Mot-clef : Nadine Duffaut

P1070424 photo Christian DRESSE 2019

Faust à Marseille ou les avantages de la coproduction

Cette production de Faust de Gounod donnée à Marseille avec une magnifique distribution, n'est pas une nouveauté. Après un passage à Avignon, Nancy et Metz, elle fera plus tard escale à Nice. C'est pourquoi nous allégerons notre propos sur la mise en scène, précédemment fort bien analysée par notre confrère Pierre Degott, et réserverons toute notre admiration à la distribution réunie par l'Opéra de Marseille, car c'est bien de belles voix, ...
FAUST, opéra de Charles Gounod

Le mythe de Faust revisité à l’Opéra-Théâtre de Metz-Métropole

Nouveau concept pour une intéressante relecture de l’opéra de Gounod par la metteure en scène Nadine Duffaut, ardemment défendue par une distribution  convaincante et d'une belle homogénéité. Les mythes ancestraux, on le sait, appellent la relecture et le Faust de Goethe revu par Gounod et ses librettistes n’échappe pas à la règle. On ne s’offusquera donc pas d’une énième transposition, bien au contraire, toute interprétation cohérente, quand elle est servie ...
Ermonela Jaho, une Butterfly qui entre dans l’histoire

Ermonela Jaho, enthousiasmante Butterfly au Théâtre des Champs-Élysées

Donnée en juillet 2016, aux Chorégies d’Orange dans une mise en scène de Nadine Duffaut, cette Madame Butterfly de Giacomo Puccini avait déjà enthousiasmé les foules, public et critique, par la seule présence d’Ermonela Jaho dans le rôle-titre. La voilà de retour à Paris, pour une version de concert au Théâtre des Champs-Élysées, le temps d’une soirée unique qui suffit à fournir une étincelante et émouvante confirmation : Ermonela Jaho, ...
ERMONELA JAHO TRANSCENDE SA BUTTERFLY AU THÉÂTRE ANTIQUE D’ORANGE

Ermonela Jaho transcende sa Butterfly au théâtre antique d’Orange

Une heure avant la représentation, la pluie qui s'abat sur le théâtre antique d'Orange fait craindre pour le bon déroulement de la soirée mais en définitive la représentation de Madama Butterfly aura bien lieu, avec quelques degrés de moins. On a d'emblée une pensée compatissante pour le très inutile ballet de geishas qui précède l'entrée à jardin de Cio-Cio-San. Le décor sépare en trois espaces flottants sur l'eau la large scène, ...
Sophie Marin-Degor (Thaïs) © François Berthon

A Tours le theatre est dans la fosse

Cette nouvelle production de Thaïs, donnée en ouverture de la saison tourangelle, met en évidence la profonde panne d’inspiration de Nadine Duffaut. Que retenir de cette mise en scène, sinon une transposition temporelle dont le sens nous échappe, Alexandrie faisant place au New York branché des années psychédéliques ? La régie oscille entre convenu et déplacé, et la fête chez Nicias tourne à la confusion, peu favorisée il est vrai par ...
Le grand frisson joue les arlésiens

Le grand frisson joue les arlésiens à Orange

Tosca On aurait tant voulu le ressentir ce «grand frisson» propre aux soirées électrisantes! Car, objectivement, cette Tosca avait tout pour nous combler : des interprètes charismatiques, un jeune chef prometteur et le magique ciel provençal, inondé d’étoiles. Le résultat, s’il n’a rien de déshonorant, est pourtant plus que mitigé. Nadine Duffaut n’est pas en cause, loin de là. On sait la gageure de mettre en scène au théâtre antique, et quelque soit le ...
Un Roméo de très grande classe

Un Roméo de très grande classe à Tours

I Capuleti e i Montecchi Ouvrage délicat que ce Roméo et Juliette revisité par Romani et Vincenzo Bellini: un livret peu vraisemblable, une action statique, et pourtant de telles grâces musicales que tout mélomane finit par rendre les armes. Encore faut-il disposer de forces vocales, orchestrales et théâtrales, à la hauteur de l’enjeu, ce qui est le cas ce dimanche à Tours. Nadine Duffaut a le bon goût de s’effacer devant ...
Les poings dans les poches… même non crevées !

Les poings dans les poches… même non crevées !

La Bohême « Je m’en allais, les poings dans mes poches crevées… », mais pourquoi cette soirée en demi-teinte ? Les voix ? Globalement belles. Les lumières, costumes, décors ? Pas de reproche fondamental. La musique ? bien interprétée. Alors ? Pendant toute la première moitié de cette Bohême, chacun semblait chercher le ton juste, dans le jeu comme dans la voix. Rié Hamada était une Mimi déjà transparente, Karen Vourc’h, habituellement lumineuse, n’était pas dans son meilleur rôle en grisette… ...
Des trous dans le filet ...

Des trous dans le filet …

Les Pêcheurs de Perles L’Opéra de Tours terminait sa saison avec les trop rares Pêcheurs de perles de Bizet, coproduits avec les Opéras d’Avignon et de Metz. La représentation commence mal avec de flagrants décalages entre fosse et plateau mais aussi entre solistes, dont le superbe duo entre Nadir et Zurga (« Oui, c’est elle, c’est la déesse ») souffre. Dans le rôle de Nadir, Martial Defontaine, en évidente méforme, abuse d’une voix ...
La première hirondelle

La première hirondelle

Verdi, La Traviata À la suite de Rigoletto et d’Il Trovatore, la Traviata (créée le 6 mars 1853 à La Fenice de Venise) est le dernier volet de la célèbre trilogie du compositeur. Peu d’exemples illustrent avec une telle clarté tout ce qui sépare l’opéra romantique de ses aînés baroques et classiques et tout ce qui lui a permis d’impulser à la musique un élan et un progrès qu’avaient seules provoquées ...