Mot-clef : Corrado Rovaris

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Du beau chant mais peu de bel canto pour Lucia di Lammermoor à Nancy

Fin de saison en demi-teinte à l’Opéra national de Lorraine avec Lucia di Lammermoor de Donizetti. Une mise en scène avare d’idées, une direction sans fulgurance et une distribution internationale techniquement aguerrie mais peu rompue aux règles du bel canto assurent la bonne tenue du spectacle sans parvenir à l’embraser. L’évolution du bel canto dit romantique au XIXème siècle italien — celui de Rossini, Bellini ou Donizetti — n’est plus une ...
©M. Vanappelghem

A Lausanne, naissance d’une grande Traviata avec Olga Peretyatko

L’émouvante production de La Traviata de Giuseppe Verdi à l’Opéra de Lausanne révèle la naissance d’une des plus grandes interprètes du rôle de ces prochaines années. Avec La Traviata, le théâtre et la musique sont si intimement soudés qu’il est rare de réunir la synthèse des deux arts. Dans cette intrigue se déroulant sur une période de plusieurs mois, on passe des soirées festives organisées par Violetta Valéry, l’étoile parisienne de ...
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Le classicisme fade de Nino Rota

On a bien oublié que Nino Rota avait fait jouer à Lille en 1923 un Oratorio pour solistes, chœur et orchestre composé dès l’âge de 11 ans ! Après une solide formation musicale, d’abord en privé avec le réputé Ildebrando Pizzetti puis à l’Accademia Senta Cecilia de Rome, avec le non moins célèbre Alfredo Casella, il obtient un diplôme en composition en 1929. Aux Etats-Unis  (1930-1932) il se perfectionne dans le ...
Affrontements de ténors pour Rossini

Affrontements de ténors pour Rossini

Otello Incontestablement, l’Otello de Gioachino Rossini n’a pas l’intensité dramatique de l’opéra éponyme de Giuseppe Verdi. Si la trame reste essentiellement la même, la musique de Rossini, souvent sautillante et enjouée, ne plonge guère le spectateur dans la noirceur de l’intrigue shakespearienne. Il semble que l’intérêt souvent avancé pour présenter l’œuvre de Rossini soit la présence d’au moins quatre ténors s’affrontant dans les rôles principaux. L’Opéra de Lausanne ne manque pas à ...
Voix sacrées et sacrées voix !

Voix sacrées et sacrées voix !

Stabat Mater de Rossini Prouvant une fois de plus ses grandes qualités d’adaptation aux œuvres qu’il joue et aux chefs qui le dirigent, l’Orchestre de Chambre de Lausanne réaffirme sa prédominance dans la hiérarchie des orchestres de Suisse romande. Offrant sa flexibilité au pathos et à l’emphase que Corrado Rovaris donne à cette superbe page d’un Rossini empreint de l’intensité du texte religieux, il enveloppe le son de ses pupitres dans ...
De trop belles notes

De trop belles notes

Il Turco in Italia, de Rossini Qu’est-ce qui fait qu’on ne s’enflamme pas à cette production du Turco in Italia? Des décors qui n’inspireraient pas ? Pourtant, ils sont d’une rare beauté. Les quelques terrasses remontant vers un fond de scène s’ouvrant comme un grand écran sur le magnifique panorama de la baie de Naples allient la simplicité à l’espace alors que, descendant des cintres, des panneaux superbement éclairés changent les ambiances tantôt en ...
Il était une fois en Italie…

Il était une fois en Italie…

« Il Signor Bruschino » de Rossini et « Gianni Schicchi » à l'Opéra de Lausanne L’Opéra de Lausanne a auguré sa saison 2004-2005 avec un diptyque pleinement original. En effet, deux ouvrages italiens issus d’époques différentes se sont succédé pour former une seule et même soirée à l’opéra. Une heure et un quart de Rossini avant une petite heure de Puccini, la recette peut sembler hardie. Et pourtant, les maîtresses ...