Tout commence par un geste ostensible : un chevalier, tout de noir vêtu, partage en deux une femme nue. L’une, se couvrant pudiquement, s’en va en priant, l’autre, toujours nue, mime la prostituée. Non, le nouveau Tannhäuser à l’Opéra de Bonn ne se perd pas en subtilités. Dans un décors froid et sans charme, souvent mal éclairé, Klaus Weise cultive un théâtre aux images démonstratives et aux effets faciles. Vénus est ...