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Choeurs en espace à Notre-Dame

Concerts, La Scène, Musique d'ensemble

Paris. Cathédrale Notre-Dame. 18-I-2013. Thomas Tallis (1505-1585) : Spem in Alium ; Caroline Marçot (née en 1974) : Nun (création mondiale) ; Antoine Brumel (1460 – 1520) : Missa Et ecce terrae motus (extraits) ; Frank Martin (1890-1974) : Sanctus de la Messe pour double choeur ; Sven David Sandström (né en 1954) : Det är en Ros Utsprungen / es ist ein Ros Entsprungen ; Anders Hillborg (né en 1954) : Muoaayiyoum ; Eric Whitacre (né en 1970) : Her Sacred Spirit Soars ; Gregg Smith (né en 1957) : Sound Canticle on Bay Psalm 23. Maîtrise de Radio France, Maîtrise Notre-Dame de Paris, direction : Sofi Jeannin et Lionel Sow

Disposer le chœur autour du public : voila l’idée de ce concert à Notre-Dame de Paris, dans le cadre de la saison du jubilé de l’édifice. Cela présente l’immense avantage de résoudre une bonne partie des soucis d’acoustique du lieu. La et la , réunies l’instant d’un concert, se déplacent sans anicroches dans les allées de la cathédrale selon les oeuvres jouées. Nous n’avons jamais manqué de louer les qualités de la formation de la « Maison ronde » et celles de Notre-Dame révélée au grand public lors des Vêpres de la Vierge de Monteverdi fut une heureuse découverte. Forcément ces deux ensembles mélangés gardent leurs mêmes qualités de précision, de justesse et de musicalité.

Encore faut-il que le répertoire s’adapte à une telle mise en espace. C’est le cas pour Spem in alium de , motet à 40 voix réelles, de Nun de , présenté en création mondiale et écrit spécifiquement pour ce concert, ou de Muoaayiyoum de , pièce faite de sonorités continues qui passent d’un pupitre à un autre. En revanche les autres pièces, bien que polychorales, sonnent moins bien dans une disposition autant éclatée. Si la musique d’ mériterait une plus ample diffusion, si la Messe à double chœur de reste le chef d’oeuvre que l’on connait, il est permis de douter de la valeur des compositions de Gregg Smith ou Eric Withacre, sorte de vastes plages sonore « new age » sans grands intérêts.

Malgré les longues distances parfois entre chefs et choristes et l’acoustique traîtresse des lieux, et gardent toujours la maîtrise de leurs chanteurs. Les pièces s’enchaînent avec les déplacements des choristes comme une mécanique bien huilée, le tout strictement a cappella sans jamais que la moindre baisse d’intonation ne se fasse sentir. Une performance exemplaire au service et à la mise en valeur d’un lieu qui, bien que tenant d’une forte tradition musicale, n’est pas forcément adapté pour la musique.

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