Mot-clef : Erika Grimaldi

FALSTAFF

À Turin, magnifique Falstaff de Carlos Àlvarez

Pour la vingt-et-unième fois depuis sa première création en décembre 1893, le Teatro Regio de Turin offre un de ses opéras fétiches, Falstaff de Giuseppe Verdi, dans la mise en scène remarquable d’intelligence de Daniele Abbado portée par un magnifique et touchant Carlos Àlvarez dans le rôle-titre. Falstaff. L’opéra des opéras. Tout dans cette musique de l’ultime opéra de Giuseppe Verdi sublime le mot, transcende la parole, exacerbe la phrase. Toutefois, ...
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À Munich, Guillaume Tell, ce tyran

Drôle de soirée à Munich pour ce Guillaume Tell partagé entre mise en scène peu convaincante et distribution de qualité, avec un point noir. Ce n'est pas forcément fait exprès, mais programmer le jour du second tour de l'élection présidentielle française un opéra aussi éminemment politique que Guillaume Tell montre de la part de l'Opéra de Bavière un sens de l'à-propos très enviable. Il serait cependant très mal venu d'appliquer au ...
À Verbier, l’immense Falstaff de Bryn Terfel

À Verbier, l’immense Falstaff de Bryn Terfel

Grâce à une splendide direction d’orchestre, des solistes concernés et une mise en espace intelligente, le Festival de Verbier signe avec ce Falstaff de Giuseppe Verdi, l’une des plus audacieuses et réussies productions d’opéra jamais montées sur leur scène. Quand on sait l’investissement artistique nécessaire à une production d’opéra, avec ses solistes, son orchestre, son chef d’orchestre, ses décors, ses costumes et sa mise en scène, on mesure combien il est ...
turin noseda

À Turin, La donna serpente pour Gianandrea Noseda

La direction d’orchestre lumineuse de Gianandrea Noseda sort d'un inévitable oubli le compositeur Alfredo Casella et son unique "grand" opéra (La Favola d’Orfeo étant un opéra de chambre). Un plateau vocal homogène et bien préparé sauve une mise en scène colorée mais quelque peu confuse. Au début du XXe siècle, après le belcanto, après le vérisme, avec un public devenu exigeant, la musique lyrique et ses compositeurs recherchent de nouvelles voies ...
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A Verbier, l’énergie débordante de Gianandrea Noseda

Au Verbier Festival, le chef Gianandrea Noseda paye de sa personne dans une soirée dédiée à Verdi et Rachmaninov.  Dans l’œuvre de Verdi, Luisa Miller précède de quelques années la trilogie de sa renommée pérenne, Rigoletto, il Trovatore et la Traviata. C’est dire la maturité de cette partition. Et la musique de l’ouverture en est la preuve évidente. Dès que Gianandrea Noseda lève sa baguette, il se métamorphose. Il grandit, comme ...
otello

Gregory Kunde, l’aujourd’hui Otello de référence

Malgré une mise en scène sans force évocatrice, des costumes et des décors laids, la direction de Gianandrea Noseda galvanise un impressionnant plateau vocal dans un Otello de Verdi de feu à Turin. Gregory Kunde entre dans le cercle envié des ténors verdiens. Quand Gianandrea Noseda lève sa baguette sur les premières mesures de l’ouverture de l’Otello de Verdi, le vent et la tempête jaillissent immédiatement de la fosse. Des mesures ...
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Così mondain à Montpellier

Des jolies robes, des perruques, des minauderies... Selon Jean-Paul Scarpitta, l'esthétique XVIIIe siècle ressemble uniquement à du Watteau (enfin, ce qu'on veut bien y voir). Certes, nous sommes en période dite "galante", qui est aussi le Siècle des Lumières, de Voltaire, de Sade, de Choderlos de Laclos, de Marivaux, etc. Avec Così on est en plein empirisme / scepticisme prôné par les philosophes écossais des Lumières, David Hume le premier. ...
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Réouverture réussie de l’Opéra Comédie de Montpellier avec Les Noces de Figaro

C’est avec la Folle journée du duo Mozart-Da Ponte que l’opéra de Montpellier avait décidé de rouvrir l’Opéra Comédie après de longs mois de travaux consacrés à la rénovation de la fosse d’orchestre, de la scène, du foyer et, sans doute partie la plus visible pour les spectateurs, la reconstitution du rideau de scène en trompe l’œil du plus bel effet avec sa jolie patine. Cette phase de travaux terminée, ...
L’enchanteur machiste

Don Giovanni, l’enchanteur machiste

Un plan incliné sur lequel est peint le visage de Mozart, c’est tout le décor de cette production du Don Giovanni. Va-t-on se diriger vers une autre de ces mises en scène faussement psychologiques, où l’accessoire, le meuble, est considéré comme un parasite de l’œuvre ? C’est sans compter sur le talent de direction d’acteurs du metteur en scène italien Giancarlo Del Monaco. Favorisant l’aspect giocoso de l’opéra de Mozart, il construit ...
Anna Caterina Antonacci n’ose pas Medea

Anna Caterina Antonacci n’ose pas Medea

Médée, c’est le drame d’une femme qui perd tout, son monde, son amour, ses repères, sa dignité. Dans sa douleur, elle perd aussi la raison qui la mènera jusqu’au meurtre de ses propres enfants pour venger son honneur perdu. Qui a vu et entendu Anna Caterina Antonacci sublimer Cassandre dans Les Troyens de Berlioz au Théâtre du Châtelet à Paris ou au Grand Théâtre de Genève ne peut que l’imaginer ...