Mot-clef : Staatsorchester Stuttgart

Die Liebe zu drei Orangen
von Sergej Prokofjew
Oper in vier Akten (10 Bildern) und einem Vorspiel
 Libretto nach Carlo Gozzi vom Komponisten
 
Musikalische Leitung: Alejo Pérez
Regie: Axel Ranisch
Bühne: Saskia Wunsch
Kostüme: Bettina Werner, Claudia Irro
Licht: Reinhard Traub
Computeranimation: Till Nowak
Choreografie: Katharina Erlenmaier
Dramaturgie: Ingo Gerlach
Chor: Manuel Pujol
 
Auf dem Bild
Elmar Gilbertsson (Prinz), Esther Dierkes (Ninetta)
 
Foto: Matthias Baus

L’Amour des trois oranges à Stuttgart, un conte irrésistible

Opéra sans rôle à star, l'œuvre de Prokofiev a d'abord besoin d'une troupe forte et unie : mission accomplie. L'amour des trois oranges, voilà bien un opéra que les amateurs de perruques poudrées et de robes à panier ne pourront pas revendiquer ! Pour son premier travail à Stuttgart, Axel Ranisch laisse libre cours à son imagination et mélange gaiement au moins trois niveaux de lecture : la quête du prince ...
Die Kameliendame 4

La Dame aux camélias à Stuttgart, quarante ans après

Le Ballet de Stuttgart ne cesse de revisiter ses classiques, et la troupe d'aujourd'hui s'y frotte avec bonheur. La Dame aux camélias, vieille histoire… Le roman date de 1848, et il n’est plus assez lu ; le ballet de John Neumeier, lui, vient de fêter ses quarante ans, et il n’a rien perdu de son attraction magnétique auprès des interprètes et du public. C’est pour Stuttgart, pour Marcia Haydée, que Neumeier a ...
Weill: Die sieben Todsünden / Peaches: Seven Heavenly Sins

Les sept péchés capitaux : Brecht, Weill… et Peaches

Après tant d'autres stars du rock, la chanteuse Peaches s'empare de la musique de Kurt Weill, pour un résultat terriblement terne. Cela faisait plus de vingt ans qu’aucune coproduction réunissant les trois composantes des Théâtres nationaux de Stuttgart (opéra, ballet et théâtre parlé) n’avait vu le jour. L’entrée en fonction simultanée de trois nouveaux intendants à la rentrée 2018 pouvait sembler une bonne occasion d’unir toutes ces forces. Mais cette promesse ...
Der Prinz von Homburg
von Hans Werner Henze
Oper in drei Akten nach dem Schauspiel von 
 Heinrich von Kleist, für Musik eingerichtet von 
 Ingeborg Bachmann
 
Musikalische Leitung: Cornelius Meister
Regie: Stephan Kimmig
Bühne: Katja Haß
Kostüme: Anja Rabes
Video: Rebecca Riedel
Licht: Reinhard Traub
Dramaturgie: Miron Hakenbeck
 
Auf dem Bild
Vera-Lotte Böcker (Prinzessin Natalie von Oranien), Robin Adams (Prinz Friedrich Artur von Homburg)
 
Foto: Wolf Silveri

Le Prince de Hombourg de Henze à Stuttgart

Une oeuvre forte rencontre des acteurs-chanteurs puissants, dans une mise en scène concentrée et intense. Installé en Italie depuis plusieurs années, Hans Werner Henze n'a pas coupé les ponts avec la culture allemande : s'il adapte en 1960 Le Prince de Hombourg, grand classique du théâtre allemand, il ne faut y voir une révérence à une culture allemande passéiste, mais une manière de se confronter aux apories de son temps, en ...
Un Château de Barbe-Bleue hors des sentiers battus à Stuttgart

Un Château de Barbe-Bleue hors des sentiers battus à Stuttgart

Le plasticien Hans Op de Beeck fait sortir l'opéra de Stuttgart de son temple, sans réinventer le genre. Revivifier l’opéra par l’art contemporain ? L’idée n’est pas neuve, et on pourra citer sans remonter trop loin La Flûte enchantée confiée par Gérard Mortier à Jaume Plensa, les collaborations de Pierre Audi avec Anish Kapoor ou Jonathan Meese (à Salzbourg) ou un Saint François d’Assise confié à Munich à Hermann Nitsch – ...
naxos Il Vologeso

Jommelli à Stuttgart : Naxos publie Il Vologeso

Pendant quinze ans, de 1753 à 1768, Niccolò Jomelli officia à Stuttgart comme Oberkapellmeister du duc de Wurtemberg. Pour commémorer le 300e anniversaire du compositeur aujourd’hui peu connu, l’Opéra de Stuttgart proposa en 2015 son opéra Il Vologeso. La production, très remarquée à l’époque, est maintenant disponible en DVD. Un homme entre deux femmes, une femme entre deux hommes – voilà, en bref, l’intrigue du Vologeso de Jommelli. L’homme en question ...
wunderzaichen

L’opaque Wunderzaichen de Mark André repris à Stuttgart

Créé à Stuttgart en 2014 et révisé pour cette reprise, cet opéra sans théâtre vaut pour son écriture orchestrale avant tout - et ce n'est pas assez. Attention, métaphysique. Il n’est pas très facile de comprendre ce dont Mark André veut nous parler dans Wunderzaichen, mais il y a un mort qui continue à nous parler après sa mort et qui semble préoccupé par la question des fins dernières. Ce mort, ...
Der Gefangene | Das Gehege
Ein Musiktheaterabend mit Opern von Luigi Dallapiccola und Wolfgang Rihm
in italienischer und deutscher Sprache mit deutschen Übertiteln

Altersempfehlung für Schulklassen
26. April 2018


Musikalische Leitung: Franck Ollu
Regie: Andrea Breth
Bühne: Martin Zehetgruber
Kostüme: Nina von Mechow
Licht: Alexander Koppelmann
Chor: Johannes Knecht
Dramaturgie: Sergio Morabito

Auf dem Bild: "Das Gehege": Ángeles Blancas Gulín (Die Frau), Georg Nigl

Foto: Bernd Uhlig

Le XXe siècle en cage par Andrea Breth à Stuttgart

En rapprochant Il Prigioniero de Dallapiccola et Das Gehege (L'enclos) de Wolfgang Rihm, Andrea Breth affronte la part la plus sombre de l'opéra contemporain. Créé à Bruxelles il y a quelques mois, le diptyque consacré par Andrea Breth au thème de l’enfermement arrive aujourd’hui à Stuttgart, qui en était le coproducteur. La soirée commence avec Il Prigioniero de Dallapiccola, créé en 1949, qui adapte un des Contes cruels de Villiers de ...
Parsifal

Parsifal vu par Calixto Bieito à Stuttgart

La soirée ne laissera pas de grands souvenirs musicaux, mais le complexe travail de Bieito vaut le voyage. Pâques à Stuttgart : la confiserie y a sa place (Don Pasquale), mais les choses sérieuses aussi. L'Opéra de Stuttgart reprend cette année deux de ses productions phares, de celles qui ont marqué l'identité d'une maison connue pour son audace et son ambition artistique et intellectuelle (ce n'est pas un gros mot) : ...
Don Pasquale
von Gaetano Donizetti
in italienischer Sprache mit deutschen Übertiteln

Altersempfehlung für Schulklassen
25. März 2018


Musikalische Leitung: Giuliano Carella, Marco Comin
Regie und Dramaturgie: Jossi Wieler, Sergio Morabito
Bühne: Jens Kilian
Kostüme: Teresa Vergho
Licht: Mariella von Vequel-Westernach
Animationsfilm: Studio Seufz
Chor: Christoph Heil

Auf dem Bild: Ioan  Hotea (Ernesto),  Enzo Capuano (Don Pasquale),  Ana Durlovski (Norina),  André Morsch (Doktor Malatesta),  Marko Špehar  (Carlotto)

Foto: Martin Sigmund

Don Pasquale à Stuttgart, une sage comédie sérieuse

La soirée est un peu longue, avec un chef trop timoré et une distribution un peu effacée - à une glorieuse exception près. Il y a des répertoires qui suscitent moins que d'autres la créativité des metteurs en scène, et on peut comprendre que Don Pasquale, avec son action un peu lymphatique, ses personnages réduits à des types et ses situations triviales en fasse partie. À l'Opéra de Stuttgart, cependant, c'est ...
Le Lac des Cygnes enthousiasmant de John Cranko à Stuttgart

Le Lac des Cygnes enthousiasmant de John Cranko à Stuttgart

Des danseurs enthousiastes, une version cohérente et une unité de style : que demander de plus ? Dans une représentation de ballet classique, il y a, tout d’abord, les danseurs ; il y a aussi, tout aussi essentiel, le ou les chorégraphes qui, par strates successives ou d’un seul jet, ont composé la pièce telle que les danseurs l’interprètent ; mais il y a aussi, tout aussi importants, ceux que le ...
Une Dame de Pique sombre et passionnante à Stuttgart

Une Dame de Pique sombre et passionnante à Stuttgart

Jossi Wieler, directeur de l'Opéra de Stuttgart, propose un des meilleurs spectacles de son mandat, avec l'aide précieuse d'une irremplaçable artiste de la scène, Anna Viebrock. Pouchkine revu par Dostoievski : c'est en quelque sorte ainsi que Jossi Wieler et Sergio Morabito présentent La Dame de Pique de Tchaïkovski, cette course à l'abîme où les tourments intérieurs des personnages - et pas seulement Hermann - sont si obsédants qu'ils masquent les éléments ...
Brouillards, du pur Cranko à Stuttgart

Brouillards, du pur Cranko à Stuttgart

Les pièces courtes de Cranko sont inégales, mais il s'y trouve des trésors, cette soirée le prouve encore. À sa mort accidentelle en 1973, John Cranko a laissé trois grands ballets narratifs, encore et toujours au répertoire de nombreuses troupes de par le monde ; il a aussi laissé de nombreux ballets plus courts, souvent abstraits, qui sont de nos jours rarement à l'affiche en dehors du Ballet de Stuttgart pour ...
Der Tod in Venedig

À Stuttgart, une Mort à Venise sans trouble

Dans une mise en scène un peu monotone, la danse et le chant se mêlent sur la scène de l'Opéra de Stuttgart. Mort à Venise, le dernier opéra de Britten, n'est pas le plus populaire, et il n'est pas sûr que ce soit une injustice majeure : l'Opéra de Stuttgart, peut-être pour tenter d'en éclairer les doubles fonds, a choisi de le confier à Demis Volpi, chorégraphe en résidence au Ballet ...
Salome

Salomé à Stuttgart ou l’Orient compliqué de Kirill Serebrennikov

Du monde contemporain, le metteur en scène russe ne retient que les images les plus racoleuses sans se préoccuper ni de cohérence, ni de l’œuvre. Idéologie de la (vidéo)surveillance, Daech, crise des réfugiés, usage de la torture dans les geôles américaines, tyrannie des médias : ce ne sont que quelques-uns des grands thèmes contemporains que Kirill Serebrennikov met en scène dans sa Salomé, où il n’oublie pas non plus toutes les perversions ...
Ariodante ou le charme haendelien à l’Opéra de Stuttgart

Ariodante ou le charme haendelien à l’Opéra de Stuttgart

Jossi Wieler et Sergio Morabito jouent avec un réel succès la carte de la légèreté. Ariodante n'est pas le plus réussi des opéras de Haendel du point de vue dramatique, et de loin ; ses qualités musicales en font cependant l'un des plus représentés, et cela ne va pas sans mal pour les metteurs en scène. Jossi Wieler et Sergio Morabito ont choisi d'ouvrir à cette complexe histoire à quiproquos multiples ...
Orpheus in der Unterwelt

Orphée aux enfers à Stuttgart, pas pour rire

Pas beaucoup plus d'esprit que de substance dans un Orphée aux Enfers peu festif. Même dans le temple du théâtre musical sérieux qu'est Stuttgart, il n'est pas interdit de se divertir pour les fêtes : cette année, c'est Offenbach qui est au programme, en allemand comme on le faisait à son époque. Le problème de ce spectacle commence là : la démarche n'est pas illégitime, même si elle oblige l'oreille des ...
Don Giovanni
von Wolfgang Amadeus Mozart
in italienischer Sprache mit deutschen Übertiteln
Wiederaufnahme
13. November 2016


Musikalische Leitung: Willem Wentzel
Regie: Andrea Moses
Bühne und Kostüme: Christian Wiehle
Choreografie: Jacqueline Davenport
Licht: Reinhard Traub
Chor: Christoph Heil
Dramaturgie: Hans-Georg Wegner, Moritz Lobeck

Auf dem Bild: Shigeo Ishino (Don Giovanni),  Bernarda Bobro (Donna Anna),  Michael Nagl (Masetto),  Sebastian Kohlhepp (Don Ottavio),  Adam Palka (Leporello)

Foto: Martin Sigmund

Don Giovanni, festival de la blague à Stuttgart

Andrea Moses noie Mozart sous l'humour facile : dommage pour la musique. Ottavio et Anna repoussent leur mariage d’un an ? Quelle rigolade ! Elvire se retire dans un couvent ? Trop drôle ! Quand vient le sextuor final de ce Don Giovanni, cela fait bien une demi-heure que la metteuse en scène a épuisé son répertoire de petites blagues, mais le public ne va pas s’arrêter en si bon chemin, et il était dit ...
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Castorf : sans Faust à Stuttgart

Dynamiteur en chef, Frank Castorf politise Faust : critique du capitalisme, du consumérisme et du colonialisme, sa partition scénique ultra virtuose servie par une belle distribution oublie cependant parfois les fondamentaux de Gounod. Récemment récompensé du titre d’Opéra de l’année – décerné par la revue Opernwelt –, Stuttgart ouvrait véritablement sa saison avec une première Première attendue. Directeur de la Volksbühne, Frank Castorf qui avait mis le landernau wagnérien en émoi avec sa ...

Cornelius Meister nommé Directeur Général de la Musique à Stuttgart

Changement de génération à la tête de la musique à Stuttgart (Allemagne). Le chef allemand Cornelius Meister, 36 ans, deviendra directeur musical de l’Opéra et du Württembergische Staatsorchester Stuttgart, à partir de la saison 2018/2019. Il succèdera au chef français Sylvain Cambreling, 67 ans, qui occupe ce poste depuis 2012. Originaire de Hanovre, Cornelius Meister a déjà un large répertoire et il a été particulièrement fêté pour une interprétation de ...
Reigen

Reigen de Boesmans à Stuttgart, images plates pour musique forte

Un des chefs-d’œuvre de Philippe Boesmans trouve à Stuttgart une réalisation scénique banale. Dans la longue série des opéras du dernier demi-siècle qui, contrairement à un stéréotype très répandu, n’ont pas disparu du répertoire après leur création, les opéras de Philippe Boesmans occupent une place de choix. Pas plus de six œuvres en trente ans ont largement suffi à en faire l’un des plus dignes successeurs de Britten ou de Henze, ...
Marthaler et Cambreling unis pour de sombres Contes d’Hoffmann

Marthaler et Cambreling unis pour de sombres Contes d’Hoffmann

Les Contes d'Hoffmann sont une affaire sérieuse : belle démonstration à Stuttgart, avec une distribution largement dominée par Eric Cutler. Après sa création à Madrid, le dernier spectacle voulu et pensé par Gerard Mortier parvient à Stuttgart, qui l’avait coproduit, avec une distribution largement renouvelée, mais avec les mêmes maîtres d’œuvre, le metteur en scène Christoph Marthaler et le chef Sylvain Cambreling, directeur musical de la maison et grand spécialiste des ...
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Pumeza, la voix de l’espoir

La jeune chanteuse sud-africaine Pumeza possède une voix du bon dieu. Saura-t-elle pour autant trouver sa place dans l’univers lyrique ? On l’espère. Fait de bric et de broc, d’une durée inhabituelle pour un CD, cet enregistrement servira de carte de visite à une jeune chanteuse issue des ghettos du Cap-Oriental d’Afrique du Sud et formée ensuite dans les meilleures institutions de son pays, avant d’aller se perfectionner au Royaume-Uni. En ...

Stuttgart donne à voir Tristan et Isolde

Wagner à Stuttgart, la tradition est ancienne : on a beaucoup discuté du Ring composite, vite promu au rang d'apothéose du Regietheater par ses détracteurs mais passionnant au moins par moments. Plus récemment, c'est Calixto Bieito qui a pu présenter sa vision de Parsifal, une production apparemment très riche que nous n'avons encore pu voir. Cette nouvelle production de Tristan par l'intendant de la maison, qui avait déjà signé le merveilleux ...
Actus tragicusVon Johann Sebastian BachWiederaufnahme29. April 2014Musikalische Leitung: Michael HofstetterRegie, Bühne und Kostüme: Herbert WernickeSzenische Einstudierung der Wiederaufnahme: Dirk SchmedingKostümmitarbeit: Eva-Mareike UhligLicht: Hermann MünzerChor: Johannes KnechtDramaturgie: Albrecht PuhlmannAuf dem Bild: Mitglieder des Staatsopernchors StuttgartFoto: A.T. Schaefer

Bach pour aujourd’hui, Herbert Wernicke toujours vivant à Stuttgart

L’histoire de la littérature n’a pas retenu les textes des cantates de Bach parmi les chefs-d’œuvre de la poésie, et il est probable qu’elle n’a pas tort. Complaisance dans les thématiques morbides et culpabilisantes, ressassement d’idées banales, versification pataude, leur compte est bon. Pourquoi donc Herbert Wernicke, peu de temps avant sa mort prématurée en 2002, a-t-il jugé bon de porter en scène cette sélection de cantates que redonne en ...
Die ZauberflöteVon Wolfgang Amadeus Mozart13. März 2004Musikalische Leitung: Uwe SandnerRegie: Peter KonwitschnyBühne und Kostüme: Bert NeumannLicht: Lothar BaumgarteVideo: Philip BußmannChor: Christoph HeilDramaturgie: Juliane  VottelerAuf dem Bild: Gergely Németi (Tamino),  Mitglieder des Staatsopernchors StuttgartFoto: A.T. Schaefer

Konwitschny et la Flûte enchantée à Stuttgart

En ce jour de Noël nous avons pu entendre des diffractions de la Flûte enchantée dans l'un des bastions de la mise en scène lyrique d'aujourd'hui. Peter Konwitschny, metteur en scène méconnu et souvent mal perçu en France, est l’une des figures artistiques les plus marquantes de l’histoire récentes de l’histoire récente de l’Opéra de Stuttgart, qui contrairement aux errances récentes de l’Opéra de Paris a su garder le cap ...
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Stuttgart : L’écume des jours de Denisov

Un opéra créé à l’Opéra de Paris dans les années 80 ? Oui, le Saint François de Messiaen, mais encore ? On a bien oublié l’opéra qu’avait écrit Edison Denisov, directement en français, que l’Opéra de Paris créa en 1986 à l’Opéra-Comique. Repris sporadiquement dans la décennie qui suivit, l’œuvre n’a ensuite plus été jouée avant sa recréation à Stuttgart en 2012. Il y a pourtant de quoi susciter la curiosité : Denisov, ...
Photos : A. T. Schaefer

Ariadne auf Naxos la tête en bas à Stuttgart

1912 : dans la petite salle du tout nouveau Théâtre Royal de Stuttgart, Strauss, Hofmannsthal et Max Reinhardt ne récoltent qu’un succès d’estime pour leur ambitieux projet autour du Bourgeois Gentilhomme, dont Ariane à Naxos forme l’épilogue. 1916 : à Vienne, l’œuvre rénovée et enrichie d’un prologue qui remplace la pièce de Molière débute sa carrière triomphale. 2001 : au Festival de Salzbourg, Jossi Wieler et Sergio Morabito créent une ...
Cenerentola Stuttgart

A Stuttgart, une Cendrillon trop simpliste

Il faut parfois accepter de ne pas être au diapason de tout un public : l’ovation qui a salué cette Cenerentola, à égalité pour solistes, chef et équipe de mise en scène, à l’issue de cette première est des plus fortes qu’on ait entendues ces dernières années, et c’est bien à regret que nous devons avouer ne pas avoir pu nous associer à l’émotion du public de Stuttgart, qui sans ...
Platée Stuttgart Photo A. T. Schaefer

Avec Platée, du baroque à Stuttgart

L’opéra baroque français, en terre germanique, est une grande rareté. On avait parlé ici même d’un magnifique Phaéton de Lully, Platée a déjà fait quelques apparitions, et le Theater an der Wien dans la capitale autrichienne accomplit dans ce domaine une œuvre méritoire, mais pour le commun du public ce répertoire reste une terre presque inconnue. Cela n’empêche pas l’opéra de Stuttgart, dont la réputation d’inventivité n’est plus à faire, ...