nymphes deviennent prostituées, le prince ...
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Pierre-Laurent Aimard, brillant hommage à Olivier Messiaen

Comme un nouvel hommage à Olivier Messiaen, Pierre-Laurent Aimard jouait ce vendredi le cycle des Vingt Regards sur l’Enfant-Jésus (1944) au Studio 4 à Flagey. À quelques jours d’un centenaire (le 10 décembre), Messiaen occupait la salle, pharaonique, et son essaim de projecteurs, comme un temple, des stalles et des chaires, de la hauteur et bien plus. Et ça tombe bien… Qu’une musique démesurée, irradiant la foi, complexe, énorme, soit ...
Adieu…  Bravo !

Alfred Brendel : Adieu… Bravo!

Lorsque Brendel monte sur la scène des Beaux-Arts, ce lundi 17 novembre, il se retrouve cerné… Par un public, une foule, dans la salle, sur la scène, devant, par-dessus, puis derrière… Partout. L’annonce d’un adieu fait salle comble… Non, Brendel fait salle comble. La dernière date d’un fidèle parcours bruxellois dont chaque étape était fêtée par ce public. Une dernière rencontre en multitude. Le pianiste s’avance, le buste penché, petits pas, ...
Jonathan_Nott

Maîtrise et diversité

Des spécialistes de la musique du siècle dernier se réunissaient au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles pour un concert en mouvement. Mouvements de scène et de sons : d’un pianiste isolé, façonnant les couleurs dans Schoenberg, maître verrier d’une musique audacieuse qui découvre l’atonalité (1909). Pierre-Laurent Aimard est esseulé devant le squelette d’un orchestre qui patiente en coulisse ; l’étonnante vision d’un cimetière de pupitres et d’un pianiste impliqué physiquement par son ...
mark_wigglesworth

Une manière de mort

Orchestre Symphonique de la Monnaie Après le Requiem de Mozart à l’automne dernier, la Monnaie poursuit son chemin de mort en montant le Requiem de Verdi au Palais des Beaux-Arts. L’exécution de cette Messa da Requiem (écrite en 1874) est à chaque fois une nouvelle aventure, un grand poème, une épopée comme peut l’être une course cycliste, un film de Scorsese, … Un opéra ? Peut-être. Face aux détracteurs d’une musique corrompue, d’un ...
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Braley/Bartók à Bruxelles

Orchestre National de Belgique Au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, Frank Braley remplace Radu Lupu comme soliste dans le Concerto n°3 de Béla Bartók. Moins sec et sauvage que les deux concertos précédents, le troisième est écrit l’année de sa mort, en 1945 ; plus féminin, diront certains, lorsque le compositeur hongrois dédie l’œuvre à son épouse ; le concerto résonne, clair et serein, d’une heureuse simplicité. Braley choisit d’étendre les phrases musicales ...