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Fierrabras Scala

Harding superbe de délicatesse pour Fierrabras à La Scala

Claudio Abbado n’a jamais dirigé à Milan l’opéra de Schubert qu’il a permis de faire redécouvrir, mais celui qui aurait eu 85 ans ce 26 juin est dans toutes les mémoires lors de cette dernière représentation du cycle qui permet l’entrée de Fierrabras au répertoire de La Scala, tout particulièrement à l’écoute de la direction si fine et si délicate de l’un des meilleurs assistants du mentor italien, le chef ...
Peter Stein joue les mêmes cartes

Dame de Pique : Peter Stein joue les mêmes cartes

Dernier spectacle lyonnais de cette trilogie de Tchaïkovski consacrée au théâtre de Pouchkine, cette Dame de Pique est la reprise de la production de janvier 2008. Malgré une critique déjà sévère, comme pour les précédents spectacles, Peter Stein joue les mêmes cartes. Il se contente d’un copier-coller de sa mise en scène antérieure sans y apporter d’autre amélioration que de supprimer quelques-unes des scènes qui avaient alors suscité quelques remous ...
On prend les mêmes et on recommence

Eugène Onéguine à Lyon, on prend les mêmes et on recommence

On prend les mêmes et on recommence. Pour cette production, comme pour les deux autres qui sont parties de ce Festival Pouchkine, l’Opéra de Lyon reprend les productions pratiquement à l’identique de celles que Peter Stein avait montées pour ce même théâtre voici quelques années. Etrangement, malgré les incongruités scéniques relevées lors de la création de janvier 2007, le metteur en scène allemand n’a pas jugé nécessaire de revoir sa ...
Peter Stein, rendez-vous théâtral raté

Peter Stein, rendez-vous théâtral raté à Lyon

Mazeppa Reprenant la production de janvier 2006, on regrette d’emblée que Peter Stein n’ait pas exploité cette opportunité pour d’améliorer un discours scénique sans inventivité. Même s’il choisit de montrer ses personnages dans le contexte de la bataille de Poltava dans Ukraine du 18e siècle, comme l’imagine le poème de Pouchkine, les décors et les scènes sont pauvres. Seuls les costumes sont finement colorés. Alors que le metteur en scène retrouve une ...
Le lac des larmes

Dallapiccola/Bartók à Amsterdam, le lac des larmes

L’opéra d’Amsterdam propose un couplage aussi rare que pourtant évident : Le Prisonnier de Luigi Dallapiccola jumelé avec le Château de Barbe Bleue de Béla Bartók. Cette addition de chef-d’œuvres (qui pour l’anecdote a été soufflée au metteur en scène par son ami Pierre Boulez) est marquée du sceau de l’intelligence tant les deux pièces présentent le travail des compositeurs alors confrontés aux choix entre tradition et modernité. Présentée à La ...
D’une éblouissante qualité musicale

Festival de Salzbourg 2009, d’une éblouissante qualité musicale

Le festival, construit comme une œuvre d’art, non seulement enchante mais fait penser et apprend à écouter. Salzbourg 2009, c’est le triomphe de l’intelligence au service de la beauté dans le plus grand respect du public. Pourquoi ? Parce que la manifestation la plus prisée d’Europe refuse de se considérer comme un phénomène de consommation parmi d’autres, ainsi que le précise d’entrée de jeu Helfi Schweiger. Il ne s’agit pas d’attirer le ...
Requiem pour une sainte

Requiem pour une sainte

La Traviata Après une Lulu superbement montée par Peter Stein et un Britten (Mort à Venise) en tous points fascinants, il incombait à La Traviata, ce « must» indémodable, de conclure une saison d’une qualité exceptionnelle. Pour l’occasion, la billetterie a été submergée de demandes, ce qui a persuadé la direction de programmer une représentation supplémentaire, à laquelle nous avons assisté. Annoncée avant même la première comme un accomplissement majeur ...
Peter Stein tire la mauvaise carte

La Dame de Pique : Peter Stein tire la mauvaise carte

Troisième volet des opéras de Tchaïkovski après Mazeppa, Eugène Onéguine, avec La Dame de Pique, le monde scénique de Peter Stein semble s’essouffler. Si sa direction d’acteurs reste remarquable, elle ne suffit malheureusement pas à sauver le spectacle d’un certain inconfort. L’intrigue se déroulant dans des lieux aussi disparates qu’une chambre de jeune fille, un jardin, un salon de bal ou qu’un tripot demande une adaptation scénographique difficile. Les fréquents ...
Le Simon Boccanegra de Thomas Hampson

Le Simon Boccanegra de Thomas Hampson

Trop longtemps et injustement délaissé par les programmations, Simon Boccanegra bénéficia d’un regain d’intérêt dans le dernier quart du XXe siècle, à la suite du retentissant succès de la production milanaise de Giorgio Strehler réunissant Piero Cappuccilli, Mirella Freni et Nicolai Ghiaurov sous la baguette de Claudio Abbado. Signe de ce retour mérité au répertoire, la présente production, captée en 2002 au Staatsoper de Vienne et reprise d’une production du ...
Comme on n’ose plus

Eugène Onéguine comme on n’ose plus

Autant Peter Stein avait enthousiasmé dans ses précédents spectacles lyonnais de Pélleas et Mélisande et de Falstaff, autant son Eugène Onéguine passe à côté du propos. Dans le décor scolaire d’un plancher en pente flanqué de deux murs latéraux, la scène n’est habitée que de dérisoires accessoires. C’est un inutile fourneau dans lequel mijote une hypothétique soupe, qu’on débarrasse bientôt (sans brûler les mains de celui qui l’empoigne) pour laisser place ...
Du très beau linge pour Sir John !

Du très beau linge pour Sir John !

Falstaff à l'Opéra de Zurich Du très beau linge ! L’expression, dans son sens littéral, si elle peut s’appliquer sans peine aux très beaux costumes de Clare Mitchell, ou permet de glisser une allusion empreinte d’humour au sujet de la lingerie qui recouvre Falstaff dans sa corbeille au deuxième acte, peut tout autant qualifier les chanteuses et chanteurs les plus en vue de la distribution de ce Falstaff. A commencer par Ruggero ...
Au château de Barbe-Bleue

Au château de Barbe-Bleue

Pelléas et Mélisande Le drame lyrique de Maeterlinck / Debussy évoque, pour beaucoup d’entre nous, aujourd’hui, par la douceur même de sa poésie, les harmonies secrètes par lesquelles on accède à un monde mystérieux. Pour d’autres, il demeure un univers auquel se refuse leur sensibilité. C’est que la formule musicale voulue par le compositeur illustre un monde de prétérition, de non-dit, voire de silence quasi absolu : une musique tout en jeux ...