Anne Teresa De Keersmaeker s’expose à Beaubourg

Danse , La Scène, Spectacles Danse

Paris. Centre Georges Pompidou, Galerie Sud. 26-II-2016. Anne Teresa De Keersmaeker : Work/Travail/Arbeid. Concept & chorégraphie : Anne Teresa De Keersmaeker. Commissaire : Elena Filipovic. Dramaturge : Bojana Cvejic. Conseillère artistique : Ann Veronica Janssens. Assistante artistique : Femke Gyselinck. Interprètes (Rosas) : Boštjan Antoncic, Balázs Busa, Carlos Garbin, Marie Goudot, Cynthia Loemij, Sarah Ludi, Julien Monty, Michaël Pomero, Camille Prieux, Gabriel Schenker, Igor Shyshko, Denis Terrasse, Thomas Vantuycom, Samantha van Wissen. Musique : Vortex Temporum de Gérard Grisey (1946-1998). Direction musicale : Georges-Elie Octors. Musiciens (Ictus) : Jean-Luc Plouvier (piano), Chryssi Dimitriou (flûte), Dirk Descheemaeker (clarinette), Igor Semenoff (violon), Jeroen Robbrecht (alto), Geert De Bièvre (violoncelle). Costumes : Anne-Catherine Kunz. Coordination du projet : Inge Pieters, Anne Van Aerschot. Direction technique : Joris Erven.

Concept original, Work/Travail/Arbeid donne à voir la danse d’ au plus près des spectateurs dans la Galerie Sud du Centre Georges Pompidou, à Paris.

Au sol, de larges cercles tracés à la craie délimitent un vaste espace de jeux et d’expérimentation. Un violon et un alto s’accordent dans un coin, puis se lance dans un duo extrait de Vortex Temporum de . Deux danseurs en blanc sortent de la foule anonyme et emplissent à leur tour l’espace en mouvements. Plongés au cœur d’une scène imaginaire, les spectateurs évitent parfois en pivotant d’un quart de tour l’ample volte des interprètes.
L’espace de la Galerie Sud, visible de la fontaine Tinguely et du Parvis, se donne à voir dans toute sa nudité. Ni spectacle, ni exposition de danse, le projet Work/Travail/Arbeid offre une expérience de proximité avec les danseurs, au contact de leur sueur, de leurs efforts, de la performance artistique et physique. a eu l’idée de ce projet alors qu’elle travaillait sur Vortex Temporum, pièce composée en couche, sur plusieurs niveaux, avec une accumulation progressive d’éléments. C’est le matériau de ce spectacle qui a inspiré la conception de l’exposition Work/Travail/Arbeid.

Déjà, dans les années 70, et la avaient souhaité amener la danse au plus proche des spectateurs. , avec les Events ou plus récemment Boris Charmatz avec 20 danseurs pour le XXe siècle à l’Opéra de Paris ont pris le risque de se rapprocher du public et d’en éprouver le danger.

Les parcours sont ici plus amples, l’étendue des traversées plus vaste. À chaque heure, une nouvelle partie de la chorégraphie, étirée sur neuf heures, est confiée à une nouvelle combinaison de danseurs et de musiciens. Les cercles de craie qui s’effacent doivent être retracés à l’aide d’un fil de laine en guise de compas. Quelques instants plus tard le violoncelliste prend alors le relais, installé sur une chaise au cœur de l’espace. Et ainsi de suite…

Photos © Anne Van Aerschot

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