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Au 23e festival Toulouse les Orgues, orgue sacré ou sacré orgue ?

Festivals, La Scène, Musique d'ensemble

Toulouse. Cathédrale Saint-Étienne. 3-X-2018. Chants sacrés d’Orient et d’Occident. Ensemble Lumière d’Orient : Frédéric Tavernier-Vellas, chant et direction artistique ; Aïcha Redouanne et Habib Yammine, chant et percussions ; Jean-Christophe Candau, Jean-Etienne Lagianni, Antoine Sicot et Raphaël Robin, chant ; Paul Goussot, orgue
Église St-François de Paule des Minimes. 5-X-2018. Œuvres d’André Campra (1660-1744), Hieronymus Kapsberger (1580-1651), Stefano Bernadi (v. 1577-1637), Claudio Monteverdi (1567-1643), Giulio San Pietro del Negro (1570-1620), Francesca Rusca (1593-1676), Alessandro Grandi (1586-1630), Tarquinio Merula (1595-1665). Les Kapsber’Girls : Axelle Verner et Alice Duport-Percier, chant ; Barbara Hünninger, viole de gambe ; Albane Imbs, théorbe ; Freddy Eichelberger, orgue
Église-musée des Augustins. 6-X-2018. Montage et transcriptions d’œuvres de Franz-Joseph Haydn (1732-1809) et Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791). Yves Rechsteiner, orgue ; Henri-Charles Caget, percussions
Église Notre-Dame du Taur. 6-X-2018. Alfred Lefébure-Wély (1817-1869) : « Pour une Fête Dieu à Saint-Sulpice ». Vincent Genvrin, orgue ; Fanny Cousseau, orgue de chœur ; Ensemble Scandicus : Frédéric Terrien, ténor et direction ; Anne-Laure Touya, soprano ; Olivier Boulicot, baryton ; Éric Beillevaire, basse
Église-musée des Augustins. 7-X-2018. Johann Sebastian Bach (1685-1750) : Prélude et fugue en ré mineur BWV 549 a ; « Aus tiefer Not, schrei ich zu dir » BWV 1099 ; « Herzlich lieb hab ich dich, o Herr » BWV 1115 ; « Werde munter, mein Gemüte » BWV 118 ; Partita diverse sopra « Ach was soll ich Sünder machen ? » BWV 770 ; Capriccio in honorem Johann Christoph Bacchii BWV 993 ; Girolamo Frescobaldi (1683-1743) : Bergamasque ; Georg Böhm (1661-1733) : « Vater unser im Himmelreich » à 2 clav. et pedale ; Nicolas de Grigny (1672-1703) : Point d’orgue sur les grands jeux. Benjamin Alard, orgue
Église Notre-Dame du Taur. 12-X-2018. Julius Reubke (1834-1858) : Sonate pour piano en si bémol mineur, sonate pour orgue en ut mineur « Psaume 94 » ; Franz Liszt (1811-1886) : Orpheus ; Richard Wagner (1813-1883) : La Mort d’Isolde, transcription pour piano de Franz Liszt. Mūza Rubackyté, piano ; Olivier Vernet, orgue
Église Saint-Pierre des Chartreux. 13-X-2018. Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : sonates d’église et airs sacrés. Ensemble Aliquando, direction et violon : Stéphanie Paulet ; Charles-Étienne Marchand, violon ; Damien Ventula, violoncelle ; Hélène Le Corre, soprano ; Élisabeth Geiger, orgue
Cathédrale Saint-Étienne. 14-X-2018. Œuvres de Raymond Daveluy (1926-2016), François Morel (1926-2018), Aaron Copland (1900-1990), Charles Ives (1874-1954), Healey William (1880-1968), Victor Togni (1935-1965), Leonard Bernstein (1918-1990). Archipels, atelier vocal des Éléments, dir. Joël Suhubiette ; Gabrile Jublin, contre-ténor ; Gaëlle Thouvenin, harpe ; Thibault Buchaillet et Emilien Prodhomme, percussions ; Jean-Paul Farahat, orgue

Depuis plusieurs années qu’il assure, par des programmations surprenantes et audacieuses, la direction artistique du festival Toulouse les Orgues, l’organiste suisse a réussi son pari de rompre avec l’image de l’orgue, austère instrument d’église ne parlant qu’à une élite de spécialistes. Les Toulousains, attachés à leur festival, s’y pressent en nombre et l’on vient de loin pour entendre les fameux instruments toulousains touchés par les plus grands dans des programmations originales et astucieuses.

Parodiant le bon mot de Rossini quant à sa Petite Messe Solennelle, le thème de cette année joue sur le sens du mot « sacré » : orgue sacré ou sacré orgue ? Pendant des siècles, la musique d’église était à la mode de son temps et les compositeurs écrivaient aussi bien pour l’église, pour la chambre que pour l’opéra. Et ajoute que sous Louis XIV ou Napoléon III, il n’était pas question de s’ennuyer à l’église. Mais l’orgue dépasse son rôle liturgique et cet outil musical inspire aujourd’hui des organistes et des créateurs venus d’horizons artistiques et musicaux extrêmement variés.

L’Amour divin selon les trois monothéismes
En milieu de semaine, le concert d’ouverture remplit la nef gothique de la cathédrale Saint-Étienne avec un voyage dans l’espace et le temps. Le programme propose une mise en perspective des chants sacrés d’Orient et d’Occident, des traditions séfarade et soufie en passant par les traditions byzantine et grégorienne jusqu’aux polyphonies romanes et corses, le tout ponctué par des improvisations de au grand orgue. Suspendu en nid d’hirondelle, l’instrument construit par le facteur Antoine Lefèvbre en 1612 a conservé son buffet d’origine avec une restauration par Aristide Cavaillé-Coll en 1849, puis une reconstruction par Alfred Kern en 1976, lequel a réemployé des éléments anciens. C’est l’orgue le plus ancien de Toulouse. Formé lui-même par des musiciens de traditions différentes, l’ensemble vocal Lumière d’Orient établit pendant plus de deux heures un dialogue entre les traditions musicales des trois grandes religions monothéistes, plongeant parfois jusqu’à la nuit des temps, avec par exemple l’invocation multi millénaire Chemá Israël. Cette succession de styles monodiques qui se répondent, parfois confrontée à quelques polyphonies médiévales, créée une certaine austérité tandis que l’orgue de pose des respirations polyphoniques bienvenues. Sur un mode soufi qui nous est moins familier, Aïcha Redouane et développent de fines subtilités vocales et expressives. Avec une grande pureté vocale, plonge aux sources de la tradition judaïque et le quatuor formé par , Jean-Étienne Langianni, Antoine Sicot et , des piliers fondateurs de l’ensemble Organum, approfondit la polyphonie romane. Avec une qualité d’écoute exceptionnelle, le public a vivement apprécié cette prestation d’une forte densité.

Au jardin des de¦ülices -® Alexandre OllierMusique pour le Cantique des Cantiques
Deux jours plus tard, c’est autour de l’orgue de style baroque méridional, construit par Pierre Vialle et relevé par Jean Daldosso dans l’église Saint-François de Paule des Minimes, que les Kapsber’girls nous invitaient au Jardin des délices. Dans une ambiance feutrée où l’église était éclairée à la bougie, elles avaient concocté un programme de cantates et motets baroques de France, d’Allemagne et d’Italie autour du Cantique des Cantiques, ce livre surprenant de l’Ancien Testament attribué au roi Salomon, dans lequel la spiritualité rejoint la sensualité. Soutenues par le fin continuo de la viole de gambe de Barbara Hünninger et du théorbe d’Albane Imbs, la soprano et mêlent leurs voix dans des dessus vertigineux au service d’une poésie sensuelle et d’une musique suave. Au Cari Zephiri Volate de Campra, répondent le Nigra sum sed formosa de Kapsberger, le Dilectus meus, Sacri Affetti de et le Quam pulchra es de Monteverdi, suivis d’autres délicieuses et brèves cantates et motets du premier baroque. À l’orgue, qui présente des trompettes en chamade à la façon hispanique, les improvisations de Freddy Eichelberger alternent les styles baroque et contemporain.

Sourires espiègles pour Haydn et Mozart

Le lendemain, avec son complice Henri-Charles Gaget aux percussions, Yves Rechsteiner imagine une « symphonie pour des temps révolutionnaires » à l’orgue Arhendt de l’église-musée des Augustins, à partir d’œuvres de Haydn et Mozart. Un programme réjouissant qui nous fait goûter d’une autre façon des œuvres bien connues. Il ne s’agit nullement de détournement, mais d’un jeu et d’un habillage sans surcharge ni mauvais goût où l’on retrouve avec les percussions multiples l’esprit de la Symphonies des jouets de Léopold Mozart. Débutant par l’incipit de la Symphonie N° 103 « Roulement de timbales », assorti de l’andante de la Symphonie N° 94 « La Surprise » de Haydn, puis composant une sonate imaginaire avec divers mouvements de célèbres symphonies « à titre » du compositeur viennois, Yves Rechsteiner utilise son talent d’arrangeur pour un exercice ludique des plus plaisants. De Mozart, on apprécie vivement les Variations sur La ci darem la mano à l’instar de Beethoven et de Chopin, puis une suite de différents mouvements de sonates dans laquelle le fameux Rondo alla turca ne pouvait échapper à ce traitement, tandis que la Fantaisie en do mineur K 475 ajoute une note plus grave à ce joyeux divertissement d’un bonheur total. Ils ont enregistré ce programme à l’orgue Kuhn de la cathédrale de Berne et le disque vient de paraître (Paraty 108175).

Sacré Lefébure !
La fantaisie est toujours de mise le même soir autour de l’orgue Puget de Notre-Dame du Taur avec un programme consacré à , l’organiste de Saint-Sulpice sous le Second Empire. Spécialiste de cette période, a reconstitué un office de la Fête-Dieu où l’orgue alterne avec le chœur pour l’ordinaire de la Messe de Dumont, dite du deuxième ton, que Lefébure-Wély a mis en contrepoint simple en 1868. Accompagné à l’orgue de chœur par Fanny Cousseau, l’ensemble Scandicus chante les versets, avec une prononciation du latin à la française héritée de l’ère baroque, que l’orgue commente ensuite dans ce style inimitable qui fait souvent penser à l’opéra ou au concert. Fidèle aux pratiques des siècles précédents, et avant les réformes de la fin du XIXe siècle qui ont établi des limites beaucoup plus marquées entre sacré et profane, Lefébure-Wély compose selon le même style pour l’église, le salon, l’opéra ou le concert. Certaines pièces semblent même provenir d’un orgue de foire ou de barbarie, alors qu’elles sont antérieures à ces instruments qui se sont en fait inspirés de Lefébure. Le Magnificat royal alterné adopte un ton solennel et triomphal, qui n’exclut pas un côté spirituel et la sortie en mi bémol majeur ressemble fort à un rythme de polka.

Benjamin Alard -® Alexandre OllierLa figure tutélaire de J.S. Bach

Comment un festival autour de l’orgue pourrait-il se passer de ? C’est évidemment impossible à tel point que, complet depuis plusieurs jours, le récital de à l’orgue Arhendt des Augustins a été doublé dans la soirée. On se souvient des deux récitals Bach du jeune organiste de Saint-Louis en l’Isle sur ce même instrument, lors de l’intégrale conjointe entre Toulouse et Paris en janvier et février 2010. Il s’agit là de revenir aux fondamentaux du choral luthérien en explorant comment le jeune héritier a appris de ses pères et s’inspire de Böhm et Buxtehude, comme de Frescobaldi et Grigny. Afin de démontrer la fonction liturgique du choral, le Chœur Baroque de Toulouse, dirigé par Michel Brun, entonne plusieurs d’entre eux avant le commentaire organistique, dont le célèbre Vater unser im Himmelreich de Luther, repris sans cesse après lui, ici par Georg Böhm, que Bach a connu lorsqu’il était choriste à Lünebourg. Trois chorals (BWV 1099, 1115 et 1118) proviennent d’une collection découverte dans les trente dernières années à l’université de Yale aux États-Unis. À la façon des Cantates sans filet, qu’il mène avec un égal succès tous les deux mois, le Chœur Baroque de Toulouse entonne le BWV 1118 Werde Munter, meine Gemüte, en spatialisation en divers points de la nef et en faisant chanter le public.

montre également le goût du jeune Sebastian pour des musiques étrangères à l’Allemagne de son temps comme cette joyeuse Bergamasque de Frescobaldi et l’impressionnant Point d’orgue sur les grands jeux de Nicolas de Grigny. On apprécie la simplicité et la pureté vocale du choral luthérien, ainsi que le choix de registrations et la fluidité du jeu de Benjamin Alard, qui s’exprime à merveille dans la Partita diverse sopra « Ach was soll ich Sünder machen? » BWV 770. Et puis c’est un bonheur que d’entendre le plus rare Capriccio in honorem Johan Christoph Bachii BWV 993, soit le Caprice sur le départ du frère aimé. Ce lamento d’un Sébastien de 15 ans s’anime au gré de la narration pour finir avec l’appel du cor de postillon et un départ presque glorieux.

Muza Rubackyte¦ü Olivier Vernet Reubke -® A OllierDeux chefs-d’œuvre de l’éphémère Reubke
À la fin de la semaine suivante, le festival accueille à Notre-Dame du Taur la pianiste Mūza Rubackyté et l’organiste pour une soirée romantique avec , un de ces compositeurs visionnaires, météores de l’histoire de la musique à l’instar de Guillaume Lekeu, Rudi Stephan ou Lili Boulanger, fauchés trop tôt par le destin. Ce jeune compositeur, mort de la tuberculose à 24 ans, a pu étudier deux ans avec Liszt à Weimar, le temps d’une très brève mais miraculeuse période créatrice où naquirent deux chefs-d’œuvre, la Sonate pour piano et la Sonate pour orgue, toutes deux d’un unique et vaste mouvement, à l’image de la Sonate en si mineur de Liszt, également d’une grande force dramatique et d’une évidente dimension métaphysique. Monumentale et virtuose, la rare Sonate pour piano convient comme un gant au tempérament fougueux de Mūza Rubackyté, qui en donne une interprétation furieuse et enflammée sur un grand Steinway de concert installé dans le chœur. Ce bloc d’une demi-heure s’organise toutefois en trois sous-sections : Allegro maestoso, Andante Sostenuto et Allegro assai. L’influence de Liszt est perceptible tout au long de l’œuvre avec quelques accents wagnériens dans la partie Andante. Dans une urgence inquiète, les rythmes s’entrechoquent et le chant pousse jusqu’au cri. C’est une inexorable course à l’abîme.

Plus connue, la Sonate pour orgue est l’un des grands morceaux de bravoure pour les organistes adeptes du répertoire symphonique. Il en existe pas moins de cent-cinquante enregistrements. Composée pour l’orgue de Mersebourg, dont elle profitait des avancées techniques, elle est à la fois mystique, âpre et sauvage. En une performance impressionnante, en restitue toute la profonde noirceur, poussant l’orgue Puget essoufflé au bout de ses possibilités. Cet instrument essentiel de la collection toulousaine aurait besoin d’une restauration urgente. Pour encadrer ces deux monuments, a joué le poème symphonique Orpheus de Liszt dans la transcription pour orgue de Jean Guillou, une belle méditation romantique, tandis que Mūza Rubackyté a ravi le public avec La mort d’Isolde de Wagner dans la transcription de Liszt. Mūza Rubackyté et Olivier Vernet ont enregistré ces deux sonates en 2016.

Mozart Sonates d'e¦üglise -® Alexandre Ollier-5Wolfgang à la chapelle
Le lendemain soir, la violoniste animait son ensemble Aliquando à la tribune du grand orgue Delaunay-Micot-Grenzing de Saint-Pierre des Chartreux dans un judicieux programme salzbourgeois dédié au jeune Mozart autour de ces petits bijoux peu connus que sont les Sonates d’église, pour un concert à guichet fermé. On sait la détestation que Wolfgang vouait à son employeur le prince archevêque de Salzbourg Hieronymus von Colloredo et comme il se sentait corseté dans les strictes conceptions liturgiques du prélat. Pour autant, ses œuvres sacrées de cette période présentent une simplicité et une beauté de lignes avec une générosité de ton qui parlent au cœur. Un quatuor inhabituel composé de deux violons ( et Charles-Étienne Marchand), un violoncelle () et l’orgue (Elisabeth Geiger) décline un subtil montage de mouvements de diverses sonates d’église, dont le fameux Adagio en do majeur KV617 pour Glasharmonica, avec une fine transposition de l’Adagio et du Rondo du Quatuor à cordes KV 285 en ré majeur et quelques fantaisies dites Galimathias. Entre les pièces instrumentales, la soprano chante quelques extraits de la production sacrée de Mozart, considérée comme mineure mais de toute beauté. C’est ainsi que l’on se délecte de l’Ora pro nobis du Regina Coeli KV 108, de l’aria de l’Ergo interest KV 143, de deux airs allemands Kommet her Ihr frechen Sünden KV146, puis Betracht die Herz de la Grabmusik KV42 pour finir en apothéose avec l’exigeant et aérien motet Exultate jubilate où l’orgue se fait orchestral.

Le chant sacré des Amériques
Enfin, comme pour l’ouverture, la nef gothique de la cathédrale Saint-Étienne accueille le concert de clôture le dimanche après-midi avec le Chœur Archipels atelier vocal des Éléments et l’organiste canadien John Paul Farahat pour un programme de musique sacrée de l’autre côté de l’Atlantique. Les Four motets en langue anglaise d’Aaron Copland ont été composés à Paris en 1921 alors qu’il étudiait au Conservatoire Américain de Fontainebleau avec Nadia Boulanger. On y retrouve une influence de Moussorgsky, admiré du compositeur, ainsi que de Gabriel Fauré. La direction extrêmement précise de souligne une écriture ciselée. Le Psalm 90 de constitue le chef d’œuvre de sa musique chorale. Sur la fragilité de l’homme et la fuite du temps, il occupa le compositeur pendant une trentaine d’années, de 1894 à 1924. Le chœur est accompagné par l’orgue, des percussions et une harpe exprimant des affects de souffrance et d’angoisse pour s’achever dans l’espérance et la paix intérieure. Avec les pièces d’orgue Christe redemptor omnium de Healey William et la Première toccata improvisée sur Ite missa est de Victor Togni, on note une volonté des compositeurs d’église américains de se raccrocher à la tradition grégorienne européenne.

Le centenaire de la naissance de Leonard Berstein est célébré avec ses Chichester Psalms, commandés par le doyen de la cathédrale de Chichester et créés à New-York en 1965. Ils précèdent de quelques années le monumental Kaddish de la 3e Symphonie où l’on retrouve le même traitement symphonique et choral sur des psaumes chantés en hébreu. Chacun des trois mouvements est composé de deux psaumes (108 et 100, 23 et 131, 131 et 133). Avec la déclamation scandée des textes hébraïques, les effets rythmiques et percussifs, le premier et le troisième mouvement présentent une théâtralité certaine. La partie soliste du deuxième mouvement est confiée à un contre-ténor, , superbe, pour une tendre mélodie accompagnée à la harpe sur le psaume 23 (« Le Seigneur est mon berger »). Sous la direction millimétrée de , le Chœur Archipels donne une interprétation engagée, puissante et enthousiaste de ces œuvres qui nous sont peu familières.

Crédits photographiques : © Alexandre Ollier

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