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Le flamenco modeste et mystique de Maria del Mar Suarez

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Paris. Théâtre du Rond-Point. 3-XI-26. Maria del Mar Suarez, La Chachi : Los Inescalables Alpes, buscando a Currito. Conception, mise en scène, performance : María del Mar Suárez, La Chachi. Chant : Lola Dolores. Guitare : Francisco Martín. Percussions : Isaac García. Lumière : Azael Ferrer. Son et coordination technique : Pablo Contreras. Texte : Cristiàn Alcaraz. Regard extérieur : Alberto Cortés. Costumes : Nantú. Design vidéo : 99páginas/Tandem759.

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Dans Los Inescalables Alpes, buscando a Currito, la flamenca se met en transe à la recherche de l’amour, au Théâtre du Rond-Point. Un pèlerinage fantasmé et musical qui emprunte à différents registres de la scène.

Avec son habit jaune de torera et son chignon haut perché, , chorégraphe andalouse également appelée La Chachi, pratique un flamenco intense et expressif. D’abord discret, avec à peine quelques mouvements esquissés dans la pénombre, elle danse à genoux ou à quatre pattes, des épaules, des bras, ou du dos que l’on découvre tatoué d’une colonne vertébrale.

Lorsqu’elle se met debout sur ses pieds, elle se tourne progressivement vers la lumière qui devient plus forte, plus aveuglante. Ses cheveux détachés et ses talons équipés de micro HF battent furieusement l’air, avant qu’elle ne s’attaque au rideau noir de fond de scène comme on l’a vu aussi faire chez Rocio Molina.

Rocio, c’est précisément le prénom martelé par la cantora Lola Dolores et les deux musiciens qui l’accompagnent au plateau, Francisco Martín à la guitare et Isaac García aux percussions, dans une lancinante prière à « Rocío, Señora » que l’on chante en hommage à la Vierge de Rocío lors du plus important pèlerinage d’Espagne qui qui rassemble chaque année à la Pentecôte près d’un million de fidèles dans le petit village d’El Rocío, en Andalousie. Exubérante, imprévisible, la danseuse se livre alors tout entière, s’approchant d’un état de transe, improvisant ses taceones jusqu’à l’épuisement et bousculant ses musiciens qui restent impassibles.

Los inescalables Alpes, buscando a Currito est un pèlerinage démesuré en temps réel vers la lumière de la Vierge de Rocío, selon la tradition andalouse de la romería. Dans ce pèlerinage fascinant, le corps de la danseuse ne s’arrête pas, il joue avec la fatigue, jusqu’à perdre la raison. Mais ne parvient pas, malgré ses efforts surhumains, à obtenir satisfaction auprès de la Vierge. Alors, comme une enfant capricieuse et colérique, elle reste seule en scène avec des talons et un corps qui rosissent dans une ultime tentative d’attirer l’attention.

Crédits photographiques : © Tandem 574

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Paris. Théâtre du Rond-Point. 3-XI-26. Maria del Mar Suarez, La Chachi : Los Inescalables Alpes, buscando a Currito. Conception, mise en scène, performance : María del Mar Suárez, La Chachi. Chant : Lola Dolores. Guitare : Francisco Martín. Percussions : Isaac García. Lumière : Azael Ferrer. Son et coordination technique : Pablo Contreras. Texte : Cristiàn Alcaraz. Regard extérieur : Alberto Cortés. Costumes : Nantú. Design vidéo : 99páginas/Tandem759.

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