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Caen, Théâtre. 16-X-2008. Benjamin Britten (1913-19764) : A midsummer night’s dream, opéra en 3 actes sur un livret du compositeur et de Peter Pears. Mise en scène : Jean-Louis Martinoty. Décors : Bernard Arnould. Costumes : Daniel Ogier. Lumières : Fabrice Kebour. Avec : Rachid Ben Abdeslam, Oberon ; Maïra Kerey, Tytania ; Scott Emerson, Puck ; Randall Jakobsch, Theseus ; Elodie Méchain, Hippolyta ; Chad Shelton, Lysander ; Jean-Sébastien Bou, Demetrius ; Delphine Galou, Hermia ; Marjorie Muray, Helena ; Iain Paterson, Bottom ; Jean Teitgen, Quince ; François Piolino, Flute ; Vincent Pavesi, Snug ; Christophe Berry, Snout ; Thomas Dolié, Starveling. Chœur de l’Opéra National de Lorraine (chef de chœur : Merion Powell), Orchestre de Caen, direction musicale : Nicolas Chalvin.

Le Songe d’une nuit d’été

Après l’Opéra National de Lorraine, le Théâtre de Caen, coproducteur du spectacle, accueille cette jubilatoire vision du Songe d’une nuit d’été. Le faible temps alloué aux maîtres d’œuvre de ce spectacle, après le forfait tardif d’, augmente d’autant leurs mérites. Il n’y a en effet pas le moindre temps mort dans ce travail qui assure une grande lisibilité à l’intrigue, tout en introduisant une grande fantaisie visuelle. L’on n’oubliera ni la partie de badminton des Athéniens, ni le hérisson géant ou l’araignée menaçante, dans cette imagerie fraîche, délicate et spirituelle, qui trouve son apogée dans le final du deuxième acte d’une indicible poésie. L’on n’oubliera pas davantage le remarquable arbre à transformation construit par pour une production qui privilégie l’animation à l’encombrement. L’humour ne sombre jamais dans la charge, même si laisse aller toute sa fantaisie dans une représentation théâtrale hilarante, justement fêtée par le public. Il tire parti des costumes imaginatifs de , ainsi que des éclairages savants et poétiques de .

Le contre-ténor mène le jeu avec jubilation, tirant grand parti de l’étrangeté de son timbre. L’instrument est de plus homogène et la technique solide. Le ténor se glisse avec une grande aisance scénique dans le rôle parlé de Puck. , qui avait conquis le public caennais en Adina, se révèle toujours aussi fine musicienne mais le registre aigu très métallique peut déranger l’oreille. Le quatuor athénien n’appelle aucun reproche, avec mention à la délicate Hermia de . est un Bottom bien en voix, rustaud à souhait et en définitive fort sympathique.

L’ensemble des artisans est d’ailleurs à saluer pour sa fantaisie, à l’image d’un déchaîné qui transforme Thisbée en une ballerine totalement déjantée. Il est rare d’entendre une distribution soignée jusque dans ses plus petits rôles ( ou relèvent ici du grand luxe) et il règne sur scène un véritable esprit de troupe, dans le meilleur sens du terme, favorisé par la précision de la direction d’acteurs qui interdit la moindre routine. C’est donc à tous les protagonistes de ce spectacle que nous souhaitons étendre nos éloges.

A la tête d’un concerné et efficace, ainsi que du chœur féminin de l’Opéra National de Lorraine, fait preuve de précision rythmique et d’un grand soin dans la mise en valeur du détail orchestral, essentielle pour un tel ouvrage. Sa baguette est à l’image de cette production : précise et spirituelle. Nous pouvons dès lors affirmer que cette production augure bien d’une saison qui s’annonce prometteuse.

Crédit photographique : (Tytania) & (Bottom avec sa tête d’âne) © Théâtre de Caen

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Caen, Théâtre. 16-X-2008. Benjamin Britten (1913-19764) : A midsummer night’s dream, opéra en 3 actes sur un livret du compositeur et de Peter Pears. Mise en scène : Jean-Louis Martinoty. Décors : Bernard Arnould. Costumes : Daniel Ogier. Lumières : Fabrice Kebour. Avec : Rachid Ben Abdeslam, Oberon ; Maïra Kerey, Tytania ; Scott Emerson, Puck ; Randall Jakobsch, Theseus ; Elodie Méchain, Hippolyta ; Chad Shelton, Lysander ; Jean-Sébastien Bou, Demetrius ; Delphine Galou, Hermia ; Marjorie Muray, Helena ; Iain Paterson, Bottom ; Jean Teitgen, Quince ; François Piolino, Flute ; Vincent Pavesi, Snug ; Christophe Berry, Snout ; Thomas Dolié, Starveling. Chœur de l’Opéra National de Lorraine (chef de chœur : Merion Powell), Orchestre de Caen, direction musicale : Nicolas Chalvin.

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