Mot-clef : Francesca Zambello

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A Bordeaux, Candide nous met la joie au cœur

Cette coproduction de Candide, qui a été donnée au Capitole de Toulouse le mois dernier, et précédemment créée au Festival de Glimmerglass, est une véritable bénédiction en ces jours froids et déprimants. On en ressort revigoré, le sourire aux lèvres et de la musique plein la tête. Cela n'est pas uniquement dû au conte à la fois drolatique et cruel inspiré de Voltaire, qui trouve encore de nos jours une résonance ...
Carmen.dvd

Carmen, encore et encore ! Pour qui ?

En décembre 2006, la scène du Covent Garden de Londres résonnait des accents d’une production de la metteure en scène Francesca Zambello de Carmen de Bizet qui allait susciter l’enthousiasme du public. Une production qui voyait la mezzo-soprano italienne Anna Caterina Antonacci dans le rôle-titre donner la réplique au ténor vedette Jonas Kaufmann qui faisait ses débuts sur la scène londonienne. C’est la reprise de ces mémorables soirées, en octobre 2009, ...
De bonnes intentions pas vraiment convaincantes   !

Cherevichki à Covent Garden, de bonnes intentions pas vraiment convaincantes !

Le Royal Opera House de Covent Garden propose en DVD une rareté lyrique et hybride de Tchaïkovski : ces Souliers de la Tsarine telle est la traduction proposée par cette production, on trouve aussi mention de cette partition sous le nom de Vakoula le Forgeron/Les Souliers de la Reine. Si l’histoire de la musique et les saisons d’opéras retiennent essentiellement La Dame de pique, Eugène Onéguine et parfois Mazeppa, il ne ...
A fond de cale

Billy Budd à fond de cale

Compositeur inclassable, Benjamin Britten reste encore mal aimé de ce côté-ci de la Manche. Son langage musical s’est forgé à l’écart des courants de la modernité sans pour autant se confondre avec un folklore et un sentimentalisme de pacotille. Sa musique, alliage complexe entre Berg, Purcell ou Debussy est révélatrice d’une des identités les plus originales du siècle précédent. Contrairement à la plupart de ses contemporains, il s’intéressa au genre ...
Pour un plateau d’exception

Carmen londonienne : pour un plateau d’exception

Malgré les défauts de la production de Francesca Zambello, il fallait être des spectateurs de cette Carmen londonienne, ne fut-ce que pour voir et entendre un grand couple d’opéra. Car Elīna Garanča a tout pour être la grande Carmen des dix années à venir. Le timbre est somptueux, la voix bien menée et projetée, et l’actrice très crédible, belle et majestueuse. Il ne lui manque qu’un accent français un peu ...
Un Gershwin bien (trop ?) stylisé !

Un Gershwin bien (trop ?) stylisé !

Porgy and Bess D’entrée de jeu, ce Porgy and Bess, qui s’ouvre de plain-pied sur un époustouflant «Summertime», sensuel, charmeur, violemment syncopé (l’excellente Angel Blue, qui vous agrippe dès ces premiers instants) et dont les décors modernistes et design vous placent, en fait vous déplacent, dans un Catfish Row des années 50, fait mouche. Il est permis, cependant, de ne pas trop apprécier ces énormes échafaudages (trop) nets, (trop) formels, trop ...
La tragédie de Carmen

La tragédie de Carmen avec Anna Caterina Antonacci et Jonas Kaufmann

Ce DVD apporte la preuve qu’il n’est pas impossible à notre époque de concilier grand spectacle, réalisme historique et couleur locale avec justesse, vérité et intensité dramatiques. La mise en scène de Francesca Zambello excelle en effet autant dans la peinture de la vie bohémienne andalouse que dans la direction d’acteurs, particulièrement soignée dans cette présentation du chef-d’œuvre de Bizet. Le spectacle montre des scènes de foule parfaitement réglées, notamment ...
Un veritable regal

L’Elisir d’amore à SF, un veritable régal

L’opéra se ferait-il brusquement californien ? Après l’énorme échec de ce Rheingold (San Francisco, juin 08) transposé au pays de l’or (ce Ring «américain» de Francesca Zambello serait d’ailleurs en plein péril), après un Elisir d’amore (San José, septembre 08) transplanté dans les champs et les vergers de la Santa Clara Valley (aujourd’hui «Silicon Valley») des années 30, voici un nouvel Elisir que James Robinson, Allen Moyer et Martin Pakledinaz situent en ...
Contribution au débat sur la mise en scène d’opéra

Contribution au débat sur la mise en scène d’opéra

C’est au tour du journaliste et producteur Jean Goury d’apporter sa contribution à un débat qui agite chaque jour davantage la communauté lyrique (lire notamment la tribune d’Yves Bourgade dans l’avant-dernière livraison d’Opéra Magazine) : jusqu’où doit-on tolérer les excès de certains metteurs en scène, et comment peut-on ouvrir de nouvelles voies à la réalisation visuelle des ouvrages d’opéra ? L’auteur est un homme de culture, un honnête homme qui souffre des outrages ...
Prokofiev « Guerre et Paix » - Demain ne meurt jamais

Prokofiev « Guerre et Paix » – Demain ne meurt jamais

« Il y a dans la musique de Prokoviev une dimension obsessionnelle, des mélodies hypnotiques, en apesanteur, qui tournoient, se télescopent, et s’emparent de l’inconscient de l’auditeur ». Ces propos du maestro Bertini synthétisent parfaitement le dessein de cet artiste fécond. Ce coffret-événement est le premier DVD de l’Opéra National de Paris : écho de l’une des représentations données en 2000. L’audace le dispute ici à l’originalité. Les opéras de Prokoviev pâtissent en ...
Guillaume Tell victime d’un trait américain

Guillaume Tell victime d’un trait américain

Bruno Campanella / Francesca Zambello Voilà près de trois quarts de siècle que Guillaume Tell de Rossini avait disparu de l’affiche de l’Opéra de Paris pourtant commanditaire de l’ouvrage. Le compositeur italien, qui, avec cette partition, ouvrait la voie au grand opéra à la française, genre dans lequel allaient s’illustrer les Meyerbeer, Halévy, Auber, et jusqu’à Verdi avec Don Carlos, signait avec Guillaume Tell son dernier opéra. Jouée cinquante-six fois dans ...

Moussorgski, « Boris de Marbre »

James Conlon / Francesca Zambello C’est non pas la version originale de 1869 de Boris Godounov ni les révisions de Rimski-Korsakov ou de Chostakovitch qu’a retenues l’Opéra Bastille, mais celle que Moussorgski réalisa lui-même en 1872, dans laquelle sont en outre réintégrés des éléments de la version 1869, avec la scène de Saint-Basile. Ainsi, l’œuvre atteint une dimension épique et humaine particulièrement bouleversante, soulignée par l’orchestration volontairement mal dégrossie, que d’aucuns ...

Billy Budd « Initiales B.B »

Une salle bien vide pour la reprise de cet opéra « masculin » de Benjamin Britten (aucun personnage féminin n’est sur scène). Pourtant la production a déjà fait ses preuves et est l’une des plus réussies de l’OPÉRA BASTILLE. La mise en scène de Francesca Zambello dans l’unique décor modulable d’Alison Chitty n’a pas pris une ride depuis sa création en 1996 et reste toujours efficace, livrant à nu aux ...