chaux de fonds2018 728x90

Dido and Aeneas au TCE, trop propre et trop joli

La Scène, Opéra, Opéras

Paris. Théâtre des Champs-Élysées. 13-XI-2009. Henry Purcell (1659-1695) : Amphitrion, or the two sosias, musique de scène pour une comédie de John Dryden ; Dido and Aeneas, opéra tragique en trois actes sur un livret de Nahum Tate. Avec : Caroline Meng, Iris, Didon ; Thomas Dolié, Thyrsis, Enée ; Judith van Wanroij, Belinda, première sorcière ; Luanda Siqueira, deuxième suivante, deuxième sorcière ; Magid El-Bushra, la magicienne  ; Arthur Espiritu, un esprit, un marin ; Chœur et Orchestre Opera Fuoco, direction David Stern

Le théâtre des Champs-Élysées avait décidé d’offrir une surprise à ses spectateurs venus entendre la célébrissime Didon et Enée. En première partie était en effet programmé une rareté, une musique que Purcell composa en 1690 pour accompagner la comédie de John Dryden, Amphitrion, or the two sosias, inspirée de la pièce de Molière. Hors le plaisir de la découverte, et tout particulièrement celui d’un adorable duo grivois, il faut cependant avouer que cette mignardise galante, académique au possible, constitue surtout une preuve que tout n’est pas chef-d’œuvre dans la production de  !

La deuxième partie recelait elle-aussi une surprise, bien plus désagréable, avec le forfait d’, remplacée par Caroline Meng, interprète d’Iris dans la première partie. Cette chanteuse, très jeune, a sauvé la soirée d’une bien charmante manière. La voix est fraîche, souple, la caractérisation fine. Il ne manque à cette interprétation tout en joliesse que le petit «plus» de l’expérience qui donnerait un supplément d’âme à sa Didon. , par ailleurs excellentissime Guglielmo, n’est pas ici dans son meilleur répertoire, et son Enée techniquement irréprochable ne semble pas particulièrement déchiré entre l’amour et le devoir. est excellente dans les deux rôles de Belinda et de la première sorcière, tout comme sa comparse . Le rôle de la Magicienne était confié à un contre-ténor, Magid El-Bushra, dont le timbre n’est pas spécialement prenant, ni la ligne exempte de scories. Esprit et marin sans histoire de Arthur Espiritu. Ces trois derniers chanteurs faisaient également partie des chœurs.

L’orchestre et à l’aune de la distribution vocale, joli et sans relief particulier. Un concert agréable, sitôt apprécié, sitôt oublié.

Crédit photographique : © DR

Mots-clefs de cet article
Reproduire cet article : Vous avez aimé cet article ? N’hésitez pas à le faire savoir sur votre site, votre blog, etc. ! Le site de ResMusica est protégé par la propriété intellectuelle, mais vous pouvez reproduire de courtes citations de cet article, à condition de faire un lien vers cette page. Pour toute demande de reproduction du texte, écrivez-nous en citant la source que vous voulez reproduire ainsi que le site sur lequel il sera éventuellement autorisé à être reproduit.