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Un délicieux Songe d’une nuit d’été à l’Opéra Bastille

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Opéra Bastille, Paris. 18-VI-22. Ballet de l’Opéra national de Paris : Le Song d’une nuit d’été. D’après William Shakespeare, A Midsummer Night’s Dream. Musique : Felix Mendelssohn-Bartholdy. Chorégraphie : George Balanchine. 
Direction musicale : Andrea Quinn. Chef des Choeurs : Alessandro Di Stefano. Décors : Christian Lacroix. Costumes : Christian Lacroix. Lumières : Jennifer Tipton.

Les Étoiles, les Premiers Danseurs et le Corps de Ballet de l’Opéra
avec la participation des élèves de l’École de Danse
Orchestre et Choeurs de l’Opéra national de Paris

Titania : Ludmila Pagliero. Oberon : Paul Marque : Hippolyta : Héloïse Bourdon. Thésée : Yannick Bittencourt. Helena : Laura Hecquet. Hermia : Hannah O’Neill. Lysandre : Pablo Legasa. Demetrius : Audric Bézard. Chevalier de Titania : Florian Magnenet. Divertissement : Myriam Ould-Braham et Germain Louvet. Puck : Andrea Sarri. Papillon : Silvia Saint-Martin.


Cinq ans après son entrée au répertoire du Ballet de l’Opéra de Paris, Le Songe d’une nuit d’été de , avec des décors et des costumes de , figure au rang des nouveaux classiques de la compagnie.

Créée en 1962 par le New York City Ballet, Le Songe d’une nuit d’été est entré au répertoire du Ballet de l’Opéra de Paris en 2017 avec une nouvelle production, décors et costumes de . Elle revient à l’Opéra Bastille pour une nouvelle série de représentations, avec une pléiade d’étoiles.

Pour cette adaptation de la pièce de William Shakespeare, avait choisi un ensemble de musiques de , dont les deux opus éponymes de 1829 et 1843. Sous la direction volubile et sportive d’Andrea Quinn, cheffe spécialisée dans le ballet, ancienne directrice musicale du Royal Ballet, l’orchestre et les chœurs de l’Opéra de Paris s’épanouissent dans ce répertoire symphonique.

Se souvenant à la fois des différentes pièces de Shakespeare qu’il a mis en mouvement et des ballets qu’il dansa en Russie au début de sa carrière, Balanchine raconte dans ce divertissement plein de charme les chassés-croisés amoureux d’innocents mortels, orchestrés par les elfes et les fées d’une forêt enchantée, sur laquelle règnent Obéron et sa reine Titania. Les désordres de la magie une fois dissipés, tout rentre dans l’ordre et s’achève par un triple mariage, clou du deuxième acte, sur la célèbre marche nuptiale de Mendelssohn.

Au royaume d’Oberon et Titania, la reine des fées, le charme opère dès la première seconde pour le spectateur. Dans la forêt enchantée où ils règnent en maîtres, disparaissant aux yeux des mortels, le désordre est semé par le facétieux Puck, dansé lors de la Première par . Il lance des sortilèges à l’aide d’une fleur magique, provoquant quiproquo et couples contre nature. Pendant ce temps, Titania rayonne dans son palais fleuri, au milieu de ses suivantes en mousseline rose.

Du côté de la chorégraphie, le classicisme assumé du Balanchine des années 60 n’empêche pas quelques expérimentations formelles, dont s’acquitte avec une grâce infinie. , en Obéron, est un roi soleil, doré et orgueilleux. Impeccable, surtout dans sa petite batterie et ses sauts, le danseur étoile brille de mille feux. Les deux couples dont Puck contrarie les amours sont formés de Laura Héquet, , Audric Bézard et . Personnages shakespeariens, ils sont mus par des passions contraires, parfaitement incarnés par , la colérique et , la charmeuse. Ces personnages de mortels forment un contrepoint dramaturgique et chorégraphique intéressant aux divertissements féériques et aux facéties du faune Puck.

Changement de décor au deuxième acte, qui nous transporte dans un palais classique. On retrouve le style brillant de Balanchine dans cette fête de mariage parfaitement ordonnancée, où s’avancent les deux couples de mortels, ainsi que Thésée, dansé par Yannick Bittencourt et Hippolyte, incarnée par Héloïse Bourdon, un peu raide dans le rôle. Dans le divertissement, qui forme le coeur de ce deuxième acte, Myriam Ould Braham est la délicatesse même, sûre de ses équilibres et de ses appuis, soutenue avec précision par .

Le ballet, un désormais classique parfaitement adapté pour tous les publics, se termine par une sarabande shakespearienne, dans laquelle les élèves de l’école de danse de l’Opéra de Paris, sollicités à plusieurs reprises dans le ballet, deviennent des lucioles. Entre féérie et classicisme, fantaisie et brio, une magnifique soirée qui fait miroiter plusieurs facettes du Ballet de l’Opéra de Paris.

Crédits photographiques : © Agathe Poupeney / Opéra national de Paris

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Opéra Bastille, Paris. 18-VI-22. Ballet de l’Opéra national de Paris : Le Song d’une nuit d’été. D’après William Shakespeare, A Midsummer Night’s Dream. Musique : Felix Mendelssohn-Bartholdy. Chorégraphie : George Balanchine. 
Direction musicale : Andrea Quinn. Chef des Choeurs : Alessandro Di Stefano. Décors : Christian Lacroix. Costumes : Christian Lacroix. Lumières : Jennifer Tipton.

Les Étoiles, les Premiers Danseurs et le Corps de Ballet de l’Opéra
avec la participation des élèves de l’École de Danse
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Titania : Ludmila Pagliero. Oberon : Paul Marque : Hippolyta : Héloïse Bourdon. Thésée : Yannick Bittencourt. Helena : Laura Hecquet. Hermia : Hannah O’Neill. Lysandre : Pablo Legasa. Demetrius : Audric Bézard. Chevalier de Titania : Florian Magnenet. Divertissement : Myriam Ould-Braham et Germain Louvet. Puck : Andrea Sarri. Papillon : Silvia Saint-Martin.


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