Mot-clef : Guy Joosten

Cardillac à Anvers : les diamants sont éternels

Cardillac à Anvers : les diamants sont éternels

Ironie du sort, le sinistre destin de l’orfèvre-joailler fou obsédé par ses créations est donné en première à Anvers, capitale mondiale du diamant, plus d’une fois évoquée obliquement par Guy Joosten dans sa sobre et efficace mise en scène. L’Opéra des Flandres, sous la houlette  de Bart Van der Roost et d’Aviel Cahn, et en coproduction avec l'Opéra d'Oviedo, continue d’explorer avec fruit le répertoire  germanique dit "dégénéré" de l’entre-deux-guerres. ...
salome2_bruxelles0212 (1)

Nicola Beller Carbone, superbe Salomé à Bruxelles

Après Elektra dont il signait également la mise en scène la saison dernière, Guy Joosten poursuit son étude des héroïnes straussiennes en s'attaquant à l'envoutante Salomé. Nouvelle collaboration entre la maison lyrique bruxelloise et le Liceu de Barcelone, cette production a su générer des opinions très divergentes dans l'esprit du public. Si elle ne choque pas au travers d'une esthétique trash, à l'image du travail proposé par Nicolas Brieger à ...
Le cycle Strauss de Guy Joosten

Cycle Strauss de Guy Joosten : Elektra

Il est certains spectacles qui restent dans les mémoires, qui suscitent un intérêt, une curiosité bien au-delà de la durée de la représentation. La co-production entre le Liceu de Barcelone et la Monnaie présentée actuellement à Bruxelles est de cette trempe. Guy Joosten (également chargé par La Monnaie de mettre en scène Salomé la saison prochaine) signe en effet un spectacle remarquable à plus d’un titre. Le décor est relativement ...
Werther d’hiver

Werther d’hiver

Théâtre Royal de La Monnaie Pour les fêtes, le théâtre de La Monnaie s’offre un Werther de Massenet. Bonne idée car ce répertoire français n’était pas trop en vogue sous le mandat de Bernard Foccroulle, l’ancien directeur du théâtre national. Voulant multiplier les soirées, Peter de Caluwe au lieu de faire appel à deux distributions a décidé de confronter les versions pour ténor et baryton. Considérant qu’une nouvelle production ne s’imposait ...
Des noces inaugurales

Des noces inaugurales

Le Nozze di Figaro Grand évènement à Anvers, le Vlaamse Opera rouvre après près de trois ans de travaux. L’institution de la Frankrijklei a modernisé sa salle et sa machinerie, mais surtout elle a racheté un bâtiment adjacent ce qui lui permet de posséder une scène latérale. Ce nouvel élément facilitera l’alternance entre les spectacles lyriques ou chorégraphiques. Pour cette réouverture, la direction ne s’est pas risquée à proposer une nouvelle production, ...
Les adieux de Rita Gorr

A Gand, les adieux de Rita Gorr

La Dame de Pique C’est presque incroyable. 58 ans après ses débuts sur scène, Rita Gorr a décidé de rechanter pour le public de Gand, sa ville natale. Pour quatre représentations, elle endosse une dernière fois le costume de la Comtesse dans La Dame de Pique, un rôle qui l’a déjà portée aux quatre coins du monde. Et, ce qui est encore plus étonnant, elle se présente dans une forme éblouissante. ...
Opéra pour diva

Opéra pour diva

Norma Plus que périlleuse pour la soprano dramatique, Norma est également une œuvre malaisée à mettre en scène – ne pas tomber dans le pittoresque gaulois. Un écueil est la modernisation à tout crin où s’exprime plus la mégalomanie du metteur en scène que les tourments de la prêtresse comme ce fut le cas pour la production de Guy Joosten à Amsterdam en 2005. L’autre versant est la production « à l’ancienne » ...
La Norma scandaleuse d’Amsterdam

La Norma scandaleuse d’Amsterdam

Pauvre Bellini, pauvre Hasmik Papian ! Mais comment est-il possible qu’une telle mise en scène, insulte à l’art délicat de Vincenzo Bellini, ait eu les honneurs d’une sortie en DVD ? On sait que les cantatrices capables de tenir le rôle meurtrier de Norma sont rarissimes. Hasmik Papian est actuellement l’une des seules titulaires du rôle invitée dans le monde entier. C’est donc sur son nom que ce DVD se vendra. Dans cette ...
Triste Veuve

Triste Veuve

La Veuve Joyeuse Insolite parti pris que celui du metteur en scène hollandais Guy Joosten. Alors que ce livret exhorte à la légèreté de la comédie, au pétillant du champagne, à la folle gaieté d’une aventure parisienne, Guy Joosten nous convie à une réflexion scénique dont le moins qu’on puisse dire est qu’elle n’incite pas à la franche rigolade. Décidant de s’inspirer du climat de la banqueroute annoncée de la patrie du ...
Révélations en série

Révélations en série pour un Freischütz à marquer d’une pierre blanche

Nous avions eu le plaisir d’assister à la création de cette production du Freischütz à l’Opéra de Metz, en mai 2004, au cours de l’unique et exaltante saison montée en Lorraine par Laurence Dale. Alors que tant de metteurs en scène prétextent la dimension fantastique de l’œuvre pour lui infliger les pires turpitudes scéniques, Daniele Guerra, qui ne confond jamais animation et agitation, et sait ménager des enchaînements habiles, s’attache ...
Le Barbier de Séville

Le Barbier de… l’ennui à Anvers

L’Opéra d’Anvers étant en travaux, c’est le charmant Bourlaschouwburg, petit théâtre confortable et à l’acoustique excellente qui a accueilli ce Barbier de Séville, dernière production de la saison du Vlaamse Opera. Parler d’échec en évoquant ce spectacle est un euphémisme, et nous utiliserons plutôt le mot désastre, tant cette production sur le plan scénique comme sur le plan musical s’est révélée indigne d’une maison de la réputation de l’Opéra flamand. ...
Tous au bordel !

Tous au bordel !

Der Freischütz à Liège Der Freischütz, aussi célèbre que Carmen ou Tosca dans le monde germanique, est trop rarement monté dans les pays francophones, la faute peut-être à un livret ouvertement naïf et rustique, qui représente un rude défi pour tout metteur en scène qui voudrait s’y attaquer, alors que la partition est assurément une des plus belles de tout l’opéra allemand. Coproduite par les Opéras de Leipzig et de Montpellier ...
Max tire son coup ...

Max tire son coup …

Un « Franc-tireur » iconoclaste ? La mise en scène de certains ouvrages-phares appartenant au terroir allemand, tel le chef d’oeuvre de Weber, s’avère hautement problématique. Un véritable défi attend le dramaturge à la marge de manoeuvre étroite. Deux conceptions sont possibles : l’approche panthéiste, littérale (fidèle au livret) par laquelle on tente de coller au plus près au drame romantique : la forêt, l’élément fantastique, la nature libre et sauvage. Option traditionnelle ...