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Gala de l’Opéra 2010 à Montréal

La Scène, Opéra, Opéras

Montréal. Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts. 05-XII-2010. Airs et extraits d’opéras. Avec la participation de : Antoine Bélanger, Julie Boulianne, Lara Cieckiewicz, Catherine Daniel, Chantal Dionne, Étienne Dupuis, Manon Feubel, Annemarie Kremer, Marie-Josée Lord, Dana Beth Miller, Susan Peterson, Luc Robert, Grigory Soloviov, Alexandre Sylvestre. Chœur de l’Opéra de Montréal. (pianiste-répétiteur et préparation des chœurs : Claude Webster). Orchestre Métropolitain. Direction : Paul Nadler.

Soirée lyrique avec l’

La quinzième édition du Gala de l’Opéra de Montréal s’inscrit désormais dans la continuité, une tradition des Fêtes que personne ne remet en question. Quatorze chanteurs et cantatrices, en grande forme, sont venus interpréter les airs du grand répertoire, essentiellement de Mozart à Verdi, de Massenet à Puccini. De plus, il est de coutume à chaque année, d’introniser au Panthéon canadien de l’art lyrique une personnalité québécoise ou canadienne, dont la contribution fut exceptionnelle. La mezzo-soprano Gabrielle Lavigne s’ajoute à la longue liste de ceux et celles qui ont eu cet honneur depuis 1991.

Que retenir de ce concert ? D’abord, la mezzo-soprano américaine Dana Beth Miller. Voix ample et présence magnétique dans l’aria Acerba volutta d’Adriana Lecouvreur de . Mention particulière aussi pour Chantal Dionne, Glück das mir verlieb, de Die Tote Stadt d’. On ne pourrait oublier et son Non più mesta de La Cenerentola de Rossini.

fut éblouissante dans La Wally de Catalani avec son aria avec chœur, È salva !… Non mai dunque avro pace. D’ailleurs, soulignons la performance du chœur de l’Opéra de Montréal, interprétant avec chaleur le Salve Regina de Mefistofele de Boito et Zitti ! Zitti !… de Rigoletto de Verdi. La basse russe Grigory Soloviov, voix impressionnante dans l’aria Il lacerato spirito avec chœur, dans Simon Boccanegra.

Le baryton n’en finit pas de nous étonner. È sogno, o realta de Falstaff et son duo Silvio, a quest’ora dans Pagliacci de , avec Marie-Josée Lord. Celle-ci donna sans doute le meilleur d’elle-même dans l’aria Voi lo sapete de Cavalleria Rusticana de .

Le maestro – toujours attentif aux chanteurs, au chœur– dirigea d’une main assurée l’Orchestre du Métropolitain de Montréal. Feu d’artifices final avec l’incontournable Brindisi et l’interprétation magique de Marie-Josée Lord et d’, rejoints par tous les participants, enfin suivi du non moins traditionnel White Chrismas. Que demander de plus ? Même le ciel se mit de la partie, ne ménageant pas une première tempête de neige pour faire suite à ce chant de Noël.

Crédit photographique : © Yves Renaud.

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